Janvier 2015 - 2ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

Prions ce jour avec la :

Vénérable Marthe Robin

Mystique

marthe robinNotre Père qui es aux Cieux, 

Qu’aujourd’hui et chaque jour votre Nom soit sanctifié par moi et par tous,
Que votre règne d’amour s’étende dans mon âme et dans toutes les âmes.
Que votre volonté soit faite en moi, dans ma famille, dans notre paroisse,
dans toute la France et sur toute la terre, comme elle est faite dans le Ciel.
Que la Foi domine et gouverne toute notre vie.
Très Puissant Jésus, faites que je vous connaisse toujours
et toujours davantage pour mieux aimer encore… pour aimer sans mesure.

1. La Famille

 

« Marthe Robin naît le 13 mars 1902, à Châteauneuf-de-Galaure dans la Drôme. Ses parents, qui auront six enfants, sont de modestes paysans. A 16 ans, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Pendant dix ans, espoirs de guérison et rechutes désespérantes se succèdent. En 1927, elle est totalement immobilisée, sans perspective d’avenir.

A 26 ans, sa vie bascule.

Elle comprend que ses souffrances, vécues avec Dieu et offertes, peuvent être fécondes. Désormais, sa vie spirituelle se déroule non pas à côté de la maladie mais dans la maladie. Son existence prend un nouveau sens. La vie mystique de Marthe devient si grande qu’elle est associée aux souffrances du Christ dans sa Passion et la revit dans sa propre chair. Elle puise dans la prière, dans la communion eucharistique et dans une intense union à Dieu une force inexplicable et un rayonnement qui attirent ceux qui l’approchent. Elle est une femme profondément humaine, accueillante avec chacun. Elle ne laisse rien transparaître de sa souffrance, priant et offrant pour les intentions connues et secrètes qui lui sont confiées. […]

Alors qu’elle revit dans sa chair la Passion du Christ le vendredi, « sa prière, alors qu’elle est unie à Jésus dans sa Passion, est bouleversante, véritable hymne d’amour et de bénédictions : « Bénissez mes parents. Bénissez mon papa, bénissez ma maman, bénissez mon frère… Bénissez mes sœurs… bénissez tous leurs enfants… Bénissez la France, ma patrie… Bénissez ma paroisse que j’aime tant […] que votre volonté soit faite… qu’elle s’accomplisse surtout dans les âmes… » »[i].

Par votre intercession, Marthe, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

2. La Fécondité

« Elle est grande, notre vie ! Elle est belle ! »

Marthe Robin, le 22 février 1930 : 

« Je voudrais être partout à la fois pour dire et redire au monde combien le Bon Dieu est bon, combien Il aime les hommes et se montre pour tous tendre et compatissant. A quel point Il est Père, et Père plein de bontés et de miséricorde. Que rien n’est plus facile que de le réjouir et de le satisfaire… Que rien n’est plus doux que de l’aimer, que rien n’est plus facile non plus, puisque même nos plus petites actions faites par amour suffisent pour charmer son Cœur. Je voudrais pouvoir dire à tous ceux qui, ayant le cœur droit, cherchent partout un introuvable bonheur, que le secret pour être toujours heureux, oui malgré toutes les souffrances et les adversités, se trouve caché dans l’Evangile, qu’il suffit de le chercher, que c’est là que leur sera révélé le grand commandement de l’amour, en même temps que la manière de le pratiquer, puisque c’est par la méditation du Texte sacré qu’ils apprendront à connaître et à aimer Celui dont la connaissance et l’amour suffisent – et bien au-delà – à satisfaire les plus brillants génies et à rassasier les cœurs les plus affamés de bonheur. »[i]Propos de Marthe recueillis dans L’Alouette, Revue des Foyers de Charité, n°286, déc. 2014, p.8

« La vie de Marthe est un hymne à la joie alors même que son existence est enveloppée d’épreuves et de souffrances… Les personnes qui venaient la rencontrer étaient souvent frappées par la joie et la sérénité qui l’habitaient. Son rire frais, en cascade, résonnait parfois dans sa petite chambre. Vécues en Dieu, offertes dans l’amour, les épreuves ne sont pas un obstacle à la joie. La souffrance n’est pas forcément une impasse »[ii].

« l’Eglise reconnaît aujourd’hui officiellement l’héroïcité de ses vertus. Le culte doit encore rester discret jusqu’à la béatification ; mais dès maintenant l’Eglise reconnaît qu’elle a vécu, et de façon exceptionnelle, héroïque, toutes les dimensions de son Baptême. Elle devient ainsi publiquement le témoignage d’une chrétienne accueillant tout ce que les Personnes divines lui donnent, pour qu’elle-même donne tout et se donne à tous ceux qui viennent à elle »[iii]Père B. Michon, En route vers la béatification in L’Alouette, Revue des Foyers de Charité, n°286, déc. 2014, p.7.

« D’autre part, l’un des grands fruits de Marthe est sans doute la création des « foyers de charité constitués de 78 communautés implantées dans le monde entier. Les Foyers de Charité sont une Œuvre catholique internationale qui participe à la nouvelle évangélisation par la prédication de retraites spirituelles de formation chrétienne, ouvertes à tous, croyants ou non. Nés en 1936 sous l’impulsion de Marthe Robin et du Père Finet, l’Œuvre est maintenant répartie dans une quarantaine de pays. Les Foyers de Charité regroupent des baptisés, hommes et femmes vivant en communauté, réunis autour d’un prêtre, le père du Foyer, témoin de la paternité de Dieu. Répondant à l’appel de Dieu, les membres du Foyer de Charité s’engagent à vie pour l’annonce de l’Evangile et partagent une vie de famille, de prière et de travail liée à l’accueil des retraitants »[iv]De toutes les nations, in L’Alouette, Revue des Foyers de Charité, n°286, déc. 2014, p.36

Par votre exemple, Marthe, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

3. La Confiance en Dieu

 

« Jésus se fait l’ange consolateur de toutes les âmes. Il les éclaire, les fortifie quand le danger les menace, au plus fort de la lutte, modérant les coups, tempérant le flot des tribulations et des adversités. »

« Apprendre à accomplir ce qui est bon pour nous et pour les autres, choisir le bonheur, c’est le combat de toute une vie. Marthe Robin, comme tout chrétien, a vécu cette lutte contre l’adversité et le malheur. Mais son désir d’appartenir totalement au Christ et de proclamer Son Amour aux hommes fait d’elle un adversaire particulier pour le démon. Sûre de la victoire du Seigneur, Marthe témoignage inlassablement de sa confiance en Lui »[ii]. « Marthe se sait profondément aimée du Seigneur. Elle le croit, envers et contre tout, malgré la progression de sa maladie : il ne l’abandonnera jamais. C’est le fondement de sa joie :

« Jésus est tout à moi et je suis toute à lui. […] Il est ma joie… Il est mon ciel… Il est toute la félicité de ma vie ! Je l’aime trop pour qu’Il m’abandonne » dit-elle en 1931.

Comme saint Paul, Marthe a la certitude que rien, aucun événement, ni même sa maladie, ne pourront la séparer de l’amour de Dieu. La force du Seigneur se déploie dans sa faiblesse. Son réflexe est la confiance :

« A mesure que […] les souffrances s’accentuent et se compliquent, je sens ma confiance devenir plus ardente. Jésus, oui, Jésus seul est ma douce et invariable espérance […]. Rien ne peut me séparer de son amour. »

Il n’y a pas de joie à vivre pour soi, refermé sur soi-même… La joie vient du don de soi. Or, Marthe réalise que même en étant malade et grabataire, elle peut beaucoup donner. […]
Ainsi, pour rayonner faire sa joie et sa paix autour d’elle, Marthe choisit de rester discrète sur les maux dont elle souffre presque constamment :

« Je m’entends de mieux en mieux à dissimuler […] tout ce qui peut rappeler que je suis malade, et à taire les maux dont je souffre constamment et desquels je ne parle que très peu. Je veux que tout autour de moi et en moi rayonne l’harmonie, le saint contentement, la joie et l’immense bonté de cœur. »[i]

Par votre intercession, Marthe, que nos craintes soit balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

4. La Foi

 

« On ne devient pas saint par copie des saints, on devient saint par l’union à Jésus »

« Cette vie intérieure, la véritable vie, nous devons la cultiver et l’augmenter sans fin, en cultivant et en augmentant en nous la grande vie de la foi et de l’amour »

« La paralysie progressive de ses voies digestives empêche Marthe de manger et de boire. Pourtant, elle ne meurt pas. Chaque semaine, seule l’hostie qu’elle reçoit peut être avalée. La Communion devient son unique nourriture. Elle puise sa force dans l’Eucharistie : « Jésus, c’est lui qui me nourrit. » Dans l’existence de Marthe, les paroles de Jésus dans l’Évangile sont devenues une réalité : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. St Jean, VI, 35 »[i].

« Au cœur de l’épreuve, Marthe sait que le Christ est toujours avec elle, même lorsqu’elle souffre : « Ma vie est une croix, mais une croix d’amour… une croix de délices, puisque souffrir avec Jésus n’est déjà plus souffrir. » Elle sait surtout qu’avec Lui, la souffrance peut être transfigurée : « Toutes nos douleurs, Jésus les partage. Toutes nos croix, il veut les fleurir. »

En contemplant Jésus souffrant pour nous, Marthe a trouvé le lien qui relie la souffrance à l’amour : « Jésus est le livre vivant du chrétien. On a tellement à apprendre de Jésus au Calvaire, de Jésus en croix, de Jésus prisonnier d’amour ! C’est lui mon livre unique ; c’est lui qui m’a appris l’art divin de souffrir. »

Marthe ne glorifie pas la souffrance, mais elle la prend à bras le corps, car elle sait que si elle la donne à Jésus, si elle l’unit à celle de Jésus souffrant pour nous, sa propre souffrance devient alors utile, féconde, car Jésus reçoit tout de Son Père, de Lui vient la puissance qui régénère.

« Ô Jésus, Jésus, je vous aime ! Je suis heureuse dans toutes mes souffrances. Toutes mes épreuves, mes afflictions, mes peines, mes chagrins, je les offre à Dieu […] afin que toutes […] servent à répandre sur les âmes les trésors infinis de vérité, de grâces et de miséricordes cachées dans le Sein de Dieu. » »[ii].

Par votre intercession, Marthe, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

« Je connais maintenant la joie la plus pure, la plus douce que l’on puisse connaître : celle de vivre pour les autres et pour leur bonheur»

« Jusqu’à sa mort, le 6 février 1981, Marthe Robin reçoit plus de 100.000 personnes dans sa petite chambre de la ferme familiale de « La Plaine », plongée dans l’obscurité pour protéger ses yeux du moindre rayon de lumière. Marthe soutient chacun par sa foi, son accueil, son offrande, sa compassion. Plus de 7 000 personnes assistent à ses funérailles, signe de la fécondité de cette vie, donnée à tous.

Les pieds sur terre, pourvue de bon sens, d’humour et d’intelligence des choses, Marthe savait poser les bonnes questions. Au long des années, elle a travaillé sans relâche pour le renouveau de l’Église encourageant le jaillissement de communautés nouvelles et de nombreuses vocations »[i].

« Toute la vie de Marthe Robin a été une expérience d’amour. Marthe s’est laissée rejoindre par l’amour. Un amour qu’elle n’a pas produit, mais qu’elle a reçu de Dieu même, un amour prévenant et qui donne la vie. Elle a ainsi fait l’expérience de l’amour du Christ comme ami, comme frère, comme époux, reçu dans l’Eucharistie. En elle, Dieu s’est rendu proche en Jésus-Christ. Par cette expérience, elle dément complètement l’idée que Dieu est loin des hommes, qu’il est indifférent ou dangereux.

Elle a goûté l’infini Amour du Père. Dans un monde souvent sans paternité, elle a vécu de manière incroyable l’affection de Dieu comme Père. […] Elle a également compté sur de la tendre présence de Marie. Marthe a eu avec la Vierge une relation d’une intensité, d’une simplicité et d’une continuité rares. La Vierge s’est vraiment conduite avec elle comme une Mère, bonne, compréhensive, agissante et prévenante.

La vie de Marthe a ainsi baigné dans l’amour, c’est-à-dire dans une présence constante de l’Esprit-Saint. La vie de relation avec Dieu doit passer de la crainte à l’amour, de l’éloignement à la proximité. Pour cela, notre propre effort est nécessaire ; Dieu nous mène ensuite beaucoup plus loin. »[ii].

Par votre intercession, Marthe, nous confions nos amis, frères et sœurs et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Un Père ne peut oublier son enfant, un Sauveur ne peut laisser perdre le prix de son sang »,

« Marthe a une belle et positive vision du monde et de la vie. Son Espérance est fondée en Dieu. Sa propre expérience et l’accueil de ceux qui venaient la rencontrer témoignent de la grandeur et de la dignité de chaque Homme, quelles que soient son existence, ses fragilités, ses limites. Chaque vie est un cadeau. Elle sait combien l’être humain a du prix aux yeux de Dieu : tout homme est enfant de Dieu, et Jésus a versé son sang pour chacun »[i].

Par votre intercession, Marthe, nous vous confions toutes les lois et pratiques qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Ce ne sont pas mes conseils qui vous aideront, c’est ma prière. S’il y avait quelque chose de meilleur que la prière, Notre-Seigneur nous l’aurait enseigné ! »

Marthe Robin, le 28 mars 1930 :

« Dans mon oraison ce matin, j’ai longuement demandé à Dieu que tout ce qui pouvait encore me rester de vie pût être employé utilement. D’abord, l’humeur peut se refléter sur tous les alentours en bien ou en mal ; puis, on peut donner son cœur, son âme, sa sympathie. Une chose reste toujours, elle est à la portée de chacun: la joie des autres… Donner un peu de calme, de courage, d’espoir, provoquer un sourire, tout cela est un doux travail et il n’est pas nécessaire d’être debout, ni en santé pour le faire. Au contraire, rien ne comprend mieux qu’une grande douleur. Puis reste la prière. La liste des bénédictions, des grâces à demander pour tous ceux qu’on aime est si longue ! Il y a tant de pauvres cœurs brisés par les difficultés, les soucis et surtout par les amertumes de la vie, tant de malades comme moi qui passent par les mêmes tourments physiques et moraux, tant de malheureux qui ne connaissent et n’aiment pas le Bon Dieu. Ma seule grande douleur, que je ne pouvais vaincre, était de ne pouvoir rien faire pour toutes les âmes souffrantes, pour tous ceux qui vivent loin de Dieu et vers lesquels mon cœur s’élance chaque jour. Que puis-je faire pour tous, me disais-je ?… Et l’horizon s’est tout à coup éclairé: un surcroît de bonheur et de paix m’est revenu en pensant que je pouvais beaucoup pour eux par la prière, par l’offrande de mes souffrances unies à celles du Christ, par le rayonnement de ma vie toute d’amour, par le contentement, la joie. J’ai devant moi de quoi occuper utilement tout le temps qu’il plaira à Dieu de me retenir en cet état… Je sens bien cependant que ma charité n’est pas encore satisfaite. Sans doute qu’elle ne le sera jamais pleinement sur la terre… Ce besoin de me dévouer, de m’oublier pour les autres est en moi si grand. »[i]

Par votre intercession, Marthe, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

 

dessin immaculée-conceptionSainte Marie, Mère de Dieu,

Gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion,

Un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN