Janvier 2015 - 5ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Sainte Marie-Madeleine

Disciple de Jésus, Evangélisatrice de la Provence

Commémorée le 22 juillet.

Marie-Madeleine
Sainte Marie-Madeleine, Toi qui as été pardonnée par Jésus, Toi qui as beaucoup aimé ;

Montre-nous le chemin de la conversion véritable et de la pureté du cœur.

Par amour, tu as suivi Jésus pour le servir ; Apprends-nous à livrer gratuitement notre vie pour nos frères.

Tu te trouvais près de la croix de Jésus auprès de Marie et Jean, Obtiens la grâce de la foi et de l’espérance dans nos épreuves.

Au matin de Pâques, tu as reçu de Jésus la mission d’annoncer la résurrection à ses disciples, Aide-nous à croire que la vie est plus forte que la mort, que l’amour triomphe de tout.

Par ton intercession, nous confions au Seigneur notre désir d’accueillir des enfants dans notre famille. Amen.[i]

1. La Famille

 

« Myriam, surnommée familièrement « Miri » par sa sœur Marthe, naît à Antioche de Syrie vers l’an 4, d’un père syrien, Théophile, gouverneur local de la province, et d’Euchérie, une judéenne de la lignée royale de David. À Jérusalem, où ses parents s’installent, elle ne tarde pas à créer le scandale. […] Après son divorce, elle mène une vie dissolue à Magdala, dans la propriété qu’elle a héritée de ses parents, morts de chagrin. Elle y brûle sa vie en compagnie d’amants successifs et pousse l’un d’eux au meurtre par jalousie. Ce scandale permanent rejailli aussi sur Lazare, son frère aîné, qui déserte son palais de Sion, à Jérusalem pour se réfugier dans la propriété de leur sœur Marthe, à Béthanie »[i]. « En punition de ses débordements, elle fut possédée par sept démons jusqu’au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Marie-Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence »[ii] Abbé L. Jaud.

« Marie-Madeleine a, de par sa naissance, eu beaucoup de facilités. Tous les biographes admirent en elle sa beauté, sa délicatesse, son intelligence. Elle devient l’incontournable hôte de chaque festin donné dans le milieu branché de l’époque. Quand elle apparaît à chaque fête, tous les regards se rivent sur elle. Petit à petit, elle en vient à y prendre goût et l’esprit du monde l’emprisonne. Son désir de la chair, son désir du gain, son désir des honneurs viennent entraver son esprit. Au départ, elle y prend goût puis petit à petit, elle se dessèche intérieurement jusqu’au moment où elle se sent vide et malheureuse. Qui pourrait la sortir de ce milieu, de cet enfermement ? Dans son chemin entre Béthanie et Magdala, elle entend parler d’un homme qui lui aussi va de chemin en chemin, de Jérusalem à Capharnaüm, de Samarie en Galilée. Elle entend dire de lui qu’il opère des prodiges : il guérit, il parle avec autorité, il pardonne. Des hommes viennent à sa suite comme ce célèbre publicain véreux, Lévi (saint Matthieu). Certains pharisiens sont outrés par l’attitude de cet homme qui se nomme Jésus, celui-là même qui se prend pour le Fils de Dieu ! Pour qui se prend-il, ce juif, pour manger à la table des pécheurs ? Qui est-il, ce Jésus pour pardonner les péchés ? Jésus, celui qui sauve, réplique aux pharisiens : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades ; je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir » (Lc 5, 31-32). Cette phrase sera décisive dans la vie de Marie-Madeleine. »[iii]

Par votre intercession, sainte Marie-Madeleine, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

2. La confiance en Dieu

 

Lc 7, 36-50 : « Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus prit la parole : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »

Puis il s’adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

« Marie-Madeleine est un exemple parfait de conversion. […] Elle a voulu tout perdre de son ancienne vie pour être comblée du seul Amour véritable, celui du Christ. Elle a voulu tout perdre pour gagner le Christ, pour être entièrement à lui. Plus elle est allée à lui, plus elle s’est attachée à lui, plus elle a trouvé en lui la véritable liberté des enfants de Dieu. Sa foi au Christ n’a pas cessé de grandir. Elle a mis en lui toute sa confiance jusqu’à le suivre dans sa passion et sa mort et ressusciter avec lui. Dans son incompréhension face au mépris de certains, elle n’abandonna pas son maître. Elle a laissé son intelligence se façonner à la vérité que le maître proclamait. Elle a conformé son cœur à l’amour véritable que le Sacré Cœur du Christ proposait à tous les hommes. […]Elle a compris qu’unie au Christ, rien ne pourrait la séparer de lui. Ni les tribulations, ni les difficultés, ni les adversités ne pourraient la séparer du Fils de Dieu.

Ainsi, dans le Christ, Marie-Madeleine est devenu un être nouveau, une véritable fille adoptive de Dieu. La grâce du Christ l’a élevée. La grâce du Christ lui a donné les armes pour combattre le mal. La grâce du Christ lui a permis de dépouiller le vieil homme et revêtir le Christ. Marie-Madeleine s’est parée de l’éclat de Dieu, de la beauté de Dieu, de la profondeur de Dieu »[i].

Par votre intercession, sainte Marie-Madeleine, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

3. La Fécondité

 

Lc 8, 1-3 : « Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qu’il avait délivrées d’esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l’intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les aidaient de leurs ressources ».

« Délivrée de tous ses péchés, exorcisée de tous ses démons, Marie-Madeleine, légère et rayonnante du pardon de Dieu, est désireuse de suivre le Christ et de l’assister de ses biens. […] Elle retient deux piliers fondamentaux dans les paroles du maître : être pauvre comme le Christ s’est fait pauvre et être docile à l’Esprit-Saint.

Après avoir été touchée par la grâce, Marie-Madeleine prend conscience du bonheur auquel le Christ nous appelle. Comme tout véritable bonheur, celui-ci dépasse nos attentes humaines et est à construire. L’édification du bonheur de Dieu nécessite l’exigence de la pauvreté, d’abord spirituelle avant d’être matérielle. Cette pauvreté consiste à renoncer à soi-même, […] renoncer à tous nos trésors terrestres, à nos désirs impurs, à nos manières si humaines de penser, de réfléchir, d’aimer, d’agir. Il nous invite à déposer sur ses épaules tous nos fardeaux, nos difficultés, nos échecs, nos problèmes, nos joies humaines pour se revêtir des soucis du Christ et de ses préoccupations. Déposer ses fardeaux au Christ revient à se charger de son joug : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger » (Mt 11, 28-30). Renoncer, c’est déposer aux pieds du Christ tout notre être afin que par sa grâce, il nous élève à la vie que Dieu veut pour nous. « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera » (Lc 9, 24). Cette pauvreté à laquelle nous invite le Christ est une disposition pour accueillir la richesse de Dieu et se laisser façonner par la grâce. Être disponible requiert l’humilité de cœur, la docilité à l’Esprit-Saint. Marie-Madeleine se dispose par l’humilité à laisser la grâce agir au plus intime d’elle-même. […] Être docile à l’Esprit revient aussi à avoir une confiance inaltérable en Dieu ». En faisant confiance à Dieu, je permets qu’il agisse au plus intime de mon cœur. J’ai confiance en lui car je sais que lui seul me connaît, lui seul connaît les chemins à emprunter pour trouver le bonheur ultime. Lui seul connaît le bien véritable qui correspond à ce que je suis. Lui seul connaît le bien auquel il m’appelle pour le servir. Lui seul connaît le lieu où je pourrai être le plus épanoui, le plus heureux et me donner sans compter comme lui s’est totalement donné »[i].

Par votre intercession, sainte Marie-Madeleine, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

4. La Foi

 

Lc 10, 38-42 : « Alors qu’il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du  service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m’aider». Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »

« Nous comprenons pourquoi le Christ demande à ses disciples l’exigence du renoncement et de l’abandon et la docilité à la grâce. Ces dispositions sont indispensables pour se mettre en marche, pour mettre ses pas dans ceux du Christ. Marie-Madeleine est toujours la première à poser des questions, à quémander les enseignements, à ouvrir grand ses oreilles quand le maître parle. Car une chose est de se disposer à tout recevoir du Christ. Une autre est de recevoir, d’être à l’écoute de la parole de Dieu, de tenter de la mettre en pratique et de construire l’homme vertueux. Car la disposition de cœur ne vaut que si nous sommes en quête de la vérité et de l’amour de Dieu. […] Quand nous comprenons, même partiellement, comment Dieu aime, les battements de notre cœur nous dictent une seule règle : aimer comme Dieu aime. C’est par les paroles et les actes d’amour que s’élèvent en nous un grand désir de vertus et nous pousse à proclamer les merveilles de Dieu. En étant à la suite du Christ, une fois libérée de tous ses péchés et de tous ses démons, Marie-Madeleine prend conscience de la chance qu’elle a d’être auprès du Christ. Elle se laisse conduire par lui, plus rien ne la trouble. […] « Un jour nous serons unis intimement et définitivement à la pure et parfaite Bonté de Dieu, nous n’aurons plus besoin de subvenir aux besoins du corps, et nous serons pleinement heureux : ne manquant de rien, possédant tout, n’ayant plus rien à chercher. Nous serons enivrés de l’abondance de la maison de Dieu ; nous serons rassasiés lorsque se manifestera sa Gloire. Voilà ce que Marie avait compris ! Si elle ne possédait pas encore cette vie intimement et définitivement, elle possédait du moins Celui qui, étant tout, enivre et rassasie. Telle était la part, la meilleure, que Marie s’était choisie ; jamais elle ne lui sera ôtée. » Saint Augustin »[i].

Par votre intercession, sainte Marie-Madeleine, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

Jn 12, 1-11 (ou Mc 14, 3-9 ; Mt 26, 6-13): « Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu’il avait ressuscité d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non parce qu’il se préoccupait des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu’elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus ».

« Ce geste de Marie suscite de vifs commentaires. Judas s’offusque. Pour lui, ce geste est inutile, luxueux et scandaleux. Il est inutile car il ne répond à aucun besoin. Il est luxueux par son prix et sa valeur, par le fait  de dépenser autant d’argent pour ce geste. Il est scandaleux car il aurait été beaucoup plus profitable de vendre ce parfum et de donner l’argent de la vente aux pauvres. Le Christ prend une nouvelle fois la défense de Marie car ce geste est si profond, si riche et si gratuit!

Ce geste est profond car il montre toute la reconnaissance de Marie-Madeleine envers les œuvres de Dieu. Par ce geste, Marie-Madeleine rend grâce pour toutes les œuvres du Salut que le Seigneur a accompli envers ses proches, elle-même et tous les hommes. […]

Ce geste est riche d’adoration. Les œuvres du Seigneur manifestent sa divinité. Marie-Madeleine ne s’y trompe pas. Elle voit et elle croit. Par cet acte, Marie-Madeleine rend hommage à la Trinité toute entière. Elle adore le Père qui a envoyé son fils unique pour dispenser son Esprit, l’Esprit-Saint. […] Ce geste est un véritable don, totalement gratuit, qui ne demande aucun retour. Marie-Madeleine offre à Jésus ce qu’elle a de plus beau, ce qu’elle a de plus cher. Et pourtant, se dit-elle, qu’est-ce que ce don par rapport au don que Dieu nous fait »? Celui de la vie »[i].

Par votre intercession, sainte Marie-Madeleine, nous confions nos amis, frères et sœurs et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

Jn, 25 : « Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine ».

« Jésus ne parle pas à Marie-Madeleine. Marie-Madeleine ne parle pas à Jésus. Ils restent dans le silence de la souffrance. « Autrefois elle a répandu en silence ses larmes et ses odeurs à Jésus, car vous voyez que chez le pharisien elle ne dit mot, et au banquet de Béthanie, où elle réitère sinon ses larmes, au moins ses parfums, elle le fait encore sans paroles, toujours aimante et épandant toujours son cœur et son esprit. Comme donc elle répand et ses larmes et ses odeurs sur Jésus en silence, aussi Jésus répand maintenant son sang sur Madeleine en silence. Lors elle était sans parole, mais non sans amour vers Jésus ; et maintenant Jésus n’est pas sans amour vers Madeleine, bien qu’il soit sans parole. La puissance de son esprit, et de son esprit souffrant, est étendue sur Madeleine, et elle entre par amour en conformité d’esprit et d’état avec Jésus. Elle souffre par amour ce que Jésus souffre par les juifs, et cette croix crucifie Madeleine en Jésus et avec Jésus, ces épines couronnent et navrent Madeleine aussi bien que Jésus, et ce fer de lance qui perce le cœur mort de Jésus perce le cœur vivant de Madeleine. » Pierre de Bérulle, extrait d’Au pied de la croix »[i].

Par votre intercession, sainte Marie-Madeleine, nous vous confions toutes les lois et pratiques qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

Jn 20, 14-17 : « Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?» Le prenant pour le gardien, elle lui répond : «Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi, j’irai le reprendre.» Jésus lui dit alors : «Marie !» Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni !» ce qui veut dire : «Maître» dans la langue des Juifs. 17 Jésus reprend : «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père

« Paul Claudel, extrait de « En guise d’introduction Marie-Magdeleine », préface de Les grands convertis : « Au tombeau, elle est encore plus abandonnée à elle-même. Dieu a complètement disparu. Elle ne peut plus l’adorer qu’en esprit et en vérité. C’est de l’espérance seule qu’est faite la foi dont elle vit. Mais elle ne se décourage pas. Au contraire, elle redouble de zèle. Elle cherche son époux par les rues et par les places.

Dès le lever du soleil, au lendemain de l’ensevelissement, avec Marie, mère de Jacques et Salomé, elle court au sépulcre. Et là encore, c’est les bras chargés de parfums qu’elle se hâte au petit jour. Elle trouve le tombeau vide. Elle entre. Un ange est assis qui lui dit : « ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié : il est ressuscité, il n’est point ici. » Le cœur battant, elle écoute la bonne nouvelle, et elle se dépêche de la communiquer. Mais ce n’est pas encore assez. Anéantie en elle-même, Marie-Madeleine ignore tout ce qui n’est pas Dieu, Dieu lui-même avec elle et pour elle. Et c’est dans cet état de ferveur que nous la retrouvons en présence du jardinier. L’âme de la sainte touche à ce stade final où elle va se transformer en Dieu.

Le moment est venu pour elle du mariage spirituel. Celui-là est devant elle, c’est son amour, caché sous les apparences d’un jardinier. « Mon bien-aimé, dit le cantique, est descendu dans son jardin, dans son jardin aux parterres de baumiers. » l’instant est solennel. Elle ne le reconnaît pas encore. Elle l’interroge : « Seigneur, si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu l’as mis, et je l’emporterai. » Elle tremble d’impatience, de désir et d’émotion. C’est la chrysalide qui se sent devenir papillon. Elle frémit dans toute sa chair. Elle est toute dévorée par l’amour qui la consume. Et c’est alors que tombe des lèvres de Jésus ce nom et des lèvres de Marie ce cri de tendresse qui me fait tomber la plume des doigts. «Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?» «J’ai vu le tombeau du Christ vivant, et la gloire du Christ ressuscité. Je suis à lui. Il est à moi. J’ai trouvé celui que j’aime. Je l’ai pris et je ne le quitterai jamais.» C’est fini, il ne reste plus à Marie-Madeleine qu’à mourir. Et c’est à la Sainte-Baume que cette embaumeuse et cette embaumée exhale un dernier souffle filial qu’on peut encore y respirer ». »[i].

Par votre intercession, sainte Marie-Madeleine, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

croix marie madeleine et marieSainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN