Février 2015 - 1ère semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec le vénérable

Père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus

Fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie,
Commémoré le 27 mars.

 

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Dieu notre Père, nous te remercions de nous avoir donné le Vénérable Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.
Sa vie est un témoignage lumineux d’union au Christ, de docilité à l’Esprit Saint et de confiance filiale en la Vierge Marie.
Il nous fait connaître les profondeurs de ton Amour et nous montre comment vivre chaque jour en ta présence dans la foi.
Il nous apprend à persévérer dans la prière silencieuse pour être les témoins de ta vie divine.
Accorde-nous, par son intercession, la grâce d’’accueillir des enfants dans notre famille et si telle est ta volonté, permets que l’Église reconnaisse sa sainteté afin qu’elle porte du fruit dans le monde.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur.

Amen

1. La Confiance en Dieu

 

« Lettre à un ami séminariste, 1911 : « A notre âge nous ne sommes pas habitués à calculer et à nous absorber dans des combinaisons, nous nous élançons, l’amour de Dieu au cœur. Pendant le séminaire, il faut faire des provisions de force, de courage, allumer dans nos cœurs un foyer d’amour que rien ne puisse éteindre ».

Henri est le troisième enfant d’une famille qui connaît une grande rudesse de vie et baigne dans l’atmosphère sociale tendue du bassin minier de Cransac. La région se distingue aussi par sa vitalité chrétienne et missionnaire. Orphelin de père à 10 ans, Henri peut poursuivre gratuitement sa scolarité chez les Pères du Saint-Esprit à Suse (Italie) et à Langogne (Lozère). Il achève sa scolarité à Graves (Aveyron) avant d’entrer au grand séminaire de Rodez en 1911. Il interrompt sa formation sacerdotale avec une incorporation volontaire en 1913. Au service militaire succède la guerre : pendant cinq ans, Henri Grialou prend part aux principales campagnes du conflit : l’Argonne, Verdun, le Chemin des Dames…

Lettre à un ami séminariste, 1914 : « La guerre est dure, terrible, sauvage sans doute ; elle impose de grandes fatigues. […] Cependant on se retrouve homme et surtout chrétien le soir après la bataille et c’est alors qu’on souffre le plus en entendant les cris des pauvres blessés ou le râle des agonisants »[i].

« Au sortir de la Grande Guerre, Henri Grialou reste avec son régiment à Millery, près de Lyon. En attendant la démobilisation, il fait la connaissance d’une famille de cultivateurs : les Thibaudier. Retrouver une atmosphère familiale après les pénibles années de guerre est une douceur inattendue. Alors que se pose pour lui la question de choisir entre une carrière militaire et retourner au séminaire, voici le témoignage de Jeanne Thibaudier :
« Henri Grialou, dans le quotidien, était comme les autres, il s’habillait bien, le costume d’officier s’y prête. Cependant, il tranchait par sa pureté. Il n’avait pas le regard de n’importe quel homme, ni les manières des hommes de troupe. À mon avis, des trois camarades, c’est Henri Grialou qui dominait, mais il le faisait en douceur, on ne le voyait pas. Il ne cherchait pas à percer, il ne faisait pas remarquer sa modestie, sa gentillesse. Retenu et réservé, il était à l’écart. Il était heureux, sans explosions de joie. Il était très chrétien, mais sans ostentation. Il rayonnait par rapport aux autres, et par rapport à notre famille. Sa richesse intérieure impressionnait. Nous l’avons connu à un moment de sa vie qui fut sans doute capital pour lui, entre le feu de la guerre et l’entrée au Séminaire puis au Couvent ». »[ii].
« L’épreuve de la guerre affermit en lui la conviction de toute son existence : « Dieu le fondement de tout, (est) le seul être pour qui l’on puisse décemment sacrifier sa vie, [… ] le seul qui nous donne des forces suffisantes ». La guerre finie, âgé de 25 ans, mûri en profondeur, conscient de ses capacités d’intelligence et de volonté, de gouvernement aussi, il confie à son frère Marius : « Je veux l’absolu ». Son option délibérée pour le sacerdoce est comme portée par une soif plus profonde encore, la soif de Dieu »[i].

Par votre intercession, Vénérable Père Marie-Eugène, que nos craintes soit balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

2. La Famille

 

« La sainteté, c’est la force de Dieu dans la faiblesse de l’homme »

« Un soir tard, 13 décembre 1920, pour le 26ème anniversaire de son baptême, pendant la retraite préparatoire au sous-diaconat qui marquait le pas définitif par l’engagement au célibat, l’abbé Grialou lisait un abrégé de la vie de saint Jean de la Croix. Ce fut l’occasion d’une rencontre qui engagera sa vie. En lisant, il pensait : C’est exactement ça. Exactement ce que l’abbé cherchait et dont il avait fait confidence à son frère au retour de la guerre : « je veux l’absolu« . Dieu le voulait au Carmel. Devant l’opposition de son directeur spirituel, de son évêque et surtout de sa maman, il lui faudra attendre pour réaliser l’appel.
4 février 1922. Mgr Verdier, évêque auxiliaire, va présider l’ordination. Quelques instants avant le début de la cérémonie, l’abbé Henri Grialou, très ému, est allé embrasser sa mère, qui vient d’entrer, accompagnée de Berthe, sa filleule. Profondément opposée au départ annoncé de son fils au Carmel, elle ne voulait pas y participer. Lui avait demandé au Seigneur, comme signe ultime de son nécessaire départ, la présence de sa mère. On comprend alors son émotion. Quelques jours plus tard il écrit : « Le Bon Dieu s’est plu à faire lui-même la dernière préparation, dans des conditions particulièrement intéressante. Il est venu donc avec son sacerdoce et sous la forme que je désirais« . Cette forme du sacerdoce, c’était l’emprise de Dieu, la vocation prophétique du Carmel. Cette emprise sur sa grâce baptismale va donner au nouvel ordonné les moyens de parvenir à l’exercice plénier de son ministère sacerdotal.
Première messe le lendemain : absence de madame Grialou. L’évêque qu’elle a consulté, lui a répondu : « Votre fils n’était pas destiné à faire un curé de campagne, c’est tout de suite que j’en faisais un missionnaire diocésain. Et il ne reste pas dans le diocèse ! Alors, il m’échappe, comme à vous. »
[…] Le 18 février, il écrit à sa sœur Berthe : « Jésus m’a montré que ce serait par la souffrance que je remplirai le rôle qu’il veut me confier. J’avais cru à mon intelligence et à toutes sortes de qualités naturelles. Il m’a donné toutes sortes de désillusions. Depuis que j’ai limité mes désirs et mon ambition à la souffrance tout va bien et il me permet d’agir efficacement« . Après quelques jours passés à attendre dans l’angoisse et la paix la réaction de sa mère, -ne lui avait-elle pas parlé de mettre fin à ses jours ? – il quitte tout pour un pays inconnu de lui. Le 24 février 1922, il frappe à la porte du Carmel d’Avon, près de Fontainebleau. Il a 27 ans. Ce soir-là, seul dans sa cellule, méditant sur la parole de Jésus à Nicodème : « II vous faut renaître », il note : « Ces paroles sont lumineuses pour moi aujourd’hui. Il faut que je renaisse complètement pour une nouvelle vie. ( … ) C’est la lumière que Jésus a mise pour moi dans ces paroles. ( … ) Quelle grâce Jésus me fait de me permettre ainsi de me détacher de moi-même !« »[i].

Par votre intercession, vénérable Père Marie-Eugène, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

3. La Foi

 

 « Pour rester vivante dans une âme et agissante dans une vie, la foi doit être assez éclairée et assez forte pour résister à tous les ferments qui la menacent et à toutes les pressions qui s’exercent sur elle. Elle ne peut remplir son rôle dans une âme que si la lumière qui l’éclaire est proportionnée à la vigueur et à la culture de l’esprit qui la possède »

« Le P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus s’engage à plein dans le silence, l’oubli de lui-même. Il s’enfonce dans la rencontre de Dieu. L’oraison est en quelque sorte le soleil et le centre de toutes les occupations de la journée. Il va au bout des consignes ascétiques en vogue à l’époque et manque d’en mourir. Plus tard, il dira : « Si je n’étais pas allé au bout de cette spiritualité, jamais je ne me serais permis de la condamner« . La voie d’enfance de Thérèse de Lisieux s’impose alors à lui. Désormais, et de plus en plus, il sera apôtre, théologien et maître de l’enfance spirituelle. Le Carmel, terre de rencontre et de mission, se trouve un peu à la une de l’actualité ecclésiale. […] Durant sa formation, il s’était ouvert à son supérieur : « Je crois que j’ai une mission« . Plus tard, il avouera avoir été saisi par l’Esprit Saint, avec la « perception qu’il avait les mains pleines d’âmes. Alors j’ai prié, j’ai prié avec fureur. Je ne savais pas encore comment cela se ferait« . En 1926, nommé au couvent de Lille le P. Marie-Eugène prend part activement à l’évangélisation. Il répond généreusement aux nombreuses demandes de prédication. La force qui jaillit de son enseignement pour convertir, remettre en marche, encourager, il l’attribue à ses maîtres (sainte Thérèse de l’enfant Jésus, saint Jean de La Croix et le prophète Elie). Ses auditeurs, eux, sentaient bien que le feu venait aussi de son cœur. Selon une attitude absolument constante chez lui, il s’effaçait devant le message. Peu à peu la conviction s’était établie fermement en lui : sa mission consisterait à conduire à Dieu, par les chemins de la foi et de la contemplation, les femmes et les hommes de son temps, de tous milieux, races, langues, peuples et nations. Pour cela il lui fallait des aides.
D’une activité débordante, le P. Marie-Eugène sentait l’appel du silence. Il avait obtenu du Père Général des Carmes l’autorisation de partir un an dans une retraite solitaire. Le 14 août 1928 au soir, dans la lumière de l’Assomption de Marie, il reçoit sa nomination comme responsable d’une maison de formation pour jeunes garçons, au Petit Castelet, près de Tarascon. Nuit d’angoisse. Fallait-il accepter de renoncer à un appel intérieur pour entreprendre une œuvre à laquelle il ne croyait pas ? Il sacrifia l’attrait à l’obéissance. Le matin venu il prenait ses dispositions pour rejoindre sa nouvelle mission »[i].

Par votre intercession, vénérable Père Marie-Eugène, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et de nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

4. La Fécondité

 

« Dieu certes est exigeant, mais il est liberté, joie et équilibre. Le chemin qui conduit vers lui est étroit, mais pour y marcher avec rapidité il ne faut pas être encapuchonné, ni dans la crainte ni dans la dévotion ».

« Trois jeunes femmes qui dirigent un cours privé à Marseille viennent prendre conseil sur l’orientation à donner à leur vie »[ii].
« Marie Pila et ses deux amies cherchaient l’absolu de Dieu pour en vivre dans le contact professionnel quotidien et la proximité sociale la plus habituelle. Leur recherche les avait conduites, providentiellement, au Père Marie-Eugène. Les voyant arriver, il pensa : Les voilà. Il faut tout donner, telle était la conviction de Marie Pila. En ce temps de Pentecôte 1929, l’Esprit Saint réalisait la rencontre d’une grâce et d’une attente. Dès lors, la vie du P. Marie-Eugène se trouve comme multipliée par deux. Inlassablement serviteur de l’Eglise dans l’Ordre du Carmel, il serait aussi guide infatigable, patient et audacieux auprès de celles puis de ceux qui viendront. L’organisation de « cours d’oraison » à Marseille permet de nombreux échanges. Après une conférence, Marie Pila et ses compagnes font le pas. « Tout ce que nous avons, nous vous le donnons. Dites-nous ce qu’il faut faire, et nous le ferons« .
Commençait alors, très pauvrement et dans un chaos réel sur lequel cependant planait l’Esprit Saint, la croissance d’une nouvelle famille spirituelle. L’expérience de la solitude et l’oraison quotidienne permettront d’assurer la primauté du spirituel, c’est-à-dire de l’intimité avec le Dieu vivant, dans les conditions ordinaires de la vie. On pourra ainsi porter un témoignage de la vocation plénière de toute personne humaine à la communion avec Dieu, et cela au gré des circonstances. L’athéisme ne nous fait pas peur, il nous attire au contraire, dira plus tard le Père Marie-Eugène.
Cette famille, nouvelle par la forme de réalisation de l’idéal du Carmel, reçoit dès le départ, par la voix de l’archevêque d’Avignon, l’approbation de l’Eglise. Elle se développera sous le regard actif et dans la présence de Marie, dans le sanctuaire de Notre-Dame de Vie, fréquenté depuis le VIème siècle, providentiellement offert au P. Marie-Eugène. Le 14 mars 1932, il y venait avec Marie Pila pour la première fois. Un colloque intérieur, silencieux et fort, se produisit alors entre la Vierge Marie et le P. Marie-Eugène. Sans doute pouvons-nous découvrir, dans ces phrases de « je veux voir Dieu » (p.885), comme le centre de l’expérience mariale du P. Marie-Eugène : « Marie suit Jésus en son œuvre rédemptrice, et l’Esprit Saint en son œuvre constructrice du corps mystique. Elle est mère partout où Jésus est sauveur, ainsi que partout où l’Esprit Saint est producteur de la grâce dans les âmes et dans l’Église. Nous avons découvert une source et nous y avons cru, reconnaissait-il. N’ayez pas peur, vous pouvez puiser. Elle est abondante, vous ne l’épuiserez pas pas. Elle vous désaltérera ; elle vous donnera encore soif. »[ii].

Par votre intercession, Vénérable Père Marie-Eugène, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

« Je souhaite que pour vous, l’Esprit-Saint soit en vous une présence vivante, une présence expérimentée aussi fréquemment et continuellement que possible, qu’il soit vraiment votre ami, qu’il soit l’être, la personne à qui vous vous référez, qu’il soit constamment présent, que, dès que vous avez un moment, immédiatement le regard de votre intelligence et de votre âme se porte sur cet Esprit Saint qui est en vous ».

« Valentino de S. Maria, Père carme italien, bibliothécaire et archiviste de la Maison Généralice des carmes à Rome, témoigne à propos de sa rencontre avec le Père M-E :
« Au-delà de la rude écorce, il n’était cependant pas difficile, spécialement dans les cas de très grande importance où s’imposait une discussion calme et sereine, de découvrir en lui un vrai père. C’est ainsi que je le trouvai au premier contact: père dans toute l’acception du mot. Il avait des attentions et des délicatesses extraordinaires. Sa charité était vraiment exceptionnelle. Avec son esprit pénétrant, il savait peser les hommes, valoriser leurs capacités, leur laissant ensuite cette liberté d’action qui poussait au travail et à l’application. Il savait susciter l’activité, stimulant les meilleures énergies de chacun, s’intéressant à tous et les encourageant. […] C’était l’homme de l’authentique, dont la plénitude intérieure était faite de simplicité ».»[iii].

Par votre intercession, Vénérable Père Marie-Eugène, nous confions nos amis, frères et sœurs et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Actuellement, de quoi a besoin notre monde, surtout devant cette vague d’athéisme qui déferle sur lui et menace non seulement notre civilisation mais son âme, qui menace la vie même et l’éloigne de Dieu ? Il lui manque le témoignage de Dieu ! Il faut que Dieu lui soit rendu vivant. Peut-être par des gestes extérieurs, par l’activité. Plutôt par le débordement de son amour. Le monde a besoin que Dieu se manifeste ; il a besoin d’une certaine expérience de Dieu. »

« Nous avons à lutter contre la théorie qui nous a fait diviser action et contemplation, et les a fait tellement distinguer qu’elle les a rendues presque inconciliables. Eh non ! Elles jaillissent l’une de l’autre : l’action jaillit de la contemplation ; l’efficacité et la valeur de l’action jaillissent de la puissance de la contemplation »

« En 1937, il fut appelé à Rome pour participer au gouvernement central de son Ordre. Il devait y résider jusqu’en 1955 et occuper des fonctions de haute responsabilité au service du Carmel. Ramené en France par la guerre, il travailla inlassablement, de 1939 à 1946, pour soutenir les monastères de carmélites, tout en guidant la jeune fondation de Notre-Dame de Vie. En 1947 paraissait à Rome un texte qui donnait à cette nouvelle forme de consécration dans l’Eglise un cadre juridique adapté. Les Instituts séculiers étaient nés. Cette même année, le P. Marie-Eugène rencontrait pour la première fois un groupe de jeunes gens qui, en 1963, allait constituer la branche masculine de l’Institut. Dès 1948 la communauté installée dans le sanctuaire de Notre-Dame de Vie, et qui comprenait alors la branche féminine dont Marie Pila avait été élue responsable générale, devenait un Institut séculier de droit diocésain.
En 1962, présent dans trois continents, l’Institut Notre Dame de Vie en sa branche féminine fut déclaré de droit pontifical. Cette expérience d’expansion confirmait le P. Marie-Eugène dans la connaissance de sa mission et la foi en sa grâce. En décembre 1964, il présida l’Eucharistie au cours de laquelle plusieurs prêtres diocésains et quelques séminaristes prononcèrent leur premier engagement. « J’ai de l’amour pour des milliers d’enfants » constatait le fondateur. Ils expérimentaient ce que le P. Marie-Eugène écrit dans Je veux voir Dieu : « Le charisme d’apostolat et le sacerdoce ont leur efficacité propre et assurent une grâce de fidélité. Mais il n’est pas exact qu’ils préservent des dangers du monde. […] Le charisme appelle une union au Christ correspondant à sa puissance. Le sacerdoce requiert pour son exercice parfait l’identification au Christ prêtre et victime. […] L’apôtre doit aller vers les sources de cette vie divine que sont les sacrements. […] Ami de Dieu, il a le devoir de se tenir habituellement auprès de l’Hôte intérieur qui diffuse cette charité en nos âmes. […] Plus que tout autre, l’apôtre a besoin du commerce habituel avec Dieu qu’est l’oraison et doit se plier aux conditions essentielles qu’elle exige » »[i].

Par votre intercession, Vénérable Père Marie-Eugène, nous vous confions toutes les lois et pratiques qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

«Parfois, vous ne pourrez rien faire, vous ne pourrez rien dire, mais soyez des âmes qui portent Dieu, des âmes remplies de Dieu.»

« Enseignement du Père Marie-Eugène sur la liberté divine :
• Dieu fait ce qu’il veut, comme il veut, pas seulement dans l’ensemble mais dans les détails.
• Il faut arriver à aimer ce mystère. Le choix de Dieu est mystérieux. Si Dieu le fait ainsi, c’est pour le faire plus grand, plus beau que nous ne saurions le faire avec notre intelligence »[iv].
Notre Dame de Vie est un lieu de grandes grâces. Voici deux témoignages :
« Après 10 ans de mariage, ma cousine et son mari n’avaient pas d’enfants malgré leur grand désir d’en avoir. C’était une épreuve de souffrance morale pour ce couple. Nous avons longuement prié le Père Marie-Eugène en lui confiant ce foyer. De passage à Notre-Dame de Vie, ils se sont agenouillés sur la tombe du Père Marie-Eugène. Et voici qu’un enfant est attendu pour le début de l’année. Nous remercions avec eux le Père Marie-Eugène de cette grâce de fécondité à la fois physique et spirituelle certainement ».
« Je me permets de vous écrire pour vous faire part de la grâce que j’ai reçue de Notre Seigneur, par l’intermédiaire du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. Il s’avère que nous ne pouvions pas mon mari et moi, avoir d’enfant. Or voici que, suite aux prières faites par l’intermédiaire du Père Marie-Eugène, notre petite fille est née. Elle s’appelle Marie. Je remercie tous les jours le Seigneur »[v].

Par votre intercession, Vénérable Père Marie-Eugène, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)


vierge-marie11Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN