Avril 2015 - 1ère semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Saint Paul de Tarse

Apôtre, martyr,

Commémoré le 25 janvier, 29 et 30 juin.

 

Conversion-of-St.-Paul-Nicolas-Bernard-Lépicié« Apôtre de Jésus Christ, Dieu vous a appelé alors que vous étiez encore persécuteur des Chrétiens.

Pourtant, infatigable missionnaire, vous avez parcouru villes et pays pour annoncer à tous la Bonne Nouvelle.

Puissent nos vies être disposées à une conversion profonde du cœur et de l’esprit.

Apprenez-nous la persévérance et la joie simple qui viennent de la certitude d’être aimés par le Seigneur.

Donnez-nous de ne jamais perdre de vue Celui auprès duquel nos cœurs aspirent.

Saint Paul, vous qui, dans les larmes et dans les drames, avez été un guide et un pasteur, aidez-nous à cheminer chaque jour, avec une foi et une espérance inébranlables, conduits par Jésus le Christ, Notre Seigneur. Amen »[i].

1. La Fécondité

 

2 Co 9, 6-11 : « Songez-y : qui sème chichement moissonnera aussi chichement ; qui sème largement moissonnera aussi largement. Que chacun donne selon ce qu’il a décidé dans son cœur, non d’une manière chagrine ou contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Dieu d’ailleurs est assez puissant pour vous combler de toutes sortes de libéralités afin que, possédant toujours et en toute chose tout ce qu’il vous faut, il vous reste du superflu pour toute bonne œuvre, selon ce qu’il est écrit : Il a fait des largesses, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.

Celui qui fournit au laboureur la semence et le pain qui le nourrit vous fournira la semence à vous aussi, et en abondance, et il fera croître les fruits de votre justice. Enrichis de toutes manières, vous pourrez pratiquer toutes les générosités, lesquelles par notre entremise, feront monter vers Dieu l’action de grâces. Car le service de cette offrande ne pourvoit pas seulement aux besoins des saints ; il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu ».

« Pour le Bienheureux John Henry Newman, Paul est le « glorieux Apôtre, le plus suave des auteurs inspirés, le plus touchant et le plus captivant des Docteurs », à l’égard duquel il nourrit une dévotion toute spéciale : […] « Nul ne peut être apôtre s’il n’a été saisi par la grâce de Dieu et n’est passé à travers une conversion profonde. Être apôtre ne doit pas être confondu avec l’héroïsme tout humain ou la perfection à la manière humaine. Pour l’accomplissement de son dessein de salut, Dieu a besoin non de cœurs parfaits, mais de cœurs pleins d’amour : de cœurs saisis par son feu et qui se laissent purifier et transformer par lui, de cœurs qui avec leur lumière intérieure attirent d’autres personnes et les conduisent avec amour au Christ »[i].

Par votre intercession, saint Paul, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Confiance en Dieu

 

Rm 8, 31-33 : « Que dire après cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ? Qui se fera l’accusateur de ceux que Dieu a élus ? C’est Dieu qui justifie. Qui donc condamnera ? » ;

Rm 8, 35 : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ? » ;

Rm 8, 38-39 : « Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni auteur ni profondeur, ni aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur ».

« Saul est connu comme le chef des persécuteurs des chrétiens. Il approuve en effet, la lapidation d’Etienne qui, en mourant, prie pour ses meurtriers. Par la suite, il obtient des autorités religieuses, l’autorisation de mettre en prison les adeptes de la nouvelle Voie, qui se trouvent à Damas. Mais devant les portes de la cité, il est jeté à terre «par un miracle et converti à la foi qu’il persécutait ». La conversion de Paul est avant tout une démonstration de la puissance de Dieu, de son triomphe sur l’Ennemi : « pour manifester sa puissance, il a mis la main en plein milieu des persécuteurs de Son Fils et a saisi le plus acharné d’entre eux ». En même temps, cette conversion est le fruit de la prière d’Etienne : « Les prières des hommes droits sont puissantes. Le premier martyr eut auprès de Dieu le pouvoir de susciter le plus grand apôtre ». Ainsi, il apparaît clairement que nul ne peut être apôtre s’il ne s’abandonne pas à la puissance transformatrice de Dieu et à la prière d’intercession.

La grâce de la conversion, mystère de la Providence de Dieu, fait de Paul un modèle constant d’apôtre. Ce dernier fait autant l’expérience des limites du péché que de la puissance de la miséricorde de Dieu dont il se laissera saisir jusqu’à devenir père spirituel pour les gentils :

« Par l’histoire de son péché et du pardon parfaitement généreux qu’il en a reçu, il illustre lui-même bien plus que les autres apôtres la Bonne Nouvelle qu’il proclame, à savoir que tous, nous sommes coupables devant Dieu et que l’action de sa bonté peut seule nous sauver »[i]. Comme Paul, chaque apôtre est clairement appelé à témoigner de la miséricorde de Dieu, d’abord par sa vie, et ensuite par la parole ».

Par votre intercession, saint Paul, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

3. La Foi

 

2 Tm 2, 1-13 : «Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce du Christ Jésus. Ce que tu as appris de moi sur l’attestation de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, capables à leur tour d’en instruire d’autres. Prends ta part de souffrances, en bon soldat du Christ Jésus. Dans le métier des armes, personne ne s’encombre des affaires de la vie civile, s’il veut donner satisfaction à qui l’a engagé. De même l’athlète ne reçoit la couronne que s’il a lutté selon les règles. C’est au cultivateur qui travaille dur, que doivent revenir, en premier lieu, les fruits de la récolte. Comprends ce que je veux dire. D’ailleurs le Seigneur te fera tout comprendre.

Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, issu de la race de David, selon mon Evangile. Pour lui je souffre jusqu’à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas enchaînée. C’est pourquoi j’endure tout pour les élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus avec la gloire éternelle. Elle est sûre cette parole : si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons. Si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même ».

« La vie que Paul avait menée avant sa conversion le rendait particulièrement apte à être instrument pour réaliser le plan de Dieu en faveur des gentils. Cependant, […] la diffusion de l’évangile n’est pas l’œuvre des hommes, mais de la grâce de Dieu. Mais Dieu se sert presque toujours de la collaboration de l’homme pour réaliser ses desseins. Paul est comme prédestiné à la mission auprès des païens, non seulement en vertu de sa science et de ses qualités spirituelles, mais aussi et surtout, en vertu de son cheminement sur la route de la foi et de sa conversion. Ce cheminement lui apprend à ne pas se laisser décourager par la gravité du péché commis, à savoir : trouver les marques de foi cachées au plus intime des hommes, à comprendre en profondeur les types de tentations les plus diverses, à porter avec humilité la grandeur des révélations reçues, et à utiliser avec sagesse ses propres expériences pour la conversion d’autres personnes. Ainsi, Paul devient « le réconfort, le secours et le guide de ses frères », parce qu’il lui a été donné « de connaître dans une bonne mesure les cœurs des hommes ». Il est consolant de savoir que toutes les expériences de la vie – aussi bien les positives que les négatives – peuvent être utiles à la diffusion de l’évangile selon le plan de Dieu.

Naturellement, avec ces réflexions, Newman ne veut pas signifier qu’il faut être pécheur avant de pouvoir devenir un apôtre et un saint. Ce n’est pas en vertu de la faute commise que Paul est devenu chrétien, mais celle-ci l’a « rendu plus apte à accomplir un certain dessein de la providence de Dieu, plus apte, une fois converti, à ramener les autres »[i]. « D’ailleurs, Newman affirme clairement que la vie de Paul avant sa conversion, n’a pas été une vie impie ou immorale. Il écoutait la voix de sa conscience et ne s’affichait pas ostensiblement contre Dieu. Par contre, chez Paul, la voix de la conscience n’était pas suffisamment illuminée par la Sainte Ecriture […] Quelles conséquences Newman tire-t-il de ces réflexions pour chaque chrétien ? Il est attendu de chaque croyant qu’il « aime de tout son cœur la sainte lumière de la conscience au-dedans de lui et qu’il lui soit docile, comme le fut Saul et qu’il étudie soigneusement l’Ecriture, comme Saul ne le fit pas, et le Dieu qui a fait miséricorde même aux persécuteurs de ses saints, répandra assurément sa grâce sur lui et le fera pénétrer dans la vérité telle qu’elle se trouve en Jésus ». « Le croyant qui veut devenir apôtre, écoute la voix de sa conscience et la Parole de la Révélation, se laisse interpeller par elles, se laisse transformer, et est attentif à accueillir l’appel toujours renouvelé de Dieu ».[i].

Par votre intercession, saint Paul, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et de nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

4. La Famille

 

1 Co 13, 1-11 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien. 

La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n’est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. 

Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles se tairont. La science ? Elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j’étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant ».

Saint Paul nous rappelle l’essentiel : imprégner d’amour vrai notre quotidien, en particulier au sein de notre couple, première cellule familiale et première vocation désirée par Dieu. L’esprit de charité doit nous animer sans cesse, quelque-soit nos humeurs ou les circonstances de nos vies, et davantage encore lorsque cela nous coûte.

Par votre intercession, saint Paul, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni à grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

Ga 5,13-17 : «Vous en effet, mes frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, que cette liberté ne se tourne pas en prétexte pour la chair, mais par la charité mettez-vous au service les uns des autres. Car une formule contient toute la Loi dans sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns des autres, prenez garde que vous allez vous entre-détruire. Or je vous dis : laissez-vous mener par l’Esprit et vous ne risquerez pas de satisfaire la convoitise charnelle. Car la chair convoite contre l’esprit et l’esprit contre la chair ; il y a entre eux antagonisme, si bien que vous ne faites pas ce que vous voudriez ».

« Même si l’apôtre avant sa conversion a mené avec rigueur sa vie, il se compte à présent parmi les païens méprisés et parle comme s’il était un des leurs. […] A ce sujet, Newman dit de Paul : « il savait qu’il avait été doté d’une nature, ou plutôt il avait conscience de posséder une nature, qui était capable de se livrer à toute cette multiplicité d’émotions, de stratagèmes, de desseins et de péchés […]. Il en avait, en quelque sorte, la sensation pénétrante ; et c’est pourquoi il se mettait de pair avec eux et parlait d’eux et de lui-même comme ne faisant qu’un. Ainsi voyez, et j’y reviens, lui, qui était un Pharisien absolument strict – c’est lui-même qui nous le dit –, qui n’avait rien à se reprocher au regard de la justice purement légale, marchant dans la droiture de sa conscience devant Dieu, et le servant dans la foi de ses pères, de toute la pureté de son âme, lui cependant, quand il vient à parler de lui-même ailleurs, il se donne pour le dernier des païens, et comme absolument réprouvé, avant que la grâce de Dieu l’eût appelé à une vie nouvelle » ». « Paul ne pointe pas un doigt accusateur sur l’autre, parce qu’il sait que le péché et la cupidité sont aussi présents en lui. C’est un fin connaisseur de la nature humaine et à travers « cette nature qu’était la sienne et que la grâce avait sanctifiée, il avait profondément compris ce qu’est la nature humaine dans ses tendances […], dès que l’on faisait abstraction de la grâce ». « Le croyant missionnaire est toujours sur la voie de la conversion et du renouvellement dans le Christ. Il peut s’identifier aux autres, sentir comme eux, comprendre leurs luttes, prendre part à leurs joies et à leurs préoccupations.

Paul montre aussi son amour pour la nature humaine en n’hésitant pas à recourir à des auteurs païens. Newman se réfère à trois passages bien connus dans lesquels l’apôtre cite des auteurs grecs : sur l’aréopage d’Athènes, quand il se réfère à cette inscription sur un autel :

« Au dieu inconnu » (Ac 17,23). Puis quand il rappelle aux Corinthiens une parole du poète Ménandre : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs ». (1 Cor 15,33). Et enfin dans la Lettre à Tite où il cite le philosophe Epimenide : « Crétois toujours menteurs, mauvaises bêtes, gloutons fainéants ! » (Tit 1,12). Pourquoi Paul cite des auteurs païens ? Newman répond : parce qu’il était «un véritable amant des âmes. Il aimait la pauvre nature humaine d’un amour passionné. Aussi ne voyait-il dans la littérature grecque que l’expression la plus fidèle qui pût en être donnée ; et cette pauvre nature d’une humanité déchue, il se penchait sur elle en quelque sorte dans une tendresse mêlée d’amertume et de douleur, ne souhaitant rien d’autre au monde que sa régénération et son salut ». « Le dessein de salut de Dieu concerne aussi les Grecs, concerne tous les peuples. Et si Paul enseigne clairement « que les païens sont dans les ténèbres et dans le péché, et soumis au pouvoir de l’esprit du mal, il se refuse cependant à admettre qu’ils ne soient plus sous le regard de la miséricorde divine ». L’Apôtre ne refuse jamais ce qui est vraiment humain. Il a un cœur grand et accueillant parce qu’il est convaincu que Dieu veut le salut de tous »[i].

Par votre intercession, saint Paul, nous confions nos amis, frères et sœurs et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

Rm 12, 14-19 : « Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. Pleins d’une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l’orgueil, attirés par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse. Sans rendre à personne le mal par le mal, ayant à cœur ce qui est bien devant tous les hommes, en paix avec tous si possible, autant qu’il dépend de vous, sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C’est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai, dit le Seigneur».

1 Co 3, 16-17 : « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous ».

« Newman est profondément touché de la sensibilité et à la compassion de Paul : « Paul est le prédicateur très particulier de la grâce divine, et est en même temps l’ami particulier et intime de la nature humaine. Il nous révèle les mystères des décrets suprêmes de Dieu, et en même temps manifeste l’intérêt le plus passionné pour chaque âme ». Le vrai chrétien a un grand cœur, il pense au monde entier et prie pour tous, mais en même temps il se tourne avec amour vers chacun et s’identifie à chacun, conscient qu’il est de la dignité propre et de la vocation de chacun, parce que le salut de chaque personne en particulier lui tient à cœur »[i].

Par votre intercession, Saint Paul, nous vous confions toutes les lois et pratiques qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

Rm 12,1-4 : « Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu : c’est là le culte spirituel que vous avez à rendre. Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. Au nom de la grâce qui m’a été donnée, je le dis à tous et à chacun : ne vous surestimez pas plus qu’il ne faut vous estimer, mais gardez de vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que le Seigneur lui a départi ».

« Newman souligne que Paul est plein d’amour pour les autres, à tel point que « dans ses pensées quotidiennes, il en arrive à perdre pratiquement de vue les dons et privilèges qui lui sont propres, son statut et sa dignité, à moins qu’il ne se sente obligé de se les rappeler par devoir ; et il est à ses propres yeux, ni plus ni moins qu’un homme fragile qui parle à des hommes fragiles ; et il est tendre envers le faible, en vertu du sentiment qu’il a de sa propre faiblesse »[i].[…]Particulièrement fort est le lien de Paul avec ses amis et collaborateurs, dans toutes les circonstances de la vie. Il se réjouit « de la présence de Stéphanas, de Fortunatus et d’Achaïcus » (1 Cor 16,17). Il écrit : « mais je n’ai pas pu avoir l’esprit tranquille, car je ne trouvais pas Tite mon frère » (2 Cor 2,13). Et puis : « Dieu, lui qui réconforte les humbles, nous a réconfortés par la venue de Tite » (2 Cor 7,6). Il salue Phébée, Prisca et Aquilas de l’Eglise de Rome, et « la communauté qui se réunit dans leur maisons » : Épénète, Marie, Andronìcos et Junias et beaucoup d’autres frères et sœurs (cf. Rom 16). […] A la fin de la seconde Lettre à Timothée, il écrit: « Salue Prisca et Aquilas, ainsi que ceux de la maison d’Onésiphore. Éraste est à Corinthe. J’ai laissé Trophime à Milet ; il était malade. Efforce-toi de venir avant l’hiver. Eubule et Pudens te saluent, ainsi que Lin, Claudia et tous les frères. Que le Seigneur soit avec ton esprit. Que la grâce soit avec vous » (2 Tm 4,19-21). Quelle grandeur d’amour fraternel, quelle confiance ! Que de sensibilité et de compassion dans ces paroles ! »[i].

Par votre intercession, saint Paul,  je confie au Seigneur les intentions de tous les membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

fatimaSainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN

Bibliographie :

Toutes les méditations suivantes ont été écrites par le Père Hermann Geissler, Le zèle apostolique de Saint Paul selon Newman, 13 juin 2014, à partir des écrits de saint John Henry Newman, Sa Conversion considérée sous le rapport de sa mission, Sermons Paroissiaux, vol. II, Les Édition du Cerf, Paris 1993.