Avril 2015 - 3ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Saint Jean Bosco

Prêtre, éducateurs des jeunes, fondateurs des Salésiens,

Commémoré le 31 janvier.

st jean bosco peinture
Prions avec saint Jean Bosco
 :

Notre-Dame de tous les jours
Notre-Dame des tâches monotones
Notre-Dame des lessives sans fin,
Notre-Dame des jours sans joie,
Notre-Dame des nuits sans repos,
Notre Dame des lendemains incertains,
Notre-Dame des fins de mois sans argent,
Notre-Dame des années sans vacances…

Ménagère sans façon, voisine sans histoire, disponible à toute heure et tenace à la tâche :
de ton Noël de mal logée au dénuement de nos taudis, de tes angoisses de mère à nos tracas pour les enfants,
de tes menus services aux gestes de notre entraide… De ta vie pauvre mais joyeuse, à nos envies, à nos calculs,
Je te salue Marie…
Mère de l’humanité, tu veilles au berceau du monde qui se construit. Cette humanité-là, c’est encore ton Fils qui grandit…
De ton immense joie, à l’aube de Pâques, en ton profond amour, au matin de chaque jour, nous reconnaissons Jésus-Christ
Pour notre résurrection et notre vie. Amen[i]

1. La Famille

 

« Sans esprit de famille, pas d’affection et sans affection, il ne peut y avoir de confiance »[i]

« Jean Bosco est né en 1815 aux Becchi, groupe de petites fermes du hameau de Castelnuovo d’Asti (maintenant Castelnuovo Don Bosco), près de Turin dans le Piémont italien. Ses parents sont de pauvres paysans, et sa mère devient veuve avec trois enfants.

Son caractère et ses bonnes manières, sa dextérité et son intelligence exceptionnelle lui donnent une grande influence sur les enfants de son âge, qu’il entraîne avec lui vers les divertissements et la prière. Doté d’une mémoire extraordinaire et d’une intelligence hors du commun, il s’amuse à répéter à ses amis les sermons qu’il a entendus à l’église. Ce sont là les premiers signes de sa vocation apostolique. Sa carrière sacerdotale fut extraordinairement féconde.

Il ne peut faire d’études, sa famille étant trop pauvre, qu’avec l’aide de bienfaiteurs ou avec l’argent qu’il gagne en travaillant. Il est ordonné prêtre en juin 1841 et se consacre aux jeunes des quartiers pauvres et abandonnés de Turin, notamment aux jeunes ouvriers. On l’appelle « Don Bosco ».

Jean Bosco, ému par les misères corporelles et spirituelles de la jeunesse abandonnée, décide de réunir, tous les dimanches, quelques vagabonds qu’il instruit, moralise, fait prier, tout en leur procurant des distractions. Mais cette œuvre ne suffit pas à entretenir la vie chrétienne et corporelle de ces enfants. Sans autre ressource que son ardente charité, il décide avec l’aide de sa mère, Marguerite Occhienna qui avait accepté de l’accompagner à Turin, d’ouvrir un refuge, offrant le toit et le couvert pour les plus déshérités »[ii]Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Par votre intercession, saint Jean Bosco, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

2. La Fécondité

 

« Qui n’est pas en paix avec Dieu, n’est pas en paix avec soi, et n’est pas en paix avec les autres » ; « La prière est pour l’âme comme la chaleur pour le corps »

« On juge de l’arbre à ses fruits. Le plus beau fruit de sainteté obtenu par Don Bosco est saint Dominique Savio. Ce jeune paysan allait avoir treize ans au printemps 1855. Il était à l’oratoire St François de Sales de Turin depuis six mois et avait un fervent désir de sainteté. Il essayait d’imiter les pénitences corporelles que l’on trouve dans la vie de certains saints, ce que Don Bosco lui interdit formellement. Un dimanche de mars, il fut ébloui par un sermon de Don Bosco. Il y développait trois points : « C’est la volonté de Dieu que nous nous fassions tous saints ; il est très facile d’y arriver ; une grande récompense attend au ciel celui qui parvient à se faire saint. ». Pour Don Bosco, la sainteté n’est pas réservée à quelques faiseurs de miracles ascétiques. Dieu veut notre salut à tous, c’est sa volonté que nous devenions tous saints. La sainteté n’est pas tristesse et refus du plaisir. Dans une maison de Don Bosco la sainteté consiste à rester toujours joyeux.
Mais la sainteté qui est un don de Dieu n’est pas pour les mous, les endormis, ou les petits plaisantins, encore moins pour les vicieux. La sainteté réclame de vigoureux efforts, qui génèrent la vertu. La [..] première chose que Don Bosco demanda à Dominique fut de s’employer à gagner des âmes à Dieu.

Guidé par Don Bosco, Dominique appliqua ce programme : être toujours joyeux, le meilleur pour l’exactitude dans le travail en classe, le plus dynamique sur la cour de récréation, le plus pieux à la chapelle. Attentif aux autres pour aider les plus petits et les protéger des mauvais camarades. Avec ses copains il fonda la Compagnie de l’Immaculée pour les entraîner sur le même chemin de sainteté que lui, et veiller à ce que cet esprit se répande dans toute la maison. De plus, à plusieurs, on s’aide à garder le cap et à franchir les moments difficiles »[i].

Par votre intercession, saint Jean Bosco, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

3. La Foi

 

« Si vous voulez trouver une source intarissable de JOIE, si vous voulez devenir heureux, soyez saints »

« La parole de Dieu est appelée Lumière parce qu’elle illumine l’homme et lui apprend à croire, à agir et à aimer. Elle est le guide de l’homme sur la route du ciel. »

« Dès son enfance, Jean Bosco est un apôtre des jeunes, et il le sera toute sa vie, ayant créé en plus de ses œuvres, diverses associations à but apostolique. A dix ans, le petit Jean regroupe autour de lui les meilleurs garçons de son village. Il leur raconte des histoires, et les encadre d’un signe de croix et d’un Je vous salue, Marie. Les jours de foire et de marché, il épiait les saltimbanques, et reproduisait leurs tours. Il donnait alors des représentations, précédées du chapelet, et de l’explication de l’évangile du dimanche précédent, et clôturées par une courte prière. Pendant ses années de scolarité à Chieri, il se constitue une bande de copains triés sur le volet au plan moral et religieux. Avec eux il forme la « Joyeuse Union ». Les statuts de la société se résumaient en 2 points : Chaque membre se propose d’éviter tout discours et toute action indigne d’un chrétien, et il se propose d’accomplir avec la plus grande exactitude tous ses devoirs scolaires ou religieux. En plus, chaque membre devait chercher tels livres, lancer tels jeux capables de créer de la joie dans le groupe ! »[i].

« Généralement, quand Don Bosco parle à ses jeunes de l’Eucharistie, il s’agit de la communion, source inépuisable de grâces et rencontre personnelle avec Jésus. Don Bosco présente à ses jeunes la messe comme « le sacrifice du corps et du sang de Notre Seigneur Jésus Christ offert et distribué dans les espèces consacrées du pain et du vin ». En y assistant, on revit la Passion comme les saintes femmes qui accompagnèrent Jésus jusqu’au Calvaire. D’où l’importance de bien se tenir pendant la célébration ! Et Jésus descend en personne sur l’autel pour appliquer à chacun de nous les mérites de son sang répandu. Don Bosco centre la spiritualité salésienne de l’Eucharistie sur le « mystère ineffable » que constitue la « présence réelle ». Le Christ ressuscité, présent dans l’hostie que l’on reçoit, et dans le tabernacle où il demeure, est un personnage vivant, actuel, avec qui on s’entretient. La communion est la rencontre avec un ami incomparable, qui soutient son ami dans les combats de la vie. Pour être toujours en état de le recevoir, il y avait des prêtres toujours présents à chaque temps de prière afin de donner le sacrement de pénitence.
D’autre part, la chapelle était toujours ouverte et accessible depuis la cour de récréation. Chacun pouvait y venir faire une « visite au Saint Sacrement » quand il le désirait. Après le repas de midi, c’est presque toute la population scolaire, salésiens en tête, qui venait se recueillir quelques instants devant Jésus présent au tabernacle. Le prêtre salésien qui célébrait la messe devait prendre conscience de la profondeur du mystère de la présence divine. Il exprimait cela par le calme, le recueillement, l’exactitude, l’attention à toutes les rubriques, la crainte révérencielle dans son face à face avec Dieu, en union intime avec Jésus, prêtre et victime »[i].

Par votre intercession, saint Jean Bosco, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

4. La Famille

 

« N’ayez peur de rien : Dieu est avec nous, Marie nous protègera » ; « La confiance est la clé de tout »

« En 1887, Don Bosco, bien qu’âgé de seulement soixante-douze ans était vraiment devenu un vieillard. Il voyait mal, il respirait avec difficulté, il ne marchait que soutenu par ses amis ou ses proches, il souffrait de démangeaisons et ses poumons affaiblis lui créaient une gêne presque permanente. Le voyage de Rome, en mai, l’avait encore diminué. Son médecin remarquait : « Il revint de Turin dans un tel état que si, au départ, l’affaiblissement de sa colonne l’obligeait déjà à marcher courbé et à ramener les bras derrière le dos pour s’équilibrer, arrivé ici il dut s’appuyer sur un bâton… ».

« Don Bosco célèbre, avec beaucoup de peine, sa dernière messe le 11 décembre 1887. Cela avait été pour lui un grand sacrifice de ne pouvoir célébrer pour la fête de l’Immaculée, le 8 décembre. Cependant, toujours calme et serein, il plaisantait sur sa pauvre échine et ses vieilles jambes. Dans la soirée du 17 décembre – c’était un samedi – il eut encore la force de confesser une trentaine de garçons des classes supérieures, mais ce fut la dernière fois. Sur une image, pour la dernière fois aussi, il réussit à tracer quelques lignes. Parmi celles-ci : « Ô Marie, protégez la France et tous les Français ». Don Bosco garda alors le lit pendant quarante-deux jours consécutifs. Au dire du coadjuteur qui, chaque nuit, veillait à son chevet : « Sa résignation était très grande ; il mettait en pratique ce qu’il me répétait souvent quand il était en bonne santé : fare, patire, tacere. Alors, ne pouvant plus rien faire, il souffrait et se taisait. » Comme de coutume, une petite circulaire, signée Don Bosco, invita les fidèles à la Messe de Minuit. A l’église, étudiants et apprentis se relayaient par groupe, chaque demi-heure, devant le Saint-Sacrement. Don Bosco mourut le 31 janvier. Jusqu’au bout, l’admirable vieillard était demeuré fidèle à lui-même ; le saint éducateur partait recevoir sa récompense. Sous la direction de Don Rua, ses fils allaient continuer la tâche commencée »[i].

Par votre intercession, saint Jean Bosco, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

« Les forces faibles si elles s’unissent deviennent plus fortes. Une corde à trois fils se casse difficilement »

« Don Bosco a su s’entourer de personnes compétentes et dévouées, provenant de toutes les couches de la société. Il a été le premier à concevoir des contrats de travail à l’intention des jeunes dont il s’occupait et qui étaient souvent exploités par les industries et le monde de la construction. Turin est alors une ville en plein développement, au début de la révolution industrielle.

Toute la population de cette région lui voue respect et vénération, reconnaissante de l’œuvre accomplie. On lui a attribué des miracles, le don de lire dans les cœurs et de prédire l’avenir, ce qui expliquerait en partie sa popularité immense et les triomphes qu’il remporte dans ses quêtes en France (1883) et en Espagne (1886). Mais on a, depuis lors, insisté sur ses qualités exceptionnelles d’éducateur.

À l’exception d’un Traité sur la méthode préventive en éducation écrit en 1862 et publié pour la première fois le 12 mars 1877 lors de l’inauguration solennelle du nouveau siège de l’œuvre (pour rappeler l’événement, Don Bosco fit publier une brochure bilingue, où apparaît pour la première fois son petit « traité » sur le système préventif), il n’a pas laissé d’exposés didactiques, sa pédagogie se comprenant à partir de son action : il faisait de l’éducation une affaire de confiance affectueuse et vigilante qui devait s’exprimer dans la joie et il admettait dans ses groupements une liberté si étonnante pour l’époque qu’on l’a souvent passée sous silence. Une de ses maximes était : « Prévenir et non réprimer »[ii].

Par votre intercession, saint Jean Bosco, nous confions nos amis, frères et sœurs et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Les exemples ont plus de force que les paroles, et on enseigne mieux par des actions que par des discours »

« À l’intention des jeunes, il ouvre à ses frais, à Turin, l’Oratoire Saint-François-de-Sales, une sorte de foyer dont les activités vont sans cesse s’élargir (cours du soir en 1844, un foyer d’apprentis en 1847, une école secondaire et des camps de vacances (1848), cours professionnels et une collection de lectures catholiques dont le tirage atteignit 18000 copies, chiffre énorme pour l’époque (1853), organisation des loisirs,…) Il développe l’idée, alors assez neuve, que l’éducation intellectuelle et professionnelle permet de prévenir la délinquance. Pour cela, il faut que le pédagogue soit ferme avec l’enfant, mais agisse en même temps avec une bienveillance ferme et confiante qui attend de chacun le meilleur (« amorevolezza » en italien). À ce titre, il peut figurer parmi les pédagogues du XIXe siècle.

Pour faire face au développement de cette action, il s’entoure de prêtres éducateurs avec lesquels il fonde le 26 janvier 1854 la Société de Saint François de Sales (dont les membres sont couramment appelés « Salésiens »), chargée de l’éducation des enfants pauvres, ainsi nommée en hommage à François de Sales. Elle sera approuvée en 1869 par Pie IX.

En 1872, avec Marie-Dominique Mazzarello, Jean Bosco fonde l’Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice (ou Salésiennes). En 1876, il fait approuver une manière de tiers-ordre, la Pieuse Union des coopérateurs salésiens.

Il est fondateur de maisons d’accueil pour étudiants, de foyers pour jeunes ouvriers et de séminaires pour vocations tardives. Son activité au service de la jeunesse des milieux populaires et ses recherches pédagogiques sont bientôt connus à travers l’Europe, où les fondations d’instituts se multiplient.

[…] Don Bosco est béatifié en 1929 puis canonisé par Pie XI le 1er avril 1934, jour de clôture de l’année sainte. En 1958, Pie XII le proclame patron des apprentis. Sa fête est fixée au 31 janvier »[ii].

Par votre intercession, saint Jean Bosco, nous vous confions toutes les lois et pratiques qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Ce n’est pas avec des coups, mais par la douceur et la charité que tu en feras des amis »

« Don Bosco a expérimenté dans sa vie les dimensions chrétiennes : croire, aimer, espérer. […] En relisant l’Hymne à la Charité de Saint Paul, il trouve aussi des ressources pour son action éducative : « L’amour est patient, excuse tout, fait confiance, espère tout, supporte tout » (1 Co 13, 4a.7). Dans son système « raison-religion-affection », Don Bosco évoque bien la religion d’amour, celle du Christ, qui résume et dépasse toutes les prescriptions dans la seule loi d’amour de Dieu et du prochain. Et ce commandement, il le met en œuvre dans la relation éducative. Dans la dimension religieuse, Don Bosco trouve des richesses pour les jeunes qu’il reçoit. Par exemple, les sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, qu’il considère comme les « piliers » de sa pédagogie, sont pour les jeunes une occasion de laisser là leurs échecs passé, et de repartir pour un avenir chaque fois nouveau »[i].

Par votre intercession, saint Jean Bosco, je confie au Seigneur les intentions de tous les membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)


marie-reine-du-cielSainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN