Avril 2015 - 4ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Sainte Colette de Corbie

Mystique thaumaturge, Réformatrice de l’ordre des Clarisses

Commémorée le 6 mars.

 

St Colette« Prière pour demander la grâce de la fertilité

Seigneur, nous voulons Vous prier, par l’intercession de Sainte Colette, pour les femmes de ce temps qui souhaitent donner naissance à un enfant.

À plusieurs reprises, Vous avez permis que des couples soient exaucés ici, dans notre paroisse, ou à Poligny au monastère où repose le corps de Sainte Colette.

Vers Vous nous nous tournons, espérant que Vous nous donnerez la joie de la fertilité à ceux et celles qui se tournent vers Vous dans cette intention.
Nous Vous prions avec toutes celles et ceux qui vivent dans l’attente de Votre grâce.
Que le moment venu ils sachent Vous remercier Vous, le Père de toute création. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen »[1].

1. La Fécondité

 

« La naissance de Colette, le 13 janvier 1381, à Corbie, est une réponse de Dieu à la foi de ses parents sexagénaires. (Pieuse) dès l’enfance, elle se retire quatre ans dans la solitude (1402-1406). Là, Dieu lui révèle sa mission d’Eglise. En vraie fille de saint François et de sainte Claire, réformatrice courageuse, elle redonne à l’Ordre franciscain dès 1410, une vigueur nouvelle. En l’espace de 30 ans, elle fonde dix-(huit) monastères, dont Poligny, œuvrant en même temps de toutes forces, à l’unité des chrétiens. Elle meurt à Gand, le 6 mars 1447. Ses reliques sont vénérées au monastère de Poligny (Jura). Sainte Colette est spécialement invoquée par les mamans qui désirent ou attendent une naissance »[1]Diocèse de Paris.

Par votre intercession, sainte Colette, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Famille

 

« Son père, Robert Boëllet, est maître-charpentier de l’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Corbie. Sa mère, Marguerite Moyon, vit de la spiritualité franciscaine en se dévouant aux pauvres et en méditant quotidiennement la Passion du Christ. La naissance de Colette est pour eux une bénédiction. Devenus âgés et sans enfant, ils avaient prié saint Nicolas de leur donner une descendance. Lorsque Colette naît, (la maman avait 60 ans), ils la nomment Nicolette en reconnaissance au saint, prénom qui deviendra par la suite Colette »[1]. « Sainte Colette, bénie par Saint Nicolas pour sa naissance, […] a obtenu du Seigneur de nombreuses naissances et rompu bien souvent les chaînes de la stérilité »[2].

Sœur Claire-Elisabeth de l’abbaye de Poligny, nous présente sainte Colette comme une sainte qui suscite la vie :

« (Sa naissance) est un premier miracle, miracles qui ont jalonné la vie de sainte Colette comme beaucoup de saints. Parce que quand on se laisse prendre par la grâce de Dieu, eh bien la vie tout entière est pleine de grâce. Elle a été aussi une femme qui a beaucoup prié. Ici, dans le monastère, pas loin, il y a une pièce qui était son oratoire. Et beaucoup de personnes venaient la voir pour lui demander la prière. En particulier des parents inquiets par la venue d’un enfant, ou des enfants malades, des femmes en couche aussi se confiaient à sa prière. Et elle donnait un petit billet où était notée une prière qu’elle lisait elle-même en communion avec les personnes. Et il y a eu beaucoup de grâces qui ont été offertes par son intercession »[3]Vidéo de sœur Claire-Elisabeth à Poligny.

Par votre intercession, sainte Colette, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

3. La Confiance en Dieu

 

« Les récits de son enfance rapportent comment Colette se retire en solitude pour prier, redistribue ses repas aux pauvres, aime la liturgie bénédictine à laquelle elle assiste la nuit à l’insu de ses parents. À l’âge de 18 ans, sa mère étant déjà décédée, son père, avant de mourir, la confie au père Jean Bassand, célestin et prieur du monastère Saint Benoît d’Amiens, qui devient alors son tuteur.

Après avoir refusé plusieurs propositions de mariage, Colette prononce, à 19 ans, le vœu de virginité. En quête de sa voie, elle fait trois expériences de vie religieuse. D’abord chez les béguines de Corbie pendant un an, ensuite comme converse chez les bénédictines et enfin comme servante chez les clarisses urbanistes près de Senlis. Aucune de ces expériences ne comble son désir d’absolu. Il faut dire qu’à cette époque plusieurs communautés vivent un relâchement de leur règle primitive. Colette ne retrouve pas la pauvreté radicale dont elle a soif.

De retour à Corbie, elle rencontre le père Jean Pinet, supérieur du couvent franciscain de Hesdin, qui lui propose de vivre en recluse sous la règle du tiers-ordre franciscain. Le 17 septembre 1402, à l’âge de 21 ans, Colette entre en réclusion perpétuelle dans une cellule adossée à l’église Notre-Dame de Corbie, plus tard appelée Saint-Étienne. La cérémonie est présidée par l’abbé de Corbie, le comte Raoul de Roye, et l’homélie est prononcée par le père Jean Pinet : « Pendant quatre ans, Colette mena une vie sobre, se vêtant d’une haire (chemise de crin ou de poil de chèvre). Elle dormait sur la terre nue, avec sous la tête pour oreiller un dur bloc de bois »»[1].

A 25 ans, « recluse depuis 5 ans, elle a eu la grâce d’une apparition de saint François et de sainte Claire, lui demandant de sortir de sa réclusion pour aller évangéliser et réformer les monastères des Clarisses qui étaient devenus pour certains d’entre eux, des « palaces » »[2]. « Le pape Benoît XIII qu’elle va rencontrer à Nice lui donne le voile noir de clarisse et la nomme abbesse des religieuses venant à la Réforme de l’Ordre.» [2]. « Colette revient à Corbie désirant fonder son premier monastère dans sa ville natale. Mais l’accueil est désastreux. Les habitants n’ayant pas compris son départ, lui sont devenus hostiles. Elle est donc accueillie par la comtesse Blanche de Genève chez qui elle loge avec des compagnes.

En janvier 1408, le pape Benoît XIII confie à Colette le monastère de clarisses urbanistes à Besançon. Elle en prend procession deux ans plus tard et y rétablit la Pauvreté de la Règle de sainte Claire. Les vocations affluent… De 1410 à 1447, Colette fondera seize monastères et en refondra deux. Des familles nobles se lient d’amitié avec elle et l’aident dans ses nombreuses fondations. En 1430, Colette écrit ses propres Constitutions approuvées quatre ans plus tard par le ministre général de l’Ordre, Guillaume de Casal. Elle reprend la Règle de Claire conservant l’idéal de la Pauvreté évangélique de saint François et de sainte Claire – ne rien posséder en propre ou en commun. Aux vœux de chasteté, pauvreté et obéissance, Colette ajoute le vœu de clôture. Autre particularité, elle ne désire pas de sœurs converses. Pour embellir les Offices liturgiques, Colette conçoit un mode de psalmodie lente et suppliante qui deviendra une caractéristique des moniales colettines. Elle insère aussi dans ses Constitutions une pratique plus régulière de l’Eucharistie, soit un dimanche sur deux, contrairement aux sept réceptions annuelles inscrites dans la Règle de Claire. Elle-même communie fréquemment, parfois quotidiennement, fait inhabituel pour l’époque »[1].

Par votre intercession, sainte Colette, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

4. La Foi

 

« En terre ombrienne, on a coutume d’appeler les Clarisses françaises d’Assise les « Colettines ». Cet intitulé « Colettines » reflète une histoire et une identité particulières, tout en s’insérant dans la grande tradition de l’Ordre de Ste Claire. En effet, la réforme conduite par Ste Colette avait pour finalité de retrouver la vigueur spirituelle de la Règle de Ste Claire, à une époque où peu de monastères s’y référaient encore. En ce temps-là règnent la famine, la violence, la misère : c’est la « guerre des Cent Ans » dont le royaume de France est l’enjeu. L’Eglise est déchirée en raison du Schisme d’Occident : il y a deux papes, même trois à un moment ! Les Ordres monastiques traversent une période de décadence, les franciscains sont divisés en différentes observance […] Si, depuis le Concile Vatican II, les clarisses françaises d’Assise ont adopté les nouvelles Constitutions Générales de l’Ordre des Sœurs Pauvres, comme la plupart des clarisses, il reste que leur attachement à Sainte Colette est profond, et qu’elles se savent responsables de ce patrimoine et de cette expérience d’Eglise : Colette a su avec grande sagesse accueillir un charisme et lui redonner une forme institutionnelle qui lui a permis de traverser les siècles. Même les années terriblement difficiles de la Révolution Française n’ont pu éteindre la flamme qui a été ainsi ranimée » [1].

Colette ne chercha pas à faire une œuvre originale. Elle se voulait simplement fidèle à la pensée des fondateurs. Ainsi, à Nice, avait-elle demandé au pape de pouvoir « garder la Règle que le glorieux Père Saint François donna à la glorieuse Madame Sainte Claire ». Et ceci était d’une portée considérable, car la Règle d’Urbain IV avait presque partout supplanté celle de la fondatrice »[1]. « Dans chacun de ses monastères, Colette se fait construire une cellule avec un oratoire donnant sur la chapelle. Elle suit ainsi la messe en privé comme au temps de sa réclusion à Corbie. Bien qu’elle voyage beaucoup pour visiter ses fondations, Colette demeure profondément recluse en Dieu. Dans sa personne, elle incarne parfaitement Marthe et Marie des Évangiles. Le 6 décembre 1446, Colette arrive au monastère de Bethléem, à Gand, en Belgique. Trois mois plus tard, à l’âge de 66 ans, elle y meurt entourée de ses sœurs et de ses frères colettins. Elle fut enterrée dans le cimetière du monastère, sans suaire ni cercueil. En 1807, Colette est canonisée par le pape Pie VII »[2] « Mystique, elle revit la Passion chaque jour. Ascétique. Des extases, des larmes, des ravissements au moment de l’Eucharistie ! Courageuse dans les difficultés, les luttes contre le démon, les souffrances. Thaumaturge, pacifique, elle est humble, et se nomme (elle-même) «la petite ancelle du Seigneur, indigne et inutile servitesse »[3].

Par votre intercession, sainte Colette, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et de nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

Sœur Claire-Elisabeth : « Ce lieu (Poligny) est un lieu souvent visité par des personnes en souffrance parce qu’en attente d’enfants. Parfois une attente qui se fait très longue et parfois qui semble de l’ordre de l’impossible. Sainte Colette est une femme qui a su que Dieu était le maître de l’impossible. C’est une femme qui, à la fois s’est remise toujours entièrement à Dieu et a remis les personnes qui se confiaient à elle entièrement à Dieu pour qu’Il accomplisse Sa volonté. Et cette volonté qui est une volonté de vie, de fécondité. Qui est une volonté de Bonheur pour chacun même sur ce chemin ne passe pas toujours par le bonheur que nous pensons pour nous. Il y a des personnes qui sont dans leurs prières réellement exaucées, puisqu’après une demande d’intercession, les couples attentent un enfant et mettent au monde un enfant avec beaucoup de joie. Donc il y a beaucoup de personnes qui viennent rendre grâce, beaucoup de personnes nous écrivent ou viennent avec leurs enfants. […] Il y a aussi des personnes qui vont attendre et qui n’auront pas un enfant désiré, mais pour qui, des chemins de fécondité vont s’ouvrir. Soit par l’adoption, soit par des ouvertures dans leur vie, des lieux de services, des lieux de mission aussi, et en particulier pour soutenir la vie, pour permettre à d’autres de trouver des chemins de vie. Et là aussi ce sont des lieux de fécondité qui sont tout aussi réels, tout aussi beaux et tout autant au service de la vie, même s’ils demandent quelque part un renoncement douloureux et profond. Mais sainte Colette accompagne aussi ces chemins qui sont de beaux chemins »[1].

Par votre intercession, sainte Colette, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

Sœur Claire-Elisabeth : « Nous avons vécu avec la paroisse sainte Colette de Paris l’accueil d’un pèlerinage de couples en espérance d’enfants. Et, au cours d’une veillée de prière où nous étions présentes, nous portions avec eux leurs attentes, leurs espérances, leurs désirs, leurs souffrances aussi, c’est un peu, beaucoup, la mission de la communauté ici à Poligny de recevoir énormément de demandes de prières pour ce désir de donner la vie, de porter la vie. Comme sainte Colette l’a fait, nous le faisons aussi à notre tour. De son temps, elle a aidé beaucoup, beaucoup de personnes. Et dans notre temps, où le désir de vie est si souvent mis à mal par des forces de mort très fortes, eh bien nous aidons et nous accueillons par notre prière, à la fois l’espérance et à la fois la souffrance de toutes ces personnes qui désirent donner la vie. Notre communauté a beaucoup d’expériences très belles »[1].

Par votre intercession, sainte Colette, nous vous confions toutes les lois et pratiques qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Je ne vous oublierai pas plus au Ciel que je ne vous ai oubliées sur la terre. Que l’amour et la grâce de notre Seigneur remplissent vos esprits et vos cœurs; que ses bénédictions descendent sur vous et vous conservent jusqu’à la fin » Sainte Colette (derniers avis)[1].

Par votre intercession, sainte Colette, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

vierge marie enfant jésusSainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN