Juin 2015 - 4ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Célébrons en ce jour spécial :

La Nativité de saint Jean-Baptiste

Solennité le 24 juin.

 

Toi qui veilles en la nuit…

st jean baptiste enfantToi qui veilles en la nuit, Joyeuse est ta lumière !
Tu es la lampe qui brûle et qui luit
Jusqu’à l’aube attendue depuis des siècles.
Tu précèdes le jour, Tu portes l’espérance;
Eclaire l’homme en sa quête d’amour
Et ramène son cœur A l’innocence.
A la Pâque de Dieu Prépare notre terre !
Tu nous annonces un baptême de feu :
Qu’il embrase la vie De tous les êtres !
Ta lumière décroît, Une autre se révèle ;
C’est Dieu qui monte et devance tes pas :
Dans l’aurore du Christ, La joie parfaite ![i]

 1. La Fécondité

 

« Jean, cousin de Jésus, né de Zacharie et Élisabeth, est appelé « baptiste » car il baptisait dans le Jourdain pour préparer le baptême dans l’Esprit. L’Église, dit saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle. La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu’il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth.

La naissance de saint Jean-Baptiste fut une grande joie pour la terre, puisqu’elle lui annonçait l’approche de sa Rédemption. La puissance divine était intervenue d’une manière extraordinaire dans la naissance de quelques prophètes, de Samuel et de Jérémie, par exemple ; mais elle éclata bien davantage dans celle du saint Précurseur, que la dignité de son ministère futur et le degré éminent de grâce et de sainteté auquel il était élevé rendaient, selon la parole de Jésus-Christ lui-même, bien supérieur à tous les patriarches et à tous les prophètes.

Le message d’un Ange à Zacharie pour lui annoncer la naissance de Jean-Baptiste, la maternité d’Élisabeth à un âge très avancé, le mutisme subit de Zacharie depuis l’annonce de l’Ange jusqu’à la circoncision de l’enfant, et sa guérison miraculeuse, qui lui permit d’entonner le beau cantique Benedictus : tout est merveilleux dans l’apparition du Précurseur, qui allait montrer bientôt le Sauveur promis et attendu depuis quatre mille ans.

Parmi les récits évangéliques, il en est peu d’aussi intéressants ni d’aussi touchants que celui de la naissance de saint Jean-Baptiste. Les miracles s’ajoutaient aux miracles autour du berceau de l’enfant ; les habitants du voisinage furent saisis d’une crainte respectueuse, et le bruit de ces merveilles se répandit dans toutes les montagnes de la Judée, de sorte que tous se disaient les uns aux autres : « Que pensez-vous de l’avenir de cet enfant ? »

Saint Jean-Baptiste occupe dans l’histoire de l’humanité une place incomparable : il sert de trait d’union entre les deux mondes, il résume en lui tout l’Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres. « Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu’il est tout cela en même temps. Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des saints, il forme au milieu d’eux une classe particulière. » (La Luzerne) Le culte de saint Jean-Baptiste a toujours joui d’une immense popularité. Sa fête a été souvent célébrée par des feux de joie. Il est patron de nombreuses paroisses, de nombreuses confréries et des Canadiens français »[i]Abbé Jaud.

Par votre intercession, saint Jean-Baptiste, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Famille

 

Evangile selon saint Luc (I 57-80) : « Quand à Elisabeth, le temps fut révolu où elle devait enfanter, et elle donna naissance à un fils. Et ses voisines et ses parents apprirent que le Seigneur avait magnifié sa miséricorde à son égard, et ils s’en réjouissaient avec elle ».

« Jean Baptiste est un homme que seul Dieu pouvait donner à Israël. À l’origine de son aventure, il y a une femme stérile et âgée, Élisabeth, et il y a un père au Temple, lui aussi chargé d’années : ce sont les pauvres du Seigneur, « justes devant Dieu ; irréprochables à suivre les commandements et les observances du Seigneur » (Lc 1, 6), le petit reste humble qui met sa confiance en Dieu ; et c’est à eux, précisément, que Dieu s’adresse pour accomplir son dessein d’amour et de salut. Rien ne peut conditionner le choix de Dieu, et celui-ci ne peut pas davantage être entravé par des limites humaines, comme la vieillesse et la stérilité : l’élection n’exige que la prédisposition, l’attente, la foi. Jean naît ainsi, annoncé par un ange à son père prêtre, tandis que ce dernier célèbre au Temple ; il n’est qu’un embryon dans le sein de sa mère lorsqu’il reconnaît déjà, en dansant, la présence du Messie et Seigneur Jésus à peine conçu dans le sein de Marie ; et c’est dans le ventre de sa mère qu’il est sanctifié par l’Esprit saint qui descend sur elle. A sa naissance, voilà que son nom fixe pour lui sa vocation et sa mission, ce nom donné par Dieu par l’intermédiaire de l’ange – Johanan, « le Seigneur fait grâce » »[i]Enzo Bianchi.

Par votre intercession, saint Jean-Baptiste, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

3. La Confiance en Dieu

 

Evangile selon saint Luc (I 57-80) : « Or, le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l’enfant, et ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Et prenant la parole, sa mère dit : « Non, mais il s’appellera Jean » Et on lui dit : « Il n’y a personne de ta parenté qui soit appelé de ce nom. » Et on demandait par signes au père comment il voulait qu’on l’appelât. Et ayant demandé une tablette, il écrivit : « Jean est son nom » Et ils furent tous étonnés ».

Sa bouche s’ouvrit à l’instant même et sa langue se délia, et il parlait, bénissant Dieu. Et la crainte s’empara de tous leurs voisins et, dans toute la région montagneuse de la Judée, on s’entretenait de toutes ces choses. Et tous ceux qui en entendirent parler les mirent dans leur cœur, en disant : « Que sera donc cet enfant ? » Et de fait la main du Seigneur était avec lui ».

zacharie naissance jean

Fra Angelico. Zacharie nomme « Jean ». 1334-1335. Fresque du Couvent San Marco, Florence. Italie.

Méditons avec le Pape Benoît XVI : « Aujourd’hui, 24 juin, nous célébrons la solennité de la naissance de saint Jean-Baptiste. À part la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul saint dont la liturgie célèbre la naissance, et elle le fait parce que celle-ci est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu. Dès le sein maternel, en effet, Jean est le précurseur de Jésus : sa conception prodigieuse est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que « rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37), six mois avant le grand prodige qui nous donne le salut, l’union de Dieu avec l’homme par l’action du Saint-Esprit. Les quatre Évangiles donnent une grande importance à la figure de Jean-Baptiste en tant que prophète qui conclut l’Ancien Testament, et inaugure le Nouveau, indiquant en Jésus de Nazareth le Messie, le Consacré du Seigneur. En effet, Jésus lui-même parlera de Jean en ces termes : « Il est celui dont il est écrit : Voici que moi j’envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi. En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui » (Mt 11, 10-11).

Le père de Jean, Zacharie, mari d’Elisabeth, parente de Marie, était un prêtre du culte de l’Ancien Testament. Il n’a pas cru tout de suite à l’annonce d’une paternité qu’il n’espérait plus désormais, et c’est pour cette raison qu’il demeura muet jusqu’au jour de la circoncision de l’enfant auquel, avec sa femme, ils donnèrent le nom indiqué par Dieu, c’est-à-dire « Jean », ce qui signifie : « Le Seigneur fait grâce ». Animé par l’Esprit Saint, Zacharie parla ainsi de la mission de son fils : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur, pour lui préparer les voies, pour donner à son peuple la connaissance du salut par la rémission de ses péchés » (Lc 1, 76-77). Tout ceci se manifesta trente ans après, quand Jean se mit à baptiser dans le fleuve du Jourdain, en appelant les gens à se préparer, par ce geste de pénitence, à la venue imminente du Messie que Dieu lui avait révélée durant son séjour dans le désert de Judée. C’est pourquoi on l’appela « Baptiste », c’est-à-dire le « Baptiseur » (cf. Mt 3,1-6).

Lorsqu’un jour, de Nazareth Jésus lui-même vint se faire baptiser, Jean tout d’abord refusa, puis il consentit, et il vit l’Esprit Saint se poser sur Jésus et il entendit la voix du Père céleste qui le proclamait son Fils (cf. Mt 3, 13- 17). Mais sa mission n’était pas encore achevée : peu après, il lui fut demandé de précéder Jésus aussi dans une mort violente. Jean fut décapité dans la prison du roi Hérode, et il rendit ainsi pleinement témoignage à l’Agneau de Dieu qu’il avait été le premier à connaître et à désigner publiquement.

Chers amis, la Vierge Marie a aidé sa parente âgée, Elisabeth, à porter à son terme sa grossesse de Jean. Qu’elle nous aide tous à suivre Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, que Jean-Baptiste a annoncé avec une grande humilité et ardeur prophétique »[i]Place saint Pierre, 24 juin 2012.

Par votre intercession, saint Jean-Baptiste, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

4. La Foi

Evangile selon saint Luc (I 57-80) : « Et Zacharie, son père, fut rempli du Saint-Esprit et il prophétisa en disant : « Béni soit le Seigneur Dieu d’Israël : il visite et rachète son peuple. Il nous suscite une force de salut dans la maison de David, son serviteur, comme il l’a dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes. Salut qui nous arrache à l’oppresseur, aux mains de tous nos ennemis ; amour qu’il scellait avec nos pères et souvenir de son alliance sainte ; serment juré à notre père Abraham de nous donner, qu’affranchis de la crainte, délivrés des mains de l’oppresseur, nous le servions en justice et sainteté devant sa face tout au long de nos jours. Et toi, petit enfant, qu’on nommera prophète du Très-Haut, tu marcheras devant la face du Seigneur pour préparer ses voies ; pour annoncer à son peuple le salut en rémission de ses péchés, par l’amour du cœur de notre Dieu qui vient nous visiter ; soleil levant, lumière d’en haut sur ceux de la ténèbre, qui gisent dans l’ombre de la mort, et guide pour nos pas au chemin de la paix ». Quant à l’enfant, il croissait, et son esprit se fortifiait. Et il fut dans les endroits déserts jusqu’au jour où il se présenta à Israël ».

Ecoutons Benoit XVI : « Tous les Évangiles entament la narration de la vie publique de Jésus par le récit de son baptême dans le fleuve du Jourdain par Jean. Saint Luc donne un cadre historique solennel à l’entrée en scène de Jean-Baptiste. […] Les gens accouraient de Jérusalem et de toutes les régions de Judée pour écouter Jean-Baptiste et se faire baptiser par lui dans le fleuve, après avoir confessé leurs péchés (cf. Mc 1, 5). La réputation du prophète qui baptisait grandit au point que ces nombreuses personnes se demandaient si c’était lui le Messie. Mais l’évangéliste précise qu’il nia de manière catégorique : « Je ne suis pas le Christ » (Jn 1, 20). Il reste de toute façon le premier « témoin » de Jésus, ayant reçu une indication du Ciel à son sujet : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint » (Jn 1, 33). Ceci se produisit précisément lorsque Jésus, ayant reçu le baptême, sortit de l’eau : Jean vit l’Esprit descendre sur Lui comme une colombe. Ce fut alors qu’il « connut » la réalité tout entière de Jésus de Nazareth, et commença à le « manifester à Israël » (Jn 1, 31), en le désignant comme Fils de Dieu et rédempteur de l’homme : « Voici l’agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29).

En tant que prophète authentique, Jean rendit témoignage à la vérité sans compromis. Il dénonça les transgressions des commandements de Dieu, même lorsque leurs auteurs en étaient les puissants. Ainsi, lorsqu’il accusa Hérode et Hérodiade d’adultère, il le paya de sa vie, scellant par le martyre son service au Christ qui est la Vérité en personne. Invoquons son intercession, ainsi que celle de la Très Sainte Vierge Marie, afin que de nos jours également, l’Église sache demeurer fidèle au Christ et témoigner avec courage de sa vérité et de son amour pour tous »[i]Place saint Pierre, 24 juin 2007.

Par votre intercession, saint Jean-Baptiste, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

« Saint Augustin, qui s’appliquait à découvrir les raisons mystérieuses des événements, a voulu savoir pourquoi Jésus-Christ est né à l’équinoxe d’hiver et Jean-Baptiste à celui d’été. Dans le sermon du quatrième jour dans l’octave, il nous propose ce qu’il a découvert : Jean est un homme, le Christ est Dieu. Que l’homme se fasse petit, pour que Dieu apparaisse plus grand, suivant ces paroles dites par Jean au sujet du Sauveur : il faut qu’il croisse et que moi, je diminue. Pour que l’homme soit abaissé, Jean naît aujourd’hui, où les jours commencent à diminuer ; pour que Dieu soit exalté, le Christ naît au moment où les jours commencent à grandir. Tout cela est très mystérieux. La naissance de Jean-Baptiste, que nous célébrons, est, comme celle du Sauveur, pleine de mystère. Quel est ce mystère, si ce n’est celui de notre humiliation, comme la naissance du Christ est pleine du mystère de notre élévation.

Ces témoignages de saint Maxime et de saint Augustin prouvent que cette fête est l’une des plus anciennes du calendrier. Sa célébration est constatée dès le milieu du quatrième siècle. Elle a déjà sa place parmi les solennités importantes ; on lui donna bientôt une octave et une vigile et elle traversa le moyen âge avec ce complément. […]

L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que la naissance de Jean serait, pour un grand nombre, une occasion de joie, multi in nativitate ejus gaudebunt. En souvenir de cette prophétie, sa fête est joyeuse ; elle a pour signe caractéristique une allégresse qui ne se trouve pas ailleurs. […]

Ces réjouissances populaires et religieuses faisaient entrer le sentiment chrétien dans la vie des villages et des villes ; la religion n’était pas reléguée entre les murailles des sanctuaires ; les hommes la connaissaient, ils l’aimaient comme un élément essentiel de leur existence »[i].

Par votre intercession, saint Jean-Baptiste, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Alors que nous pouvons être tentés par la culture de mort ambiante qui pousse à n’avoir de la vie qu’une vision pessimiste et négative, profitons de cette solennité de la Nativité de Jean Baptiste qui nous prépare à celle de Noël dans 6 mois, pour demander à Dieu de nous accorder un regard renouvelé sur la vie, sur la beauté de la vie dès sa conception et sur toute naissance. Comme le disait encore le Bienheureux Jean Paul II : « Nous aussi, comme le Psalmiste, louons et bénissons Dieu notre Père, qui nous a tissés dans le sein maternel et qui nous a vus et aimés lorsque nous étions encore inachevés et exclamons-nous avec une joie débordante : « Je te rends grâce pour tant de prodiges : merveille que je suis, merveille que tes œuvres ». Oui, « cette vie mortelle, malgré ses tourments, ses mystères obscurs, ses souffrances, son inévitable caducité, est une réalité merveilleuse, un prodige toujours nouveau et émouvant, un événement digne d’être chanté et d’être glorifié dans la joie ». En outre, l’homme et sa vie ne nous apparaissent pas seulement comme un des plus grands prodiges de la création : Dieu a conféré à l’homme une dignité quasi divine. En tout enfant qui naît et en tout homme qui vit ou qui meurt, nous reconnaissons l’image de la gloire de Dieu : nous célébrons cette gloire en tout homme, signe du Dieu vivant, icône de Jésus Christ »[i]Homélie des Paroisses st Nom-la-Bretèche et Chavenay, 24 juin 2012.

Par votre intercession, saint Jean-Baptiste, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Dans l’oraison de cette solennité, nous avons demandé au Seigneur de nous accorder le don de la joie spirituelle ! Comme le rappelait Benoit XVI dans son message pour les journées mondiales de la jeunesse de cette année : « Dieu veut nous faire participer à sa propre joie, divine et éternelle, en nous faisant découvrir que la valeur et le sens profond de notre vie réside dans le fait d’être accepté, accueilli et aimé de lui, non par un accueil fragile comme peut l’être l’accueil humain, mais par un accueil inconditionnel comme est l’accueil divin : je suis voulu, j’ai ma place dans le monde et dans l’histoire, je suis aimé personnellement par Dieu. Et si Dieu m’accepte, s’il m’aime et que j’en suis certain, je sais de manière sûre et certaine qu’il est bon que je sois là et que j’existe ». C’est la grande expérience spirituelle qu’a faite Isaïe : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé. J’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom! Oui j’ai du prix aux yeux du Seigneur ! »

Il fut bon et salutaire que Jean Baptiste naisse et existe ! Il fut bon et salutaire qu’Isaïe naisse et existe ! Il fut bon et salutaire que Jésus naisse et existe ! Et ô combien ! Mais il est également bon et salutaire que chacun de nous soit né et existe ! Car tous, nous avons du prix aux yeux du Seigneur ! Oui, comme le disait encore Jean Paul II : « le peuple nouveau des rachetés ne peut pas ne pas éclater en hymnes de joie, de louange et de reconnaissance pour le don inestimable de la vie, pour le mystère de l’appel de tout homme à participer dans le Christ à la vie de la grâce et à une existence de communion sans fin avec Dieu Créateur et Père ». […] Que cette solennité nous aide à rendre grâce à Dieu d’être né et d’exister ! Que Saint Zacharie, Sainte Élisabeth, Saint Jean baptiste intercèdent pour nous afin que nous chantions nous aussi la louange de Dieu qui fait des merveilles ! »[i].

Par votre intercession, saint Jean-Baptiste, je confie au Seigneur les intentions de tous les membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)


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Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN