Juillet 2015 - 1ère semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Sainte Opportune

Mère Abbesse, Thaumaturge,

Commémorée le 22 avril.

 

ste opportune statue découpéeDieu notre Père, de qui découle toute paternité,

Fais-nous, par l’intercession de sainte Opportune, participer à ce don de la vie qui est Tien,

De sorte que nous puissions voir dans l’enfant que tu nous accorderas, un signe plus vivant de Ta présence dans notre maison.

Bénis notre amour afin qu’il soit fécond, et que demain s’élève, avec la nôtre,

Une autre voix pour Te louer, un autre cœur pour T’aimer,

Une autre vie pour Te rendre témoignage.

Par Jésus, ton Fils, notre Seigneur. Amen[i]Sur le site de Notre Dame d’Argentan, sainte Opportune et les enfants.

 1. La Fécondité

 

« Hymne de la fête de sainte Opportune :

« Elle accomplit des prodiges
Et vint au secours de beaucoup,
En intercédant avec ferveur
Pour ceux qui la suppliaient
. »

Le culte de sainte Opportune se répandit rapidement après sa mort, en raison de nombreux miracles obtenus, en Normandie puis en région parisienne, du fait de la translation de ses reliques lors des invasions normandes.

A l’abbaye d’Almenèches, son culte se développa au début du XVIe siècle, après la résurrection d’un enfant mort-né. Ce culte se raviva, à la suite d’un vœu que les moniales firent à la Pentecôte 1904, dans le contexte des lois anti-congrégationistes. On invoquait sainte Opportune pour retrouver des objets perdus, protéger les jeunes gens partant à la guerre, guérir des maladies. Elle était surtout considérée comme patronne de la bonne mort et des causes désespérées.

Ce n’est qu’en 1970, 1200 ans tout juste après sa mort, qu’on a découvert son nouveau charisme : obtenir des naissances tardant à s’annoncer.

Tout a débuté quand l’aumônier, un bénédictin hollandais, ayant sainte Opportune en grande vénération, proposa au foyer de son neveu tardivement marié, de passage à Argentan en 1969, de confier à la sainte leur grand désir d’avoir un enfant. Les moniales se sont associées à leur prière. Neuf mois après, naissait une petite fille… Deux ans plus tard, ils leur demandaient de renouveler leurs prières pour la même intention, et venait au monde, dans les mêmes délais, une seconde fille.

Ce charisme continua à s’affirmer. Depuis lors, beaucoup de personnes ont prié sainte Opportune pour obtenir un enfant et ont été exaucées, en témoignent les photos des bébés qui remplissent déjà 5 albums. Il y a possibilité de faire un pèlerinage à la crypte de l’Abbaye, dédiée à sainte Opportune, près de la relique qui y est exposée ».[i]

Par votre intercession, sainte Opportune, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Famille

 

« Opportune naquit à Exmes, ville autrefois importante du diocèse de Séez, au commencement du VIIIème siècle. Son père, qui descendait des rois de France de la première race, gouvernait cette contrée à titre de comte ; son frère, saint Godegrand, occupa aux environs de 760, le siège épiscopal de Séez, et Lanthilde, sa tante, à qui l’on donne parfois le titre de Sainte, était abbesse des Bénédictines d’Almenèches, monastère situé entre Séez et Argentan.

Opportune était donc d’une noble race, mais plus admirable par sa foi. D’une beauté remarquable, elle gardait sa pureté avec un soin jaloux et se distinguait, parmi toutes les jeunes filles de son âge et de son rang, par la modestie et la simplicité de ses vêtements. Tant de vertu, unie à tant de charmes, rendait la jeune vierge l’objet de tous les regards. Aussi, un grand nombre de jeunes seigneurs riches et puissants aspiraient-ils à sa main. Ils mettaient tout en œuvre pour gagner le cœur d’Opportune. Mais plus les promesses qu’on lui faisait étaient magnifiques, plus elle se détachait de l’amour des choses de ce monde. C’est que l’infinie beauté de Dieu l’avait ravie, et pour lui conserver intact le parfum de son innocence et de sa virginité, elle était disposée à tout foulée aux pieds, même une couronne royale. […] Opportune eut la gloire du martyre caché, car, chaque jour, par la pratique de la mortification, elle portait la croix de Jésus-Christ et luttait contre les embûches du démon, de la chair et du monde.

Un jour, Opportune accompagnant ses parents à l’église entendit lire ces paroles de Notre-seigneur à un jeune-homme : « Allez, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres. Venez ensuite, suivez-moi, et vous aurez un trésor dans les cieux ». Ces paroles pénétrèrent au fond du cœur de la jeune fille comme un trait de lumière et décidèrent de la direction de sa vie. Rentrée à al demeure paternelle, elle se jette aux pieds de ses parents et les supplie avec larmes de lui permettre de se faire religieuse pour se donner tout à Dieu et n’avoir plus rien au monde »[i]Sainte Opportune, abbesse bénédictine d’Almenèches, d’après : Vie et culte de sainte Opportune de l’Abbé M. Durand, curé d’Almenèches, 1873, imprimerie Ferey, Paris.

Par votre intercession, sainte Opportune, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

3. La Confiance en Dieu

 

« Opportune choisit la solitude de ce que l’on appelait le Petit Monastère, Monasteriolum, également sur la terre d’Almenèches, et qui était réputé en ces temps-là, pour son étroite observance et sa discipline régulière. Quelques jours après son arrivée dans cette retraite, Opportune y reçut le voile de Godegrand son frère, en présence de leurs parents et d’un grand concours du peuple. Lorsqu’elle entra dans le monastère, les autres religieuses aperçurent visiblement son ange gardien qui marchait à ses côtés pour l’instruire de ce qu’elle avait à faire. Il n’est donc pas étonnant que ses progrès dans la perfection fussent rapides et qu’elle surpassât bientôt les anciennes et même ses maîtresses, dans la science de Jésus-Christ.

L’abbesse du Petit Monastère étant morte, toutes les religieuses jetèrent les yeux sur Opportune pour lui succéder. Dans son humilité, elle ne voulut point d’abord y consentir. Elle demanda trois jours de délai afin de consulter la volonté de Dieu qui lui fit connaître par une révélation, quel était son bon plaisir. L’élue se soumit donc, mais sa nouvelle dignité ne lui servit qu’à augmenter ses dévotions et pénitences. Elle passait souvent les nuits en prières et se privait quelquefois de nourriture pendant des jours entiers. Tous les mercredis et vendredis étaient pour elle autant de jours de jeûne. Dans l’intervalle, Opportune prenait le soir un peu de pain d’orge auquel s’ajoutaient, le dimanche, de petits poissons. Et si l’une des religieuses lui demandaient de modérer se jeûnes : « Non, non, répondait-elle ; Adam a été chassé du paradis pour avoir mangé du fruit défendu : nous devons y rentrer par le jeûne ». Même si elle était austère avec elle-même, elle avait grand soin de ses religieuses et veillait à ce que rien ne leur manquât »[ii] Sainte Opportune, abbesse bénédictine d’Almenèches, d’après Vie et culte de sainte Opportune de l’Abbé M. Durand, curé d’Almenèches, 1873, imprimerie Ferey, Paris.

Par votre intercession, Sainte Opportune, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

4. L’ouverture aux autres

 

« Les malades et les pauvres étaient l’objet de sa plus tendre sollicitude, car voyant toujours en eux Jésus-Christ lui-même, elle se faisait un plaisir de les servir. Elle couchait sur la dure et n’avait pour couverture qu’un rude tissu de crin ; pendant le jour, elle avait soin de couvrir son lit d’un voile d’un aspect moins austère afin de cacher ses pénitences aux nombreux visiteurs. Le cilice ne la quittait pas, et sa robe, de grosse étoffe était toujours la même, en été comme en hiver.

La sainte abbesse avait un don particulier pour instruire ses filles et les corriger. Elle tempérait toujours la justice par la miséricorde, et faisait si bien par ses prières et ses remontrances, que les plus opiniâtres se rendaient enfin dociles aux mouvements de l’Esprit de Dieu qui la conduisait. Sa douceur était si grande que personne ne la vit jamais agitée ni troublée par des mouvements d’impatience ou de colère. Son esprit de prière était si profond qu’elle obtenait tout de Dieu.

Consciente de son devoir, elle prenait un grand soin du temporel du monastère, de crainte que la communauté ne suffisant pas aux besoins des religieuses, celles-ci fussent tentées soit de violer la clôture, soit de posséder quelque chose en propre. Dieu lui-même semblait garder le bien du Petit Monastère. Quand des voleurs ou même des animaux, avaient enlevé quelque chose, ils le rapportaient, tant était le pouvoir de l’abbesse auprès de Dieu. Ses vertus éclatantes attirèrent à elle un grand nombre de jeunes-filles qui vinrent apprendre à son école les règles de la perfection »[ii]Sainte Opportune, abbesse bénédictine d’Almenèches, d’après Vie et culte de sainte Opportune de l’Abbé M. Durand, curé d’Almenèches, 1873, imprimerie Ferey, Paris.

Par votre intercession, sainte Opportune, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

5. La Foi

 

« Après l’assassinat de saint Godegrand, Dieu sembla se plaire à faire reluire la sainteté de sa servante de manière plus éclatante. De toute part, on accourait à son monastère. Les maladies les plus rebelles trouvaient en elle un remède. Sa prière était douée d’une puissance merveilleuse : une invocation suffisait pour rendre l’usage de leurs membres aux paralytiques, aux aveugles la vue, aux possédés le calme et la paix. Sa charité était extrême et se faisait toute à tous. Opportune pleurait pour les affligés et leur donnait des paroles de consolation. Nul ne venait à elle, accablé par la maladie ou par le malheur, qui ne s’en retournât consolé. Elle avait un don spécial pour éclairer ceux qui avait été pillés par les voleurs ou qui avaient souffert dans leurs biens. Entre autres miracles, celui du Pré-Salé est resté célèbre dans le diocèse de Séez. L’abbesse ayant envoyé un des serviteurs chercher du bois de chauffage à la forêt commune, le garde forestier mit en fourrière la bête de somme et sa charge ; sur la réclamation d’Opportune, il répondit avec moquerie en montrant son pré du doigt :

―Lorsque ce pré sera tout couvert de sel, le prisonnier sortira et sera rendu.

Puis il tourna les talons. Mais le lendemain, grand fut son effroi quand la rumeur publique vint lui apprendre que son pré était blanc de sel. Depuis ce temps, on a toujours appelé ce lieu Pré-salé. Cette puissance miraculeuse avait sa source dans un esprit de prière porté à un degré extraordinaire. Opportune vivait par avance dans le Ciel ; tous ses vœux et tous ses désirs étaient dirigés vers la Patrie éternelle »[ii]Sainte Opportune, abbesse bénédictine d’Almenèches, d’après Vie et culte de sainte Opportune de l’Abbé M. Durand, curé d’Almenèches, 1873, imprimerie Ferey, Paris.

Par votre intercession, sainte Opportune, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Opportune connut par révélation le jour de sa mort. Elle réunit toutes ses religieuses et leur annonça cette nouvelle, en leur disant qu’elle serait plus utile dans le Ciel qu’ici-bas. Se jetant alors à leurs pieds, elle demanda à chacune pardon des offenses qu’elle pouvait leur avoir faites. Mais ces pieuses filles la relevèrent en pleurant et en l’assurant que, loin de les avoir contristées, elle n’avait fait au contraire que les édifier et les porter au bien. La sante abbesse exhorta ensuite les sœurs à la paix, à l’union et à l’observance de leurs vœux et de leur règle. Elle annonça que sa mort surviendrait dans douze jours et elle demanda à être inhumée auprès de son frère Godegrand. Après avoir fortifié ses filles par d’édifiantes paroles, elle fut saisie d’une grave fièvre. Pendant les vives douleurs qu’elle éprouvait, les louanges de Dieu était continuellement sur ses lèvres »[ii]Sainte Opportune, abbesse bénédictine d’Almenèches, d’après Vie et culte de sainte Opportune de l’Abbé M. Durand, curé d’Almenèches, 1873, imprimerie Ferey, Paris.

Par votre intercession, sainte Opportune, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

Par votre intercession, sainte Opportune, je confie au Seigneur les intentions de tous les membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

nd_grace_p3_cotignacSainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN