Juillet 2015 - 5ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Bienheureuse Eugénie Joubert

Religieuse de la Sainte Famille du Sacré-Cœur

Commémorée le 2 juillet

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« Bienheureuse Eugénie, vous qui chérissez les plus petites volontés de Dieu,

Apprenez-nous à aimer la solitude du cœur pour le garder pur de « tout ce qui n’est pas Dieu seul et pour Dieu seul ».

Demandez à Jésus de « remplir tous les vides par l’abondance de ses grâces ».

Apprenez-nous à « détruire les petits partages de notre cœur par la fidélité au Saint-Esprit », paisiblement, dans la confiance, la dilatation, la joie, et avec la simplicité du petit enfant, tout à la très sainte Vierge Marie. Amen ».

 1. La Fécondité

 

« Je vous en supplie, ma bonne Mère, malgré mes infidélités, de vouloir bien m’aider à entrer dans l’intimité, dans le secret de la Très Sainte Trinité. O beata Trinitas ! ». Cette parole révèle les sentiments que Sœur Eugénie éprouve à la veille de sa mort et qu’elle confie à sa supérieure dans une de ses dernières lettres. Quelques mois plus tard, le désir de la jeune religieuse de la Sainte Famille du Sacré Cœur est exaucé. Celle-ci prend son envol pour le foyer d’amour de la Très Sainte Trinité. Nous sommes le 2 juillet 1904.

Monseigneur Brincard avait dit à propos de la religieuse : « Sœur Eugénie Joubert est un modèle d’union à Dieu dans les petites choses. Elle nous apprend à vivre la sainteté au quotidien, en nous rappelant que telle est notre vocation »[i].

« Elle a vécu sa courte vie dans « une grande confiance par l’amour, l’amour de la simplicité du petit enfant » (note de retraite). Eugénie est née à Yssingeaux sur les âpres plateaux de la Haute-Loire, le 11 février 1876, jour anniversaire de la première apparition de la Sainte Vierge à Lourdes. Enfance, vocation, vie religieuse, apostolat, souffrance et mort, tout dans la vie d’Eugénie sera marqué de la présence maternelle de Marie »[ii]Dom Antoine Marie.

Ecoutons saint Jean-Paul II : « Sœur Eugénie Joubert, religieuse de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille du Sacré Cœur, nous est proposée en vivant exemple de l’action de Dieu dans un cœur humain. Chez elle aussi, l’éducation chrétienne fut décisive pour toute son action à venir. Deux ans avant sa mort, au terme d’une brève existence consacrée notamment à la catéchèse des tout-petits, elle laisse jaillir ce cri du cœur : « Je veux être comme le tout petit enfant, porté dans les bras de sa maman ». Le Règne du Christ peut commencer dans le cœur d’un enfant. C’est ce qu’a compris Sœur Eugénie et c’est pourquoi elle mit tant de soin à préparer les plus jeunes à la première confession et à la première communion. Chacun, dès son plus jeune âge, est appelé à rendre témoignage à la vérité. Sans cesse, l’Eglise fera retentir les paroles du Seigneur : « Laissez venir à moi les petits enfants ! » (Mt 19, 14). Sans cesse elle le fera, car elle sait qu’aucun fils des hommes, aussi pauvre et aussi humble soit-il, n’est indifférent à Dieu. Dans le Royaume, chacun est appelé à entrer et les bienheureux, en nous y précédant, nous montrent le chemin »[iii]Extrait de l’homélie du saint père, Jean-Paul II lors de la célébration eucharistique pour cinq nouveaux bienheureux en la solennité du Christ Roi de l’univers, dimanche 20 novembre 1994.

Par votre intercession, Bienheureuse Eugénie Joubert, que nous gardions nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Famille

 

« Eugénie était la quatrième d’une famille de huit enfants : Ernest, Marie, Laurent, Eugénie, Wilfrid, Gabriel, Edouard, Antonia. Son père, Pierre, exploitait des bois dans la forêt du Meygal. Il préférait vivre à distance car il supportait mal sa femme qui habitait leur maison d’Yssingeaux […]. Sa femme, Marie-Antonia, était sévère, autoritaire, exigeante pour ses enfants auxquels elle prodiguait peu d’affection. Elle les voulait bien élevés, assidus aux exercices religieux, dont elle a dégoûté certains, pour qu’on puisse dire d’elle : « Voyez comme elle élève bien ses enfants ». Gabriel et Antonia ont plus tard pris leur distance et leur revanche à l’égard de cette éducation qui n’avait d’autre raison que la renommée de leur mère. Eugénie, elle, a su au contraire, non seulement accepter, mais rester joyeuse et équilibrée. Elle prodiguera aux autres ce qu’elle n’a pas reçu au quotidien : attention et amitié »[i]Abbé Charles Bongiraud..

« Toute jeune elle est mise avec sa sœur aînée au pensionnat des Ursulines à Ministrel. Les deux fillettes y sont heureuses. Elles y sont aimées. Le plus beau souvenir qu’Eugénie garde de cette époque, est celui de sa première communion et des mois de grande ferveur spirituelle qui la précédèrent. La jeune fille, fortement attirée vers la Vierge Marie, expérimente la toute-­puissance et la sollicitude sans borne de sa Mère du ciel : veut-elle obtenir quelque grâce ? Neuf jours de suite elle récite le rosaire, en y ajoutant cinq sacrifices parmi ceux qui lui coûtent le plus. Marie l’exauce toujours. « Lorsqu’elle parlait de la Sainte Vierge, racontera plus tard une élève, il me semblait voir quelque chose du ciel dans ses regards ». Sa ferveur ne l’empêche pas d’être gaie. Au contraire ! Une de ses maîtresses dira de la jeune fille qu’elle était « très expansive, au cœur ardent et bon. Elle avait de l’influence sur ses compagnes et les entraînait par sa bonne humeur ». Eugénie écrit à sa sœur : « Le bon Dieu ne défend pas de rire et de s’amuser, pourvu qu’on l’aime de tout son cœur et que l’on garde son âme bien blanche, c’est-à-dire sans péché … Le secret pour rester l’enfant du bon Dieu, c’est de rester l’enfant de la Très Sainte Vierge. Il faut beaucoup aimer la Très Sainte Vierge et lui demander tous les jours de mourir plutôt que de commettre un seul péché mortel »[ii]st Jean-Paul II.

Par votre intercession, Bienheureuse Eugénie Joubert,que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

3. La Confiance en Dieu

 

« Le 6 octobre 1895, elle entre comme postulante chez les Religieuses de la Sainte Famille du Sacré-Cœur, au Puy-en-Velay : « Depuis mon enfance, écrit-elle alors, mon cœur, cependant pauvre, grossier et terrestre, cherchait vainement à apaiser sa soif. Il voulait aimer, mais seulement un Époux beau, parfait, immortel, dont l’amour soit pur et immuable… Marie, vous m’avez donné, à moi, pauvre et petite, le plus beau des enfants des hommes, votre divin Fils Jésus ! » À l’heure des adieux, Madame Joubert lui dit, tout en l’embrassant : « Je te donne au bon Dieu. Ne regarde plus en arrière, mais deviens une sainte ! » Ce sera le programme de la postulante. Elle entend bien « être toute à Jésus » et n’être pas religieuse à demi.

Eugénie n’a pas vingt ans. Son allure reste vive et son rire joyeux. Mais son visage très jeune, presque enfantin, son extérieur empreint de pureté virginale, reflètent en même temps un sérieux très profond. Son recueillement fait l’admiration et excite l’émulation de ses compagnes du noviciat. « Si je vis d’esprit de foi, écrit-elle, si j’aime vraiment Notre-Seigneur, il me sera facile de me faire une solitude au fond de mon cœur et surtout d’aimer cette solitude, d’y demeurer seule avec Jésus seul ».

Le 13 août 1896, fête de saint Jean Berchmans, elle reçoit l’habit religieux des mains du Père Rabussier, fondateur de l’Institut. Elle exprimera plus tard les sentiments qui l’animaient alors : « Que mon cœur désormais, semblable à la boule de cire, simple comme le petit enfant, se laisse revêtir par l’obéissance aveugle, de toute volonté de bon plaisir divin, sans opposer d’autre résistance que celle de vouloir donner toujours plus ».

Pendant son noviciat, sœur Eugénie suit à deux reprises les Exercices Spirituels de saint Ignace. Elle y apprend à vivre familièrement avec Jésus, Marie et Joseph. Car les Exercices sont une école d’intimité avec Dieu et ses Saints. Au cours des méditations et des contemplations qu’il propose, saint Ignace invite son disciple à se placer au cœur des scènes évangéliques pour y voir les personnes, écouter ce qu’elles disent, considérer ce qu’elles font, « comme si on y était ». Le mystère de Noël par exemple (n. 114): « Je verrai Notre-Dame, Joseph, la servante et l’Enfant-Jésus lorsqu’il sera né. Je me tiendrai en leur présence, je les contemplerai, je les servirai dans leurs besoins avec tout l’empressement et tout le respect dont je suis capable, comme si je me trouvais présent ». Saint Ignace nous encourage à pratiquer cette familiarité jusque dans les activités les plus banales de nos journées, comme celle de prendre notre repas : « Pendant que nous prenons notre nourriture, considérons, comme si nous le voyions de nos yeux, Notre-Seigneur Jésus-Christ prenant lui-même sa nourriture avec ses Apôtres. Voyons comment il mange, comment il boit, comment il regarde, comment il parle ; et efforçons-nous de l’imiter ».

Eugénie est séduite par la simplicité de cette pratique qui correspond si bien à son désir de vivre dans l’intimité de la Sainte Famille. « Aimer cette composition de lieu, écrivait-elle : être dès le matin dans le Cœur de la Très Sainte Vierge ». Ou bien : « Je ne suis jamais seule, mais toujours avec Jésus, Marie, Joseph ». Un jour, elle fera cette belle prière à Notre-Seigneur : « O Jésus, dites-moi quelle était votre pauvreté à vous ? Dites-moi ce que vous cherchiez avec le plus d’empressement à Nazareth ? Faites-moi la grâce d’embrasser de toute mon âme la pauvreté qu’il plaira à votre amour de m’envoyer ». Nous pouvons, nous aussi, parler souvent avec Jésus dans le secret de notre cœur, lui demandant comment il a pratiqué l’humilité, la bonté, le pardon, la mortification et toutes les autres vertus, puis le priant de nous donner la grâce de l’imiter » »[i].

Par votre intercession, Bienheureuse Eugénie Joubert, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

4. L’ouverture des autres

 

« Eugénie Joubert entre dans un tout jeune institut, la Sainte-Famille du Sacré-Cœur, fondée par le Père Rabussier, sj, et mère Marie Ignace Melin, pour l’enseignement de la catéchèse, surtout aux plus pauvres et aux plus abandonnés.

Sœur Eugénie sera catéchiste de 1897 à 1901, dans la banlieue parisienne, d’abord à Aubervilliers, puis à Saint-Denis, où elle s’occupera entre autres des enfants des bateliers et des forains. Elle consolide sa mission par l’étude approfondie des vérités de la foi grâce à saint Thomas d’Aquin et aux Pères de l’Église. Ainsi le voulait la fondatrice pour ses sœurs appelées à ce service. […] Elle excellait dans l’art de les instruire, elle leur rendait courage et arrivait à des résultats magnifiques. Les enfants les plus turbulents, les plus indisciplinés étaient pour elle. Elle les calmait, les gagnant peu à peu par sa maîtrise d’elle-même, sa douceur, tandis qu’elle priait dans son cœur. […] Sœur Eugénie savait se faire des alliés : les anges gardiens de ces enfants qu’elle priait tout particulièrement. Et puis, parce que le feu de l’amour doit être alimenté, elle offrait généreusement les renoncements qui se présentaient à elle »ii. « Son secret? La patience, la douceur, la bonté. Elle obtient des résultats inespérés.

Apôtre, sœur Eugénie suscite des apôtres. Un petit garçon, conquis par le cours de catéchisme, rêve de gagner ses camarades. Rassemblant ceux qu’il trouve dans la rue, il les fait monter dans sa chambre, devant un crucifix: « Qui a mis Jésus en croix ? » demande-t-il. Et quand la réponse se fait trop attendre, il ajoute avec émotion: « C’est nous qui, par nos péchés, l’avons fait mourir. Il faut lui demander pardon ». Tous tombent alors à genoux, et récitent du fond du cœur des actes de contrition, de reconnaissance et d’amour.

Sœur Eugénie communique aux enfants son amour pour Marie. Elle brûle pour Notre-Dame d’un amour qui lui fait s’écrier, un jour: « Aimer Marie, l’aimer encore et toujours davantage ! Je l’aime parce que je l’aime, parce qu’Elle est ma Mère. Elle m’a tout donné ; Elle me donne tout; c’est Elle encore qui veut tout me donner. Je l’aime parce qu’Elle est toute belle, toute pure; je l’aime et je veux que chacun des battements de mon cœur lui dise: ma Mère Immaculée, vous savez bien que je vous aime ! »»[i].

Par votre intercession, Bienheureuse Eugénie Joubert, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

5. La Foi

 

« Sœur Eugénie a une vie de prière intense, un amour tout particulier envers la Sainte Eucharistie, la Très Sainte Vierge Marie. C’est cela qui va exercer sur les enfants une particulière influence, car de méthode personnelle, elle n’en a pas : elle vit ce qu’elle enseigne. Les témoignages recueillis au procès de béatification sont unanimes. « Elle prenait tout de suite les enfants par sa foi communicative, elle savait les intéresser, rendre pour ainsi dire vivantes les vérités qu’elle enseignait. Elle priait la Sainte Vierge de l’aider, et la faisait prier par les enfants pour qu’elle les aide « à comprendre et à retenir ses leçons ». Les enfants les plus atteints et les plus en retard étaient les siens »[ii].

Par votre intercession, Bienheureuse Eugénie Joubert, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Mais tout cela ne se fait pas sans un investissement total de l’être. Sœur Eugénie ne recule jamais devant aucune fatigue, aucune difficulté dès qu’il s’agit de faire connaître le Seigneur. Etant appelée à faire partie de la maison de Saint-Denis, non seulement elle s’y dévoue aux nombreux catéchismes, mais elle continue à prêter son concours aux sueurs d’Aubervilliers. Elle enseigne quasi sans interruption pendant tous les après-midi. Le soir elle n’a plus de voix. Au bout d’un certain temps, la fatigue se révèle et se transforme bientôt en épuisement »ii. « Pendant l’été de 1902, sœur Eugénie ressent les premiers effets de la tuberculose qui doit l’emporter. Commence alors pour elle un douloureux calvaire qui dure deux ans, et qui achève de la sanctifier en l’unissant davantage à Jésus crucifié. Elle trouve un grand réconfort à méditer la Passion. « Vous souffrez beaucoup? lui demande un jour l’infirmière. – C’est épouvantable, répond la malade, mais je L’aime bien… le Sacré Cœur quand viendra-t-il… Quand? » Dans la prière, Jésus lui fait comprendre que pour rester fidèle au milieu des souffrances, elle doit « embrasser la pratique de l’enfance spirituelle, être petite enfant avec lui dans la peine, l’oraison, le combat, l’obéissance ». L’abandon et la confiance la guident jusqu’au bout ! Après une hémorragie particulièrement forte, elle retombe épuisée, sentant la vie lui échapper, et, sans que le sourire disparaisse de son visage, elle pose son regard sur une image de l’Enfant-Jésus.

C’est avec une grande paix que, le 27 juin 1904, sœur Eugénie accueille l’annonce de son départ pour le ciel. On lui administre le sacrement des malades et la sainte Communion. Le 2 juillet, les crises d’étouffement sont de plus en plus pénibles; une religieuse a l’idée d’allumer une petite lampe au pied de la statue du Cœur Immaculé de Marie à la chapelle, et cette bonne Mère accorde à la mourante un peu de soulagement. L’heure de la délivrance est proche. On lui présente un portrait de l’Enfant-Jésus. A sa vue, sœur Eugénie s’exclame: « Jésus!… Jésus!… Jésus!... » et son âme s’envole pour le ciel. Le corps de cette enfant évangélique semble avoir douze ans. Un beau sourire éclaire son visage.

« Je prierai pour toutes au ciel ! » avait-elle promis à ses sœurs. Demandons-lui de nous guider sur le chemin de l’enfance spirituelle jusqu’au Paradis, « le Royaume des Petits » ; c’est là qu’elle nous attend avec la multitude des Saints »[i].

Par votre intercession, Bienheureuse Eugénie Joubert, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Pour sœur Eugénie, l’humilité est le moyen d’attirer « les regards de Jésus ». Un jour, elle est vertement reprise pour un travail de couture mal fait. Or l’ouvrage en question n’est pas le sien. Sœur Eugénie se tait, malgré les révoltes de la nature ; elle pourrait se justifier, expliquer la méprise mais elle préfère s’unir au silence de Jésus qui fut, lui aussi, faussement accusé. Elle voit dans l’humiliation une occasion de « grandir dans l’abaissement », et c’est pour elle un véritable succès: « Les personnes du monde, écrit-elle, cherchent à avoir des succès dans leurs désirs de plaire et de paraître. Eh bien ! Notre-Seigneur me permet, à moi aussi, d’avoir des succès dans la vie spirituelle. Chaque humiliation, si petite soit-elle, est un vrai succès pour moi dans l’amour de Jésus, pourvu que je l’embrasse de tout mon cœur ».

Être humble consiste également à ne pas se décourager devant ses faiblesses, ses chutes ou ses défauts, mais à offrir tout cela à la miséricorde divine, spécialement dans le sacrement de Pénitence, moyen ordinaire pour recevoir le pardon de Dieu. « O bienheureuse misère, plus je l’aime, plus aussi Notre-Seigneur l’aime et s’abaisse vers elle pour en avoir pitié et lui faire miséricorde ! » s’écrie sœur Eugénie à la vue de ses impuissances »[i]Jean-Paul II.

Par votre intercession, Bienheureuse Eugénie, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)



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Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN