Décembre 2015 - 5ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Sainte Marthe de Béthanie

Vierge, Apôtre du Christ, Evangélisatrice de la Provence, Patronne des hoteliers, restaurateur, de Tarascon

Commémorée le 29 juillet en Occident et le 4 juin en Orient.

 sainte-marthe

Prions.

« O admirable sainte Marthe, j’ai recours à vous et je compte entièrement sur votre aide dans mes épreuves.
Consolez-moi de mes soucis, de mes difficultés, je vous prie humblement.
Par l’immense joie qui a rempli votre âme lorsque vous receviez le sauveur du monde dans votre demeure de Béthanie, je vous prie d’intercéder pour moi et ma famille, afin que nous gardions Dieu dans notre cœur, et qu’ainsi nous obtenions le remède à nos souffrances, spécialement dans l’attente d’enfant qui m’accable.
Je vous en supplie, auxiliaire de tous les besoins, aidez-nous à surmonter toutes les difficultés, vous qui avez si victorieusement combattu le démon. Ainsi soit il[1].

 1. La Fécondité

 

« D’après les écritures, Marthe dirigeait la maison de Béthanie avec charité et hospitalité envers les pauvres. Elle était totalement dévouée lorsqu’elle offrait l’hospitalité au Sauveur et à Ses disciples.

Lc 10:38-42 : « Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Celle-ci avait une sœur appelée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m’aider. » Mais le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te soucies et t’agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. » »[1].

« Elle que nous fêtons en ce jour est devenue la Sainte Patronne des hôteliers et l’on comprend pourquoi : Marthe fut l’hôtesse de Jésus dans sa maison de Béthanie, avec sa sœur Marie et leur frère Lazare. Il faut dire que Marthe savait mettre la « main à la pâte » pour que le pain puisse être rompu par Jésus, qui se sentait chez Lui chez elles ! Femme généreuse, Marthe de Béthanie aimait recevoir notre Seigneur et Maître, avec empressement et peut-être un peu trop de fébrilité, ce qui lui valut une douce remontrance du Christ sur son « agitation turbulente », comparée au calme serein de sa sœur Marie qui, « se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait Sa Parole ». (St Luc 10, 38-42). Nous pouvons dire de Sainte Marthe, mes frères, qu’elle fait partie de ceux qui-lisons-nous dans la lettre aux Hébreux (13, 1-2)-, ont « persévéré dans l’Amour fraternel en n’oubliant jamais l’hospitalité » » : « Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts. On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l’un des convives » (Jn 12:1-2).[2]Homélie de l’abbé JB Hayet, curé de la paroisse saint Joseph-des-Falaises-Bidart, 29 juillet 2011.

Par votre intercession, Sainte Marthe, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Famille

 

« Judéo-syrienne de Béthanie, de la race de David par sa mère. Sœur de Lazare et de Marie (de Magdala). Deuxième enfant de Théophile, un prosélyte syrien, gouverneur d’Antioche, et d’Euchérie. Elle subit les contrecoups de la vie dissolue de sa sœur : « Marthe sacrifiée à cause de toi (Madeleine). On n’épouse pas la sœur d’une courtisane« . Elle espère de tout son cœur la conversion de Marie de Magdala et sera la première à recevoir cette bonne nouvelle. C’est une excellente maîtresse de maison. « Elle possède le génie pratique et intelligent de l’organisation. Elle est faite pour la maison, et pour être le réconfort physique et spirituel de ceux qui l’habitent. », fait particulièrement important quand on songe que Béthanie est une base importante de l’évangélisation tant par la proximité de Jérusalem que par la protection qu’offre les romains à la famille de Béthanie. […] Ce dévouement prend toute sa valeur lors de la maladie de son frère Lazare dont elle ne cesse d’espérer la guérison par Jésus qui lui dit : « Donne-moi cette main qui n’a jamais péché, qui a su être douce, miséricordieuse, active, pieuse. Elle a toujours fait des gestes d’amour et de prière. Elle n’est jamais devenue paresseuse. Elle ne s’est jamais corrompue« . Témoin de la Résurrection de son frère Lazare puis de celle du Christ et de l’Ascension, elle devient disciple en même temps que son frère Lazare, et rejoint le groupe des femmes qui suivent Jésus dans un apostolat spécifique : les femmes-disciples.[…]

A la mort de Jésus, les persécutions s’accentuant, la famille de Béthanie choisit de s’expatrier : « On ne peut certainement pas se dire que Lazare, Marie et Marthe ont été des créatures craintives. Tu vois pourtant que, bien qu’avec une extrême douleur, ils se sont éloignés d’ici pour porter ailleurs la Parole divine qui ici aurait été étouffée par les juifs ». Ce qui corrobore la tradition de leur exil en Gaule »[1].

Par votre intercession, Sainte Marthe, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

3. La Confiance en Dieu

 

« Marthe se révèle lors de la mort de son frère Lazare. Son esprit pratique, son sens du réconfort, mais aussi sa foi, y donnent toute leur plénitude. C’est elle qui fait prévenir Jésus, malgré ses instructions, de l’agonie de Lazare et qui espère, jusqu’à sa mort puis au-delà, au miracle »[1].

« C’est elle qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare. Jn 11:1-29: « Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; c’était son frère Lazare qui était malade. Les deux sœurs envoyèrent donc dire à Jésus :  » Seigneur, celui que tu aimes est malade.  » A cette nouvelle, Jésus dit :  » Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.  » Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore dans le lieu où il se trouvait ; alors seulement, il dit aux disciples :  » Allons de nouveau en Judée.  » Ses disciples lui dirent :  » Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas !  » Jésus répondit :  » N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu’un marche le jour, il ne bute pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais s’il marche la nuit, il bute, parce que la lumière n’est pas en lui.  » Il dit cela, et ensuite :  » Notre ami Lazare repose, leur dit-il ; mais je vais aller le réveiller.  » Les disciples lui dirent :  » Seigneur, s’il repose, il sera sauvé.  » Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensèrent qu’il parlait du repos du sommeil Alors Jésus leur dit ouvertement :  » Lazare est mort, et je me réjouis pour vous de n’avoir pas été là-bas, afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui !  » Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples :  » Allons, nous aussi, pour mourir avec lui !  » A son arrivée, Jésus trouva Lazare dans le tombeau depuis quatre jours déjà. Béthanie était près de Jérusalem, distant d’environ quinze stades, et beaucoup d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère. Quand Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus :  » Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.  » Jésus lui dit :  » Ton frère ressuscitera.  » –  » Je sais, dit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.  » Jésus lui dit :  » Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ?  » Elle lui dit :  » Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde.  » Ayant dit cela, elle s’en alla appeler sa sœur Marie, lui disant en secret :  » Le Maître est là et il t’appelle.  » Celle-ci, à cette nouvelle, se leva bien vite et alla vers lui »[2].

« Le Saint Evangile nous rappelle le bel acte de Foi inébranlable de Marthe en Jésus, Prince de la Vie Eternelle, alors qu’ elle pleure douloureusement la mort de son cher et bien-aimé frère Lazare : »Seigneur, Tu es le Messie, je le crois ». Fêter Sainte Marthe, c’est nous poser la question vitale pour notre vie de Foi : « Qu’est-ce qui est premier dans notre vie ? Que faisons-nous pour rester orientés sur l’essentiel, c’est-à-dire la personne aimée de Jésus et l’écoute amoureuse de sa parole contenue dans la Sainte Ecriture ? Choisir Jésus, tout finaliser en Lui, n’est pas de la théorie, mais une réalité. Il s’agit de Le choisir pour Ami intime, tendrement écouté… Il faut apprendre à rester avec Lui, Le faisant entrer dans la maison de son âme, Lui, le Voyageur. Marthe et Marie sont le modèle de l’art de recevoir ». (Père Humbrecht, dominicain) »[3]abbé JB Hayet.

Par votre intercession, Sainte Marthe, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

4. La Foi

 

« Selon la tradition, après la mort de la Très Sainte Vierge Marie, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine : exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence. Là elle participe à l’apostolat de son frère Lazare, qui devint évêque de Marseille, et à la sainte vie de Marie-Madeleine.

Sainte Marthe convertit les habitants d’Aix-en-Provence en accomplissant un miracle. Puis, autour de l’an 48 de notre ère, Elle s’installa d’abord à Avignon, puis, débarqua à Tarascon au moment où sévissait la Tarasque.

La Tarasque est un monstre amphibie dont l’aspect est décrit en détail dans « La légende dorée » de Jacques de Voragine : « Il y avait à cette époque […] un dragon moitié animal-moitié poisson, plus épais qu’un bœuf, plus long qu’un cheval avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes, qui était armé de chaque côté de deux boucliers. » […] Dans l’iconographie chrétienne, la Tarasque est plutôt représentée comme un monstre à tête de lion dont le dos est couvert d’épines possédant six pattes avec des griffes et une queue de serpent. La Tarasque répandait la terreur autour de Tarascon. Hantant le Rhône, la bête perturbait la navigation et se plaisait à faire chavirer les navires. Lors de ses incursions sur les rives du fleuve, au temps où la forêt était encore dense, elle dévorait moutons, enfants et bergers. C’est à Sainte Marthe que revient l’honneur d’avoir dompté le dragon »[1].

« Un jour que Marthe annonçait la parole divine dans la ville de Tarascon, la foule s’écria: « Si vous détruisez le dragon, nous embrasserons votre foi. – Si vous êtes disposés à croire, répondit Marthe, tout est possible à celui qui croit. » »[2]Abbé L. Jaud. « La sainte dompta alors miraculeusement le dragon par un simple signe de croix. Une autre version rapporte que c’est en l’aspergeant d’eau bénite qu’elle le maîtrisa. Après la sainte intervention, le monstre devint doux comme un agneau. Marthe l’attacha avec sa ceinture et, docile comme un chien en laisse, la Tarasque fut livrée au peuple qui la fit périr à coups de lames et de pierres »[3].

Par votre intercession, Sainte Marthe, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

Sainte Thérèse d’Avila : « Sainte Marthe ne laissait pas d’être une sainte bien qu’on ne dise pas qu’elle fut contemplative…Si nous restions en contemplation comme Madeleine, il n’y aurait personne pour donner à manger à cet hôte divin. Que les sœurs se rappellent qu’il doit y avoir parmi elles quelque autres qui préparent le repas du Seigneur. Qu’elles s’estiment heureuses de le servir comme Marthe ».

« Marthe s’établit dans la ville de Tarascon devenue chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une communauté de vierges. Sainte Marthe mourut vers l’an 81. Depuis lors, de nombreux pèlerins visitent la collégiale Sainte-Marthe, érigée à sa mémoire près du château du roi René »[1].

Par votre intercession, Sainte Marthe, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Tu es le Fils de Dieu, Celui qui vient dans le monde« . (Saint Jean 11, 27). Quelle que soit notre vocation dans le monde et dans l’ Eglise, ce qui est toujours primordial, vital et indispensable c’est bien de nous tenir en la Présence de Celui que Marthe a reconnu comme le Messie, l’ Envoyé du Père Céleste, Celui qui vient dans le monde! Qu’attend-t-Il de nous tous? « Il attend que notre cœur soit entièrement dans le calme, afin que nous puissions percevoir ce qu’Il dit. Asseyez-vous en Sa Présence, demandez-Lui si tout va vraiment bien, si votre travail colle, ou si vous ne faites que vous conforter en tournant en réalité dans le vide. Que ce soit en vous promenant ou en rangeant la maison, demandez-vous aussi ce que Jésus pense de ce que vous faites, ce qu’Il voudrait vous apporter de neuf… C’est Lui qui vous remet en mouvement afin que vous marchiez vraiment vers Lui, seule Personne en qui vous pouvez trouver le repos ». (Anselm Grün, bénédictin. Exercices spirituels pour tous les jours. Desclée 2002. Pages 64-65). Fêter Sainte Marthe, c’est aussi nous redire plus que jamais -selon les paroles du Pape Benoit XVI : « dans la prière… nous pouvons entrer en contact avec le Seigneur du monde, Il nous écoute et nous pouvons L’écouter… La chose véritablement grande dans le Christianisme, qui ne dispense pas des petites choses quotidiennes,

mais qui ne doit pas non plus être recouverte par elles, est de pouvoir entrer en contact avec Dieu ». (Pape Benoit XVI. Rencontre avec les évêques suisses le jeudi 9 novembre 2006) »[1]abbé JB Hayet.

Par votre intercession, Sainte Marthe, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement,GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Sainte Marthe de Béthanie, priez pour nous tous, disciples du Seigneur, afin que par nos actes les plus simples et les plus humbles, nous contribuions au bien et au bonheur de ceux qui nous entourent. Sainte Marthe de Béthanie, priez pour nous tous, afin que toujours, partout et en tout temps, Jésus reste notre « meilleure part », lui, l’Amour de notre vie, le seul Seigneur du monde, hier, aujourd’hui et à jamais, Amen »[1]abbé JB Hayet.

Par votre intercession, sainte Marthe, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

vierge marie statueSainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN