Janvier 2016 - 3ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Emmanuel Delaunet (1970-1983)

Témoin de l’amour,

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Prions avec Hans Viscardi, « J’ai demandé à Dieu la force pour atteindre le succès, Il m’a rendu faible pour que j’apprenne humblement à obéir » :

« J’ai demandé à Dieu la force pour atteindre le succès, Il m’a rendu faible pour que j’apprenne humblement à obéir.
J’ai demandé la santé pour faire de grandes choses, Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.
J’ai demandé la richesse pour que je puisse être heureux, Il m’a donné la pauvreté pour que je puisse être sage.
J’ai demandé le pouvoir pour compter sur l’appréciation des hommes, Il m’a donné la faiblesse pour que j’éprouve le besoin de Dieu.
J’ai demandé un compagnon pour ne pas vivre seul, Il m’a donné un cœur pour que je puisse aimer tous mes frères.
J’ai demandé toutes les choses qui pourraient réjouir ma vie. Il m’a donné la vie pour que je me réjouisse en toutes choses…
Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé, mais bien tout ce que j’avais espéré…
Presque en dépit de moi-même, mes prières informulées ont été exaucées.
Je suis, parmi les hommes, le plus richement comblé ! Amen. »

Hans Vicardi est un américain très handicapé puisque amputé de ses deux jambes qui a consacré toute son énergie à créer et à diriger une petite entreprise fabriquant du petit matériel électrique en sous-traitance. La seule condition pour être embauché : être handicapé ! Cette prière composée dans les années 1910 a été gravée sur une tablette de bronze dans un Institut de Réadaptation pour Handicapés à New York ».[1]Site catholique.fr

 1. La Famille

 

« Dans un foyer chrétien de la région parisienne, le 20 novembre 1970, vient au monde un enfant qui recevra au saint Baptême le prénom d’Emmanuel. Un frère, Vincent, et une sœur, Anne, l’ont précédé. La naissance provoque une explosion de joie dans toute la famille. Le papa, Monsieur D. ne manque pas de se rendre tous les soirs à la maternité où reposent ses deux trésors: maman et Emmanuel ; et, chaque fois, se renouvelle le même bonheur, toujours neuf.

Trois jours plus tard, Monsieur D. se presse vers la clinique, avec un bouquet de fleurs. Son cœur bat très vite, tout comme la première fois. Le voici sur le seuil de la chambre. Mais là, il est comme cloué sur place : de son lit, son épouse tourne vers lui un visage inondé de larmes. D’un bond, il est auprès d’elle. Elle le regarde fixement, lui tend les bras et, la voix étranglée de sanglots, elle articule : «Notre enfant n’est pas normal!» Instinctivement, le regard du père se porte sur le berceau où se trouve le nouveau-né, qui dort à poings fermés. «Je ne vois rien d’anormal; quelqu’un te l’a dit? demande-t-il à son épouse. – Non, personne; mais je le sais, je le sens, il ne bouge pas, il ne pleure pas, il ne sait pas téter».

Les deux époux restent ensemble tout l’après-midi auprès de leur enfant. Le lendemain, Madame D. se décide à faire examiner celui-ci par un pédiatre. Le spécialiste interroge avec bonté l’épouse, puis l’époux, et commence très calmement un examen long et méthodique du bébé. L’attente est un supplice pour les parents. Enfin, le médecin tourne vers eux un regard plein d’amitié, de charité. Il commente avec délicatesse son diagnostic, avant d’en arriver à la conclusion: «Votre enfant ne sera pas comme les autres». Avec une douceur extrême, il leur apprend qu’Emmanuel est atteint de trisomie 21… il est « mongolien ». L’intuition première de la maman était juste.

« Monsieur D. va devoir informer la famille. De retour chez lui, il trouve les grands-parents, les oncles, les tantes d’Emmanuel, qui sont venus aux nouvelles. Il ne peut contenir ses larmes et balbutie: « mongolien ». Consternation générale. Puis on se ressaisit et la même phrase jaillit spontanément sur toutes les lèvres: «Nous l’aimerons  comme les autres». « Les autres », Vincent et Anne, sont là aussi, qui adhèrent pleinement : «Oui, nous l’aimerons, oui, je l’aimerai

«Nous l’aimerons!» Réponse merveilleuse, qui est une lumière pour notre monde. L’attitude chrétienne de la famille d’Emmanuel contraste avec le rejet, si fréquent hélas dans nos sociétés, de l’enfant handicapé, inapte – pense-t-on – à être heureux et à rendre les autres heureux. Le Pape Jean-Paul II constate à ce sujet : «Nous sommes face à une réalité caractérisée par la prépondérance d’une culture contraire à la solidarité, qui se présente dans de nombreux cas comme une réelle « culture de mort »… Par sa maladie, par son handicap, celui qui met en cause le bien-être ou les habitudes de vie de ceux qui sont plus favorisés, tend à être considéré comme un ennemi dont il faut se défendre ou qu’il faut éliminer. Il se déchaîne ainsi une sorte de conspiration contre la vie» (Encyclique Evangelium vitæ, 12). Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent (l’enfant conçu mais « non désiré », la personne handicapée, ou âgée, le malade en phase terminale…) manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine.

Pourquoi toute vie humaine est-elle un bien? La Sainte Bible apporte, dès ses premières pages, une réponse forte et admirable à cette question. La vie que Dieu donne à l’homme est différente et distincte de celle de toute autre créature vivante. Seule, la création de l’homme est présentée comme le fruit d’une décision spéciale de la part de Dieu: au terme de l’œuvre de la création du monde, Celui-ci décrète solennellement: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance (Gn 1, 26). À l’homme est conférée une très haute dignité, dont les racines plongent dans le lien intime qui l’unit à son Créateur: en l’homme resplendit un reflet de la réalité même de Dieu (cf. Evangelium vitæ, 34). Ce reflet n’est pas effacé par le handicap mental ».

Par votre intercession, Emmanuel, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

2. La Foi

 

« La vie que le Fils de Dieu est venu donner aux hommes ne se réduit pas à la seule existence dans le temps. Elle est appelée à durer toute l’éternité. L’Apôtre saint Jean écrit: Voyez quel grand amour le Père nous a donné pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes!  Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que, lors de cette manifestation, nous Lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’Il est (1 Jn 3, 1-2).

Le grand-père d’Emmanuel met en relief cette vérité lorsqu’il écrit: «Le Baptême de mes enfants (et petits-enfants) a été chaque fois pour moi un grand moment. Actuellement, il me semble qu’on place l’accent sur « l’entrée dans l’Église ». C’est bien. Mais pour moi, j’y vois surtout la véritable naissance de cet enfant de notre chair à la Vie même de Dieu. Emmanuel n’aura pas le développement intellectuel ni les capacités physiques des autres enfants. Mais ici, je le sais, je le sens, nulle infériorité; le voici Enfant de Dieu à part entière, la maladie ne peut rien contre cette dignité essentielle».

Ainsi «la vérité chrétienne sur la vie parvient à sa plénitude. La dignité de la vie n’est pas seulement liée à ses origines, au fait qu’elle vient de Dieu, mais aussi à sa fin, à sa destinée qui est d’être en communion avec Dieu pour le connaître et l’aimer.» (Evangelium vitæ, 38). Cette communion d’amour n’est pas réservée à une élite d’hommes parfaitement constitués. Elle s’étend aussi à tous les « pauvres » de corps ou d’esprit. «Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres (Lc 7, 22). Par ces paroles du prophète Isaïe, Jésus explique le sens de sa mission: ainsi, ceux qui souffrent d’une forme de handicap dans leur existence entendent de lui la bonne nouvelle de la sollicitude de Dieu pour eux et ils ont la confirmation que leur vie aussi est un don jalousement gardé dans les mains du Père (cf. Mt 6, 25-34)» (Ibid., 32) ».

Par votre intercession, Emmanuel, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

3. La Fécondité

 

«Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres (1 Jn 4, 11). L’éducation patiente d’Emmanuel est toute pétrie de cet amour auquel nous exhorte saint Jean. Elle présuppose une information exacte sur la nature du handicap de l’enfant. Le Professeur Jérôme Lejeune, qui a découvert en 1959 la cause de la trisomie 21, explique que cette maladie n’est ni une tare raciale, ni une suite de la syphilis, de l’alcoolisme ou de la mauvaise qualité du cerveau des parents, comme on le pensait jusqu’alors: c’est un accident chromosomique. L’enfant « mongolien » possède tous les organes, toute la machinerie génétique propre à un homme, sans « erreur dans les plans de construction »; il présente seulement un excès d’information génétique parce que ses cellules possèdent, accidentellement, un chromosome en trop. Il s’agit d’une maladie qui met obstacle au développement des facultés intellectuelles, sans affecter la mémoire ni l’affectivité de celui qui en est atteint. La médecine ne désespère pas de pouvoir un jour guérir les victimes de ce mal.

Comme la majorité des trisomiques, Emmanuel se singularise par son indolence. Mais Madame D. ne se résigne pas à cette fatalité: avec ténacité, elle l’incite à dépasser ses limites. Quand il tombe en avant, il n’a pas l’idée de se protéger la tête avec ses mains. Sa maman lui apprend à tomber, sur un matelas, en avançant les bras, jusqu’à ce que l’automatisme soit obtenu. Pour le faire marcher, elle lui prend un pied puis l’autre en l’appuyant à la paroi; et cela, pendant des jours et des jours, jusqu’au moment où il marche tout seul: miracle de patience! Même manoeuvre pour lui apprendre à monter et descendre un escalier… Bientôt, avec son père, son frère et sa soeur, Emmanuel participe à des courses à pied, et de temps en temps, on le laisse arriver premier au but sous les applaudissements de sa mère.

Il lui a fallu beaucoup d’énergie pour habituer sa langue, ses lèvres, ses dents, à l’usage des voyelles et des consonnes. Il parle volontiers, mais sa prononciation est souvent confuse. Quand on ne le comprend pas, on lui fait répéter une fois, deux fois, trois fois: à la fin il se lasse, prend sa tête dans ses mains, une ou deux minutes, puis se relève et lâche le mot exact, ou son synonyme. Il a une conscience nette du bien et du mal, de ce qui est permis ou interdit. Il s’occupe, il se distrait, il répand la gaieté. Et puis, il y a cet esprit taquin, cette espièglerie jamais à court d’imagination. Le rire est chez lui un modèle du genre. Il aime le sport: au football, il a une excellente frappe, au judo, il est redoutable. À la pétanque, son geste est « magique »: jamais, il ne manque le but. L’équilibrisme ne lui fait pas peur: il s’en tire toujours. La famille passe ses vacances en montagne: il y a parfois des marches un peu longues, surtout en montée. On entend alors sa petite voix: «Y a-t-il un petit repos?» ».

Par votre intercession, Emmanuel, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

4. La Confiance en Dieu

 

« D’une manière générale, tous ceux qui approchent Emmanuel, sont séduits par différents traits de son caractère. Tout d’abord, il donne sa confiance à tous, sans restriction. Puis, il y a ce regard qu’il vous porte, d’une extrême douceur et qu’il étend sur vous telle une nappe d’eau se répandant dans toutes les cavités qu’elle rencontre. Il vous inonde de sa tendresse. Enfin, il sait s’oublier lui-même pour s’occuper des autres. Il aime à se charger des petits, à les aider. Fréquemment, il a un mot, une parole gentille pour son entourage. Faire plaisir est pour lui une seconde nature. Son handicap, s’il n’est pas supprimé, est atténué, dépassé.

Le cas d’Emmanuel confirme le témoignage de Jean Vanier, fondateur de l’Arche: l’attention bienveillante qu’on porte aux handicapés «devient peu à peu communion des cœurs, car la personne, même avec un handicap lourd, répond à l’amour par l’amour… C’est une relation de confiance mutuelle qui transforme l’image blessée et dépressive de la personne en une image positive, lui faisant découvrir sa valeur, sa dignité et lui donnant espérance et raison de vivre… Les personnes faibles ont une puissance mystérieuse qui appelle à la communion, transforme ceux qui les accueillent, les rapprochant du cœur de Dieu. Elles sont source d’unité». ».

Par votre intercession, Emmanuel, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

«  Le 30 janvier 1976, Emmanuel est atteint d’une forte hémorragie nasale, suivie de poussées de fièvre. Le 17 mars, il est hospitalisé à la Salpétrière, à Paris. On lui fait des ponctions de moelle. Les examens révèlent qu’Emmanuel est atteint de leucémie. Pendant les nombreuses hospitalisations des sept années qui suivent, ses parents se relaient avec d’autres pour qu’il ne soit jamais seul. Dans les périodes de répit, il peut séjourner en famille, mais à la fin, les rechutes s’accélèrent: juillet 82, avril 83, juillet 83.

Très tôt, Emmanuel a désiré recevoir Jésus. «Et moi?» dit-il à chaque fois qu’il voit communier sa maman. Au cours des messes dominicales, il est rare de le voir distrait, et, dans les choses de Dieu, il est toujours « tout à ce qu’il fait ». Il lui arrive de réprimander des enfants qui font du bruit à l’église, ou de leur faire signe de se taire. Sa foi mûrit de jour en jour. Son attirance pour « Jésus-Hostie » est de plus en plus grande. Le Jeudi Saint, 23 mars 1978, il Le reçoit pour la première fois. À compter de ce jour, il communie à chaque messe avec un profond recueillement et un immense désir. Un jour, après la communion dans une paroisse d’Auxerre, au lieu de regagner sa place avec ses parents, il reste dans une des stalles du chœur, la tête appuyée sur ses mains jointes. Passant à sa hauteur, son papa lui demande: «Que fais-tu là, Emmanuel? – Je prie Marie pour que maman ne pleure plus». Il reçoit la confirmation, le 24 avril 1983.

Cette sensibilité, cette ouverture au divin, la plupart des trisomiques la partagent. Jésus, qui frappe à la porte de tous les cœurs, trouve ces petits tout empressés à Lui ouvrir. Commentant une allocution où le Pape Paul VI exhortait des handicapés à marcher vers la sainteté, Jean Vanier affirme: «Oui, certains hommes et femmes avec un handicap mental sont des Saints. Par leur simplicité, leur soif d’être aimés, et leur ouverture à Jésus, ils confondent les grands de ce monde, ceux qui recherchent l’efficacité et le pouvoir en dehors du sens du service et de la communion des cœurs. Ils sont très pauvres et limités, mais ils sont riches dans la foi, comme l’Apôtre saint Jacques nous le rappelle: Écoutez donc, mes frères bien-aimés! Dieu, Lui, n’a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde? Il les a faits riches de la foi, Il les a faits héritiers du Royaume qu’Il a promis à ceux qui L’auront aimé (Jc 2, 5)». ».

Par votre intercession, Emmanuel, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« «Les personnes handicapées sont parmi les plus opprimées de notre monde, malgré les progrès qui sont accomplis dans certains pays. Beaucoup, et de plus en plus, sont éliminées dès le sein de leur mère» (Jean Vanier). Un jour, le Professeur Lejeune reçoit à sa consultation un enfant trisomique de dix ans qui se jette dans ses bras et lui dit: «On veut nous tuer; il faut que tu nous protèges, parce que nous, nous sommes trop faibles, nous ne saurons pas nous défendre!» La veille, avec ses parents, il avait regardé l’une des premières émissions télévisées sur l’avortement, expliquant que, grâce au diagnostic prénatal, il était possible de détecter la trisomie 21 et de supprimer ces enfants indésirables. De ce jour, le Professeur prendra inlassablement la défense de l’enfant à naître. Il avait compris que la première menace contre la vie des handicapés se situe au niveau du diagnostic prénatal lorsque celui-ci est réalisé pour inciter à l’avortement. «Le diagnostic prénatal, qui ne soulève pas de difficultés morales s’il est effectué pour déterminer les soins éventuellement nécessaires à l’enfant non encore né, devient trop souvent une occasion de proposer et de provoquer l’avortement» (Jean-Paul II, Evangelium vitæ, 14). […]Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d’appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s’abuser soi-même. […] En réalité, «dès que l’ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n’est celle ni du père ni de la mère, mais d’un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est pas dès lors. À cette évidence de toujours, la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant: une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées» (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 18 novembre 1974) ».

Par votre intercession, Emmanuel, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Le 7 septembre 1983, le médecin spécialiste déclare aux parents d’Emmanuel qu’il n’y a plus rien à faire. Les derniers dimanches, bien qu’il soit à bout de forces, Emmanuel veut aller à la messe et la servir. Son frère tente de l’en détourner: «Tu es trop fatigué et puis tu ne vas pas pouvoir t’agenouiller». Alors, faisant preuve d’un courage extraordinaire pour démontrer qu’il peut, qu’il veut y aller, Emmanuel pousse sur ses jambes, s’arrache du sol et debout, sans appui, fait une génuflexion, puis se relève bien droit. Il ira servir Jésus.

Le 27 septembre, rien ne va plus. Emmanuel ne peut que gémir dans son lit. Papa et maman sont penchés ensemble au-dessus de lui. C’est l’enfant qui prend la parole, faiblement, mais clairement: «Je t’aime bien, tu sais, papa – Je t’aime bien, tu sais, maman». Ce sont ses dernières paroles à ses parents. Il vient de leur dire « au revoir, au Ciel ».

«Emmanuel, Dieu avec nous, restera un symbole chargé d’espérance. Car les chrétiens sont des gens pour qui la naissance, la vie et la mort d’un petit enfant handicapé valent plus que tous les applaudissements offerts aux idoles, plus que tous les empires et plus que tout l’or du monde» (Père Maurice Cordier, ancien curé de la famille d’Emmanuel).

Que la Vierge Marie et saint Joseph nous apprennent à voir et à servir Jésus dans tous nos frères, spécialement dans les plus pauvres! Les moines prient pour vous, pour vos défunts et à toutes vos intentions ».

Par votre intercession, Emmanuel, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)



z418Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN

 

Source de la méditation:

Lettre de Dom Antoine Marie osb, abbé l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, le 24 juin 1998, Lire ICI