Janvier 2018 - 4ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

 

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

La Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme (1892-1989)

Procès de béatification en cours,

Epouse de l’empereur Charles d’Autriche, impératrice-reine d’Autriche-Hongrie

« Dieu, notre Père, Vous avez racheté le monde par l’abaissement de Votre Fils, Notre Seigneur Jésus Christ. Lui qui était roi, s’est fait serviteur et a donné Sa vie pour la multitude. C’est pourquoi Vous L’avez exalté.

Daignez maintenant accorder à Votre Servante Zita, impératrice et reine, d’être élevée sur les autels de Votre Église. En elle, Vous nous donnez un exemple admirable de foi et d’espérance face aux épreuves, ainsi que d’une confiance inébranlable en Votre divine Providence.

Nous Vous prions pour qu’avec son époux, le Bienheureux empereur Charles, Zita devienne, pour les couples, un modèle d’amour et de fidélité conjugale et, pour les familles, un maître d’éducation chrétienne. Que pour tous, elle puisse être un exemple de service et d’amour du prochain, elle qui, en toutes circonstances, sut élargir son cœur à tous, spécialement aux plus pauvres.

Par son intercession, accordez-nous Seigneur d’accueillir des enfants dans notre famille. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen »[i]Imprimatur : † Mgr. Yves Le Saux, évêque du Mans ; © 2009-2015 Abbé Cyrille Debris – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

1. La Fécondité

 

« La princesse Zita de Bourbon-Parme est née le 9 mai 1892, près de Lucques, en Italie. Le 21 octobre 1911, elle épouse l’archiduc Charles d’Autriche, petit-neveu de François-Joseph, qui devient l’empereur Charles Ier d’Autriche et le roi Charles IV de Hongrie en 1916. Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, Zita assiste son mari, au cours de leurs deux années de règne, dans ses efforts pour la paix et la justice sociale. Ce couple uni, soudé par une profonde foi chrétienne, a huit enfants.

Exilée en Suisse à la fin de la Première Guerre mondiale, la famille impériale est reléguée à Madère, où Charles meurt le 1er avril 1922. Veuve, sans ressources, se dévouant aux siens et à tous, l’impératrice Zita vit en Espagne, en Belgique, au Québec et aux Etats-Unis, puis revient en Europe après la Seconde Guerre. […]

Zita s’intéressait surtout au domaine social. En temps de guerre, la plupart des activités de représentation étant supprimée, elle consacra beaucoup de temps aux œuvres sociales. […] Elle fit aussi réduire le train de vie de sa propre maison où furent bannis certains aliments comme le pain blanc ou le chocolat, pour être en communion avec ceux qui souffraient de privations. À ce propos, l’Impératrice ne se priva pas non plus de rappeler ses principes à des va-t’en-guerre comme l’amiral allemand Henning Von Holtzendorff qui lui reprochait d’être contre la guerre en général :

« Je suis contre la guerre, comme toute autre femme qui aime mieux voir le genre humain dans la joie que dans les larmes ».

« La douleur, la faim, eh bien quoi, je ne travaille jamais mieux qu’avec le ventre vide ; il ne s’agit alors que de se serrer le ceinturon d’un cran, et de tenir le coup ».

« Je n’aime pas entendre parler de tenir le coup lorsqu’on est assis à une table garnie »»[i]© 2009-2015 Abbé Cyrille Debris – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Par votre intercession, Zita, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Foi

 

« Le 2 octobre 1918, fête des saints anges gardiens, à la Villa Wartholz, alors que le jeune archiduc Otto allait recevoir sa Première Communion, l’empereur prononça pour toute sa famille l’acte de consécration au Sacré-Cœur devant la statue de leur chapelle. Acte qui comprenait sa famille dans un sens plus large, à savoir tous les sujets de son vaste Empire. Il le renouvela tous les premiers vendredis du mois. Cette dévotion au Sacré-Cœur de Jésus a joué un grand rôle chez le Bx. Charles et chez l’impératrice. […]

Pour Zita, la dévotion au Sacré-Cœur n’était pas quelque chose d’optionnel. Elle savait que c’était son lieu de rendez-vous avec son bienheureux époux qui lui avait confié en mourant : « Je t’aime infiniment ! Dans le cœur de Jésus, nous nous retrouverons ! ». C’était donc aussi un trait de sa spiritualité conjugale et de la fidélité à son époux. L’Impératrice avait coutume de se confier en toute occasion, elle et les siens, aux saints anges gardiens et archanges, et singulièrement durant les voyages des êtres chers. Elle les confiait à la protection angélique par cette prière : « Sancte Gabriel cum Maria, Sancte Raphael cum Tobia, Sancte Michael cum omni cælesti hierarchia, adsistis nobis in viam ». Il faut dire que parmi tous les prénoms reçus à son baptême, la Servante de Dieu portait ceux des trois archanges : Zita, Marie des Grâces, Aldegonde, Michèle, Raphaële, Gabrielle, Joséphine, Antonia, Louise, Agnès »[i]© 2009-2015 Abbé Cyrille Debris – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Par votre intercession, Zita, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

3. La Famille

 

« Zita laissa son mari mener les affaires de l’Empire, même si elle les suivait dans les grandes lignes grâce aux rapports des ministres. […] Voici comment l’empereur François-Joseph […] jugeait la complémentarité du couple […] : « Il était heureux de voir la manière dont Zita aidait son mari. Elle a su développer et épanouir chez lui toutes les grandes qualités qui sont en lui et les faire venir à maturité ».

L’empereur, parti acheter un cadeau pour l’anniversaire de Charles-Louis, a pris froid le 9 mars. Malgré la fièvre, on attendit une semaine avant de faire venir le médecin. Appelé à contrecœur le 21 mars, il mesura une température de 40°. Zita, également accaparée par la grippe de beaucoup de ses enfants, ne dormait presque plus. Elle veillait son mari, l’entourait de ses soins et priait sans cesse.

Le dimanche 26 mars, elle suivit une procession organisée pour obtenir la guérison de l’Empereur, mais déjà celui-ci reçût l’extrême-onction. Paul Morand écrivit dans la Dame Blanche des Habsbourg : « Il ne restait qu’un grand amour conjugal transi, contre quoi la misère et la mort ne pouvaient rien ». Elle priait pour qu’il fût d’abord rendu à ses peuples, seulement après à sa famille. Entré en agonie le vendredi, il mourut en prince chrétien. Un instant, Zita laissa échapper : « Charles, qu’est-ce que je vais faire toute seule ? » puis se reprenant « Seigneur, que Votre volonté soit faite ». Charles I, empereur d’Autriche, roi Charles IV de Hongrie mourait de froid, dans la pauvreté et le dénuement le samedi 1er avril 1922 ? Il avait à peine dépassé l’âge du Christ en croix : 34 ans. Zita en avait 30 à peine, elle attendait son 8ème enfant et allait porter le deuil pendant 67 ans ! Zita quitta rapidement Madère, dès le 19 mai pour l’Espagne. Elle y accoucha au palais royal d’El Pardo de sa troisième fille, Élisabeth, le 31 mai 1922.

« Comment dois-je maintenant, subitement, décider de tout toute seule ? Charles dirigeait et réglait tout ». Cet aveu montre, si besoin était, qu’elle n’était pas «l’homme de la famille » comme on le lui reprocha pour calomnier la prétendue faiblesse de son époux. Mais désormais, elle doit trouver la force d’affronter seule, ne comptant que sur l’aide de Dieu, la rude tâche de mère et régente pour le compte de son fils Otto, empereur titulaire. «J’ai un grand devoir politique, et peut-être celui-là seulement. Je dois élever mes enfants selon l’esprit de l’empereur, en faire des hommes bons qui craignent Dieu, et avant tout préparer Otto à son avenir. Aucun d’entre nous ne le connaît. L’histoire des peuples et des dynasties – qui ne compte pas le temps à l’aune d’une vie humaine, mais selon des mesures beaucoup plus longues – doit nous inspirer confiance ».

Le rythme qu’elle s’impose elle-même est aussi très strict. Couchée à minuit, elle se lève à 5h pour assister à la messe de 5h30 avec les femmes de pêcheurs. De retour à 7h, elle réveille les enfants plus jeunes qui font eux-mêmes leur lit, cirent leurs chaussures. Pendant qu’ils se préparent, Zita lit à l’un ou l’autre des extraits de la vie du saint du jour. À 7h30, la maisonnée se retrouve à la chapelle pour la messe (la seconde pour l’impératrice) où servent les garçons. Elle apprenait d’ailleurs elle-même le catéchisme à ses enfants. Ils firent tous leur première communion très jeune. Elle leur confectionnait un livre de prière où elle collait des images pieuses. Elle dirigeait aussi la prière du soir. […] Fuyant les vaines mondanités, elle mène une vie austère, car elle avait été trop éprouvée pour ne pas mettre de la gravité en toute chose. Sa vraie source de joie était sa famille »[i]© 2009-2015 Abbé Cyrille Debris – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Par votre intercession, Zita, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

4. La Confiance en Dieu

 

« Lors d’un de ses derniers voyages en Autriche, sa santé était très précaire. Elle continua à se dégrader, elle qui avait déjà perdu l’usage de ses yeux et avait de plus en plus de mal à se déplacer. Elle fut toujours accompagnée de la présence de ses enfants et entourée des soins de sa dame de compagnie, Marie, Baronne Von Plappart. Les témoignages des infirmières chargées de ses soins, des religieuses de la famille spirituelle de l’Œuvre (Familia Spiritualis « Opus ») sont absolument édifiants. Elle attend sereinement la mort, pour revoir son tendre époux. Elle fut exaucée le 14 mars 1989, à près de 97 ans.

Lors de son enterrement à Vienne, le 1er avril 1989, 67ème anniversaire de la mort de son bien-aimé époux, le cérémonial qui fut choisi pour faire entrer la dépouille mortelle dans la Crypte des Capucins exprime fort bien l’humilité de la Servante de Dieu :

Le chambellan frappa trois coups sur la lourde porte de l’église.

De l’intérieur, la voix d’un Capucin répondit : « Qui demande à entrer ? ».

Le chambellan répondit : « Sa Majesté Zita, par la grâce de Dieu, impératrice d’Autriche, reine apostolique de Hongrie, reine de Bohême, de Dalmatie, Croatie, Slavonie, Galicie, Lodomérie et Illyrie, reine de Jérusalem…etc… archiduchesse d’Autriche, grande-duchesse de Toscane et de Cracovie ; Duchesse de Lorraine, de Salzbourg, Styrie, Carinthie, Carniole et Bucovine ; grande-princesse de Transylvanie, margravine de Moravie ; duchesse de Haute-et-Basse-Silésie, de Modène, Plaisance et Guastalla, d’Auschwitz et de Zator, de Teschen, Frioul, Raguse et Zara ; comtesse princière de Habsbourg et Tyrol, de Kyburg, Goritz et Gradisca, princesse de Trente et Bressanone, marquise de Haute et Basse-Lusace et en Istrie ; comtesse de Hohenems, Feldkirch, Bregenz et Sonnenberg…etc…. ; souveraine de Trieste, de Cattaro et dans la Marche des Vendes ; grande-voïvode de la Voïvodie de Serbie…etc… ; née princesse royale de Bourbon, princesse de Parme…etc… ».

La réponse est sans appel : « Je ne la connais pas ». La porte demeure fermée.

Une seconde fois, le chambellan frappe trois coups : « Qui demande à entrer ? ».

« Sa Majesté Zita, Impératrice et Reine ».

« Je ne la connais pas ».

Et pour la troisième fois résonne une série de trois coups : « Qui demande à entrer ? »

« Zita, une personne mortelle et pécheresse ».

« Qu’elle entre »[i]© 2009-2015 Abbé Cyrille Debris – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Par votre intercession, Zita, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus»

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

« Le 20 novembre 1930, (Otto, devient majeur et donc l’empereur en titre. Zita) n’est donc plus moralement régente. Sa mission est accomplie. Désormais, même si elle prend encore des décisions, elle consulte son fils. D’ailleurs, elle le soutint dans ses efforts de restauration monarchique pour sauver l’Autriche d’Hitler. Ce petit pays alpin ne se sentait plus que l’ombre de lui-même après avoir été un grand Empire. […] La seule force d’opposition valable était le mouvement monarchiste, non pas nostalgique en revendiquant des droits historiques, mais réelle alternative voulant insuffler aux Autrichiens une fierté patriotique sans lorgner sur le puissant voisin de même langue. Zita lui prodigue ses conseils, elle qui est intéressée par la politique. En particulier, elle (encourage à une) dimension conforme à la doctrine sociale de l’Église (au sein de la politique) »[i]© 2009-2015 Abbé Cyrille Debris – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur..

Par votre intercession, Zita, nous confions nos amis, frères et sœurs et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

« Ange gardien de tous ceux qui souffrent » (Mgr. Piffl, cardinal-archevêque de Vienne)

« Au Québec, pendant la guerre, le niveau de vie redevient très spartiate […] : « J’avais l’impression qu’ils étaient très pauvres » (princesse Alice). Ils vivaient de la générosité de fidèles sujets. De fait, l’essentiel pour eux restait la dévotion. Une chapelle avait été installée et un aumônier y célébrait tous les jours la sainte messe.

Peut-être cela explique-t-il la grande sensibilité de Zita à la souffrance et détresse de ses peuples, qu’elle s’efforce d’aider. Elle va s’investir pour récolter des dons en leur profit. Elle entame une cinquantaine de conférences à travers le Canada à l’initiative d’organisations caritatives catholiques. Ses enfants étant adultes, elle peut s’occuper de ses sujets. Les dons affluent et l’Impératrice, aidée de sa mère, la duchesse Maria-Antonia, de sa sœur, la princesse Isabelle, et sa dernière fille Élisabeth, classent, nettoient, empaquettent, aidées de scouts. Le produit de la première série de conférences est offert au diocèse de Salzbourg, en zone d’occupation américaine. Devant ce succès, elle organise une seconde tournée en 1946-1947, aux États-Unis. Elle prépare le voyage elle-même, dormant dans des institutions religieuses et voyageant en train de seconde classe. Elle se prête aux interviews des journées entières, sortant de sa réserve naturelle, pour que cette publicité porte du fruit pour les Autrichiens et les Hongrois. Des milliers de colis sont envoyés grâce à la fondation Care (Cooperative for Americans Remittances to Europe), ainsi que de la vaisselle liturgique pour les églises détruites. Cette action caritative dure jusqu’en 1948 »[i]© 2009-2015 Abbé Cyrille Debris – Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Par votre intercession, Zita, nous vous confions toutes les lois et pratiques qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

Par votre intercession, Zita, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

Sainte Marie, Mère de Dieu,
gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;
Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,
Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion,
un cœur fidèle et généreux,
qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble,
aimant sans demander de retour,
joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.
Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme,
qu’aucune indifférence ne lasse,
Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.
Amen