Février 2016 - 1ère semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Bienheureux Frédéric Ozanam (1813-1853) en communion avec son épouse Amélie

Témoin de l’amour conjugal, fondateur de la Société saint Vincent de Paul, historien et essayiste catholique français,

Commémoré le 8 septembre

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Prions.

« Seigneur, tu as fait du Bienheureux Frédéric Ozanam un témoin de l’Evangile, émerveillé du mystère de l’Eglise. Tu as inspiré son combat contre la misère et l’injustice et tu l’as pourvu d’une inlassable générosité au service de tout homme en souffrance.

En famille, il se révéla fils, frère, époux et père d’exception. Dans le monde, son ardente passion pour la vérité illumina sa pensée, son enseignement et ses écrits.

A notre Société, qu’il conçut comme un réseau universel de charité, il insuffla l’esprit d’amour, d’audace et d’humilité hérité de Saint Vincent de Paul. Dans tous les aspects de sa brève existence apparaissent sa vision prophétique de la société, autant que le rayonnement de ses vertus. Pour ces multiples dons, nous te remercions, Seigneur, et sollicitons – si telle est ta volonté – la grâce du miracle de l’accueil de la vie dans nos familles, par l’intercession du Bienheureux Frédéric Ozanam. Puisse l’Eglise proclamer sa sainteté, si providentielle pour le temps présent ! Nous t’en prions par Notre Seigneur Jésus-Christ. Amen »[1]Site catholique.fr

 1. La Famille

 

« L’éducation que Frédéric reçoit de ses parents, inlassablement dévoués à Dieu et aux pauvres, le marque profondément: «C’est sur les genoux de ma mère que j’ai appris votre crainte, Seigneur, et dans ses regards votre amour». Mais l’enfant est né chétif. À six ans une fièvre typhoïde le terrasse, et c’est grâce à l’intervention miraculeuse de saint Jean-François Régis, ardemment prié par les siens, qu’il guérit de cette grave maladie.

D’une pureté angélique, d’une sincérité sans artifice, rempli d’une tendre compassion pour toute souffrance, Frédéric n’a cependant pas un caractère facile. Dans une lettre à un ancien camarade de classe, il se décrit ainsi: «Je ne fus jamais plus méchant qu’à l’âge de huit ans. J’étais devenu entêté, colèreux, désobéissant. On me punissait, je me raidissais contre la punition  J’étais paresseux au suprême degré. Il n’y avait pas d’espiègleries qui ne me vinssent à l’esprit». À neuf ans, son père l’inscrit au collège royal de Lyon pour y suivre la classe de cinquième. Son caractère s’assouplit, grâce à la bonté de ses professeurs.

À quinze ans, Frédéric traverse une période de doutes contre la foi. Influencé par le climat d’incrédulité qui règne, il finit par se demander pourquoi il croit. Les découvertes récentes de la science ne contredisent-elles pas la foi? La raison peut-elle connaître avec certitude l’existence de Dieu?  Ces questions le préoccupent. Au plus fort de l’épreuve, il promet au Seigneur, s’il daigne faire briller la vérité à ses yeux, de consacrer sa vie entière à la défendre. Dieu l’entend et le conduit à l’abbé Noirot. Ce prêtre, professeur de philosophie, lui apprend à étayer sa foi par un usage correct de sa raison. On pense parfois qu’entre foi et raison, il faut choisir ; mais c’est à tort. «Bien que la foi soit au-dessus de la raison, enseigne le Concile Vatican I, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre elles. Puisque le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi a fait descendre dans l’esprit humain la lumière de la raison, Dieu ne pourrait se nier Lui-même ni le vrai contredire jamais le vrai» (Catéchisme de l’Église CatholiqueCEC 159). […]

L’abbé Noirot aime à prendre Frédéric pour compagnon de ses promenades. Alors s’agitent entre le maître et le disciple les questions de l’harmonie de la science et de la foi. Peu à peu, les doutes de Frédéric cèdent la place à la certitude. «Depuis quelque temps, écrira-t-il plus tard, je sentais en moi-même le besoin de quelque chose de solide où je pusse m’attacher et prendre racine, pour résister au torrent du doute. Et voici qu’aujourd’hui mon âme est remplie de joie et de consolation. D’accord avec ma foi, ma raison a retrouvé présentement ce catholicisme qui me fut enseigné par la bouche d’une excellente mère et qui fut si cher à mon enfance». ».

Par votre intercession, Bienheureux Frédéric, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

2. La Foi

 

« En 1830, M. et Mme Ozanam envoient leur fils à Paris afin qu’il y étudie le Droit. Là, Frédéric réunit un groupe de jeunes catholiques intelligents et fermes: «Nous éprouvions le besoin de fortifier notre foi au milieu des assauts que lui livraient les systèmes divers de la fausse science». Ils instaurent des « Conférences d’Histoire et de Littérature », c’est-à-dire des réunions «d’amis travaillant ensemble à l’édification de la Science sous l’étendard de la pensée catholique». La formation doctrinale est, en effet, d’une grande importance, car les intelligences ont besoin d’être éclairées par les vérités révélées, sur Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ et son Église. Sans cette lumière de la foi, l’homme est aveugle, comme l’écrivait le Pape saint Pie X: «Là où l’esprit est enveloppé des ténèbres d’une épaisse ignorance, il est impossible que subsistent une volonté droite ou de bonnes mœurs.[…]»(Encyclique Acerbo nimis, 15 avril 1905). […]

Mais la formation doctrinale et les échanges historiques avec ses amis de toute croyance ne suffisent bientôt plus à Ozanam. Au cours des « Conférences d’Histoire », des auditeurs objectent: «Vous avez raison, si vous parlez du passé : le Catholicisme a fait autrefois des prodiges; mais aujourd’hui, il est mort. Et en effet, vous qui vous vantez d’être catholiques, que faites-vous? Où sont les œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire respecter et admettre?» Touché par ce reproche providentiel, Ozanam s’écrie: «Pour que notre apostolat soit béni de Dieu, une chose lui manque: les œuvres de bienfaisance. La bénédiction du pauvre est celle de Dieu». Et, sans tarder davantage, il se met à l’œuvre. Avec un ami qui partage sa chambre d’étudiant, il porte chez un pauvre homme le peu de bois de chauffage qui lui reste pour les derniers mois de l’hiver.

«En reconnaissant dans la foi leur dignité nouvelle, enseigne le Catéchisme de l’Église Catholique, les chrétiens sont appelés à mener désormais une vie digne de l’Évangile du Christ (Ph 1, 27). Par les sacrements et la prière, ils reçoivent la grâce du Christ et les dons de son Esprit qui les en rendent capables. À la suite du Christ et en union avec Lui, ils peuvent chercher à imiter Dieu comme des enfants bien-aimés et suivre la voie de l’amour (Ep 5, 1), en conformant leurs pensées, leurs paroles et leurs actions aux sentiments qui sont dans le Christ Jésus (Ph 2, 5) et en suivant ses exemples» (CEC, 1692, 1694). Or, «Jésus est envoyé pour porter la bonne nouvelle aux pauvres (Lc 4, 18). Jésus partage la vie des pauvres, de la crèche à la croix; il connaît la faim, la soif et le dénuement. Plus encore: il s’identifie aux pauvres de toutes sortes et fait de l’amour actif envers eux la condition de l’entrée dans son Royaume» (CEC, 544) ».

Par votre intercession, Bienheureux Frédéric, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

3. L’ouverture aux autres

 

«  Aussi, pour Ozanam, les œuvres de charité sont-elles le moyen concret d’aimer le Christ dans ses membres souffrants : «Les pauvres, nous les voyons des yeux de la chair. Ils sont là. Nous pouvons mettre le doigt et la main dans leurs plaies, et les traces de la couronne d’épines sont visibles sur leurs fronts. Nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l’Apôtre: « Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu! Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs… »». Le 23 avril 1833, Frédéric et six de ses amis inaugurent une «Conférence de charité», sous le patronage de saint Vincent de Paul. Ainsi naissait l’œuvre des Conférences de Saint-Vincent de Paul qui compte aujourd’hui 800000 membres répartis en 47600 Conférences, dans 132 pays. «Je veux, avait dit Ozanam, enserrer le monde entier dans un réseau de charité». «Ce fut toujours un sujet de stupeur pour qui étudie l’histoire de l’Église – et pour le croyant une confirmation de son origine divine – le fait de l’empressement de la charité chrétienne à offrir de tous temps des hommes et des œuvres pour le soulagement de toutes les misères», disait Pie XII, le 27 avril 1952.

À l’aumône matérielle, les nouveaux « confrères » joignent la miséricorde spirituelle : «Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience» (CEC, 2447). […]

Les secours matériels et spirituels apportés aux pauvres manifestent la vitalité de la charité chrétienne. Mais Ozanam élargit ses vues et, face à la situation de son époque, considère les exigences de la charité au plan social et politique: « La question qui divise les hommes de nos jours, dit-il, n’est pas une question de formes politiques, c’est une question sociale : c’est de savoir qui l’emportera de l’esprit d’égoïsme ou de l’esprit de sacrifice, si la société ne sera qu’une grande exploitation au profit des plus forts ou une consécration de chacun au service de tous ».

La pensée et l’action de Frédéric Ozanam et de ses compagnons nous offrent un exemple à imiter en tenant compte des conditions nouvelles de la société contemporaine. En effet, si les injustices sociales du siècle dernier ne sont pas encore toutes surmontées, il s’y ajoute de nos jours d’autres désordres non moins graves. Le Pape Jean-Paul II nous invite à les repérer pour y porter remède : «Conduisez-vous en enfants de lumière  Discernez ce qui plaît au Seigneur, et ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres (Ep. 5, 8. 10-11). Dans la situation sociale actuelle, marquée par un affrontement dramatique entre la « culture de la vie » et la « culture de la mort », il faut développer un sens critique aigu, permettant de discerner les vraies valeurs et les besoins authentiques. Il est urgent de se livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort commun d’ordre éthique (moral), pour mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie» (Encyclique Evangelium vitæ, 15 mars 1995, n. 95) ».

Par votre intercession, Bienheureux Frédéric, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

4. La Fécondité

 

Prière de Frédéric Ozanam, alors célibataire :

« Je sens en moi se faire un grand vide que ne remplissent ni l’amitié, ni l’étude. J’ignore qui viendra le combler. Sera-ce Dieu, sera-ce une créature ? Si c’est une créature, je prie qu’elle ne se présente que quand je m’en serai rendu digne. Je prie qu’elle apporte avec elle ce qu’il faudra de charme extérieur pour qu’elle ne laisse place à aucun regret ; mais je prie surtout qu’elle vienne avec une âme excellente, qu’elle apporte une grande vertu, qu’elle vaille beaucoup mieux que moi, qu’elle m’attire en haut, qu’elle ne me fasse pas descendre, qu’elle soit généreuse parce que souvent je suis pusillanime, qu’elle soit fervente parce que je suis tiède dans les choses de Dieu, qu’elle soit compatissante enfin, pour que je n’ai pas à rougir devant elle de mon infériorité. Ne m’abandonnez pas, Seigneur, faites que je sois aimé. Vous le savez, ce n’est pas seulement de la douceur que je cherche dans l’amour, c’est le mépris de toute bassesse, c’est la force de combattre pour le bien, pour le vrai ».

« Quelques années passent. Ozanam a reçu deux fois le grade de docteur ; brillant agrégé de la Faculté de Paris, il est en possession de la chaire de Droit Commercial à Lyon, demain il sera professeur à la Sorbonne. Mais son état de vie n’est pas fixé et il hésite entre la vocation religieuse et le mariage. […]La consécration totale à Dieu, par le vœu de chasteté, attire Frédéric. D’un autre côté, il réfléchit sur l’union conjugale pour laquelle il a d’abord de fortes réticences. Peu à peu, au contact d’amis qui se marient, ses idées évoluent. Il écrit à l’un d’eux: «Vous puiserez dans la tendresse de celle qui va s’unir à vous des consolations aux jours mauvais, vous trouverez dans les exemples de cette compagne du courage dans les temps périlleux, vous serez son ange gardien, elle sera le vôtre». Un jour, rendant visite au recteur de l’Académie de Lyon, M. Soulacroix, il aperçoit, par hasard, une jeune fille qui donne tendrement ses soins à son frère paralysé. «L’aimable sœur et l’heureux frère! pense-t-il, comme elle l’aime!» C’est l’image vivante de la charité qui vient de lui apparaître en Amélie Soulacroix, fille du recteur. Le souvenir de cette scène ne le quitte plus. Cette jeune fille réalise l’idéal qu’il s’est fait de la femme chrétienne. Le mariage avec Amélie a lieu le 23 juin 1841 ».

« Dans sa correspondance, Frédéric laisse éclater son amour pour sa femme et il tient à témoigner de ce bonheur : « Je me laisse être heureux, je ne compte plus les moments ni les heures, le cours du temps n’est plus pour moi, que m’importe l’avenir ? Le bonheur dans le présent, c’est l’éternité, je comprends le Ciel ». Le 23 de chaque mois, il offre un bouquet pour fêter leur anniversaire de mariage. Même avant sa mort, il envoie cueillir une branche de myrte pour sa femme.

Malgré les difficultés économiques, la maladie de Frédéric, les fausses couches, le foyer rayonne… A 20 ans, Frédéric fonde les conférences saint Vincent de Paul et tous les dimanches, il rend visite aux familles pauvres. Les Ozanam versent le dixième de leurs revenus aux pauvres. Amélie est quêteuse pour la société fondée par son mari et s’engage dans l’œuvre du Bon Pasteur qui tente de tirer les jeunes filles de la prostitution. Belle fécondité pour ce couple que l’amour réciproque et le soutien mutuel n’ont pas rendu sourd aux détresses des pauvres et des indigents.

En semaine, le couple va à la messe à la chapelle des Carmes à Paris où le bienheureux Frédéric Ozanam repose. Ils prient et vivent des sacrements, lisent l’Ecriture Sainte. Frédéric se fait un fervent défenseur de l’Eglise : « Chrétien, je me fais gloire de n’appartenir à aucune école qu’à celle de la vérité qui est l’Eglise ». Frédéric est un professeur engagé et réunit autour de lui des étudiants catholiques pour défendre leur foi. Lacordaire dit de lui : « Nul chrétien en France et de notre temps n’aima davantage l’Eglise ».

Frédéric Ozanam – apôtre enflammé d’amour pour sa femme, pour l’Eglise, avec des idées neuves notamment politiques (« faisons-nous socialistes nous-mêmes mais à la Lumière de l’Evangile ») est depuis août 1997 un bienheureux qui nous est donné pour exemple… Une vie de foi en couple dans le dévouement des autres et de l’Eglise – des amoureux accomplis entre spirituel et sentiments.

Cette vie sainte peut être résumée par le professeur Didier Ozanam (descendant de Frédéric) : « Dans la prière, dans la lecture de l’Ecriture Sainte, dans l’amour de sa femme, il trouve le réconfort et la force qui le conduit peu à peu à se dépouiller de ses attaches terrestres, à offrir ses souffrances et à s’abandonner entièrement à la volonté de Dieu »[1]Equipe Notre Dame.

Par votre intercession, Bienheureux Frédéric, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

5. L’engagement dans la société

 

« « L’exploitation au profit des plus forts», dont parlait Ozanam, apparaît aujourd’hui dans l’élimination des êtres faibles que sont les enfants à naître. C’est pourquoi l’Église ne cesse de dénoncer le crime de l’avortement. Elle exhorte tous les hommes et spécialement les chrétiens à mettre en œuvre leur ingéniosité pour secourir les femmes enceintes exposées à ce drame, et pour les assister dans l’accueil et l’éducation de leur enfant. Le mépris de la vie se manifeste aussi dans l’euthanasie. La mission des chrétiens est de venir en aide à tous ceux que ce mal menace: malades en phase terminale, personnes âgées, handicapés, etc. Un accompagnement moral et spirituel, des soins palliatifs adaptés peuvent être d’un grand secours dans ce domaine.

[…]Le manque de propositions humaines et spirituelles vigoureuses entraîne les jeunes à chercher dans l’usage de la drogue, un plaisir immédiat qui leur donne l’illusion d’échapper à la réalité. Peu à peu, ils en viennent à penser que tous les comportements sont équivalents, sans parvenir à différencier le bien du mal et sans avoir le sens des limites morales. Aussi, tous les éducateurs doivent-ils intensifier le travail de formation des consciences, en proposant aux jeunes la vérité sur Dieu, sur la religion et sur l’homme. La réforme de la civilisation est une œuvre religieuse au premier chef, car «pas de vraie civilisation sans civilisation morale, et pas de vraie civilisation morale sans la vraie religion: c’est une vérité démontrée, c’est un fait d’histoire» (Saint Pie X, Lettre sur le Sillon, 25 août 1910) ».

 

Par votre intercession, Bienheureux Frédéric, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

6. La confiance en Dieu

 

« Par une disposition mystérieuse de la Providence, cette vie si pleine devait bientôt s’achever. En 1852, Frédéric a trente-neuf ans. Il n’a jamais eu beaucoup de santé. Tout ce qu’il a fait, il l’a fait en souffrant ; son teint livide le proclame assez haut. Une pleurésie va l’emporter en 18 mois. Le jour de ses quarante ans, 23 avril 1853, il rédige son testament :

«Je sais, écrit-il, que j’ai une femme jeune et bien-aimée, une charmante enfant, beaucoup d’amis, une carrière honorable, des travaux conduits précisément au point où ils pourraient servir de fondement à un ouvrage longtemps rêvé. Voilà cependant que je suis pris d’un mal grave, opiniâtre… Faut-il, mon Dieu, quitter tous ces biens que vous-même m’avez donnés? Ne voulez-vous point, Seigneur, d’une partie du sacrifice? Laquelle faut-il que je vous immole de mes affections déréglées? N’accepteriez-vous point l’holocauste de mon amour-propre littéraire, de mes ambitions académiques, de mes projets même d’étude, où se mêle peut-être plus d’orgueil que de zèle pour la vérité ? Si je vendais la moitié de mes livres pour en donner le prix aux pauvres; et si, me bornant à remplir les devoirs de mon emploi, je consacrais tout le reste de ma vie, à visiter les indigents, à instruire les apprentis…, Seigneur, seriez-vous satisfait, et me laisseriez-vous la douceur de vieillir auprès de ma femme et d’achever l’éducation de mon enfant? Peut-être, mon Dieu, ne le voulez-vous point. Vous n’acceptez point ces offrandes intéressées… C’est moi que vous demandez… Je viens». Le 8 septembre 1853, vers vingt heures, en la fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge, Frédéric Ozanam exhale doucement un long soupir. C’est le dernier. Marie est venue chercher son enfant bien-aimé et l’introduire dans l’inexprimable joie de l’Infini ».

Par votre intercession, Bienheureux Frédéric, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

« Dans l’homélie prononcée à l’occasion de la béatification de Frédéric Ozanam, le Saint-Père Jean-Paul II disait de lui : «Il aimait tous les démunis… Il rejoignait l’intuition de Monsieur Vincent: « Aimons Dieu, mes frères, aimons Dieu, mais que ce soit aux dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages« … Il a eu le courage lucide d’un engagement social et politique de premier plan, à une époque agitée de la vie de son pays, car aucune société ne peut accepter la misère comme une fatalité sans que son honneur n’en soit atteint… L’Église confirme aujourd’hui le choix de vie chrétienne qu’il a emprunté». Nous prions le bienheureux Frédéric Ozanam de vous inspirer un choix de vie chrétienne conforme à l’Évangile pour le soulagement des misères que souffrent les hommes d’aujourd’hui, et pour leur salut éternel. ».

Par votre intercession, Bienheureux Frédéric, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

41125259_pSainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN

 

Bibliographie :

(sauf exception) Lettre de Dom Antoine Marie osb, abbé l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, le 2 février 1998, Lien web