Mars 2016 - 4ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Sainte Catherine Labouré (1806-1876)

Fille de la charité,
Commémorée le 25 novembre

catherine-laboure

Prions avec les mots de sainte Catherine Labouré :

«Lorsque je vais à la chapelle,
je me mets là devant le Bon Dieu, et je lui dis:
« Seigneur, me voici, donnez-moi ce que vous voulez »
S’il me donne quelque chose,
je suis bien contente et je le remercie.
S’il ne me donne rien, je le remercie encore
parce que je n’en mérite pas davantage.
Et puis je lui dis alors tout ce qui me vient dans l’esprit:
je lui raconte mes peines et mes joies et j’écoute.
Si vous L’écoutez, Il vous parlera aussi
car avec le Bon Dieu,
il faut dire et écouter,
Il parle toujours quand on y va bonnement et simplement »[Chapelle ND de la médaille miraculeuse.com].

 1. La Famille

 

La religieuse si discrète qui a vu la Très Sainte Vierge, et que le Pape Pie XII appellera la Sainte du silence, est née le 2 mai 1806 au village de Fain-les-Moutiers (Bourgogne). Elle a reçu le lendemain, à son baptême, le prénom de Catherine. Son père, Pierre Labouré, est un cultivateur aisé. Catherine est la huitième de dix enfants. Elle n’a que neuf ans lorsque sa mère meurt à 46 ans, le 9 octobre 1815. Catherine grimpe sur une chaise, se hausse sur la pointe des pieds, atteint la statue de la Très Sainte Vierge qui domine sur un meuble et, tout en larmes, la supplie de lui tenir lieu de maman. […]

Le 25 janvier 1818, Catherine fait sa première communion avec beaucoup de ferveur. Marie-Louise (sa grande sœur de 20 ans), constatant la maturité précoce de sa sœur, l’initie aux travaux du ménage afin de réaliser sans plus attendre son projet de se donner à Dieu. D’un ton décidé, Catherine dit alors à Tonine, sa plus jeune sœur : «À nous deux, nous ferons marcher la maison». Voilà donc Catherine reine dans cette grande ferme. Le matin, elle est la première levée. Sa principale fonction quotidienne est de préparer et servir les trois repas. La fermière est servante ; elle paie de sa personne plus que tout autre. Il lui faut aussi s’occuper des bêtes. Catherine trait les vaches, matin et soir; elle distribue le fourrage et conduit le troupeau à l’abreuvoir municipal. Elle verse aux porcs une soupe épaissie, ramasse les œufs au poulailler, s’occupe des 700 à 800 pigeons qui se posent familièrement sur elle alors qu’elle leur lance généreusement du grain. Avec cela, elle va tirer l’eau au puits, fait la lessive, pétrit la farine pour faire le pain, se rend le jeudi au marché à Montbard (15 km), etc. Durant les longues soirées d’hiver, la veillée se fait devant le feu de la cheminée: nouvelles, souvenirs, contes, puis prière du soir. Le dimanche, Catherine visite les pauvres et les malades.

D’où lui vient cette capacité d’assumer une tâche écrasante? Son secret est caché dans ses échappées hors de la ferme. Elle disparaît un bon moment chaque jour pour aller à l’église, toute proche, prier longuement sur les dalles froides. Le tabernacle est vide, car le village est sans prêtre depuis la Révolution. Mais la présence du Seigneur se révèle au fond du cœur de la jeune fille. C’est là qu’elle trouve la force de faire bon visage et bon service. «Les prières n’avancent pas l’ouvrage, c’est du temps perdu», disent parfois les voisines. Catherine ne s’en soucie guère; elle prie, et le travail est fait à temps. Son désir profond est d’être Religieuse.

Un rêve vient la confirmer dans sa vocation. Elle voit un prêtre âgé, très bon, qui la regarde avec insistance… puis elle se trouve, toujours en rêve, au chevet d’une malade. Le vieux prêtre, encore présent, lui dit: «Ma fille, c’est bien de soigner les malades… Un jour vous viendrez à moi. Dieu a des desseins sur vous, ne l’oubliez pas». Cependant pour devenir Religieuse, il faudrait savoir lire et écrire. Une cousine se propose de prendre Catherine à Châtillon-sur-Seine dans un pensionnat réputé qu’elle dirige. Tonine, qui a maintenant 16 ans, est capable d’assumer les tâches de la ferme. Malgré ses réticences, M. Labouré laisse partir Catherine.

Par votre intercession, Sainte Catherine, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

2. La Confiance en Dieu

 

À Châtillon-sur-Seine, la jeune fille rend visite aux Filles de la Charité, et elle reconnaît avec étonnement sur un portrait le prêtre qui lui est apparu en songe. «Qui est-ce? demande-t-elle – C’est notre bon Père saint Vincent de Paul», lui répond une religieuse. Elle se tait ; mais cette fois elle est sûre que Dieu la veut Fille de la Charité. Lorsqu’elle atteint l’âge de la majorité de l’époque, 21 ans, elle annonce à son père sa décision de se consacrer à Dieu. M. Labouré s’y oppose formellement : il a déjà donné une fille à Dieu, cela suffit. Et puis, Catherine est utile, elle est gaie, elle ne boude pas les fêtes des villages des environs, et on l’a même demandée en mariage. Mais la jeune fille est déterminée : «Je ne veux pas me marier». Tonine insiste, et Catherine lui répond : «Je te l’ai dit, je ne me marierai jamais. Je suis fiancée à Notre-Seigneur. – Tu ne changes pas d’avis, alors, depuis tes douze ans? – Non, je ne change pas».

Après avoir patienté quelques mois, Catherine obtient enfin l’accord de son père. Le 21 avril 1830, elle se rend rue du Bac, à Paris, pour y commencer son noviciat chez les Filles de la Charité.

Dès les premiers mois de sa vie religieuse, elle est favorisée de grâces exceptionnelles : Jésus se montre à elle dans le Saint-Sacrement pendant la Messe ; le Cœur de saint Vincent de Paul lui apparaît ; elle a le pressentiment d’une Révolution, toute proche. Elle relate tout à son confesseur, M. Aladel, prêtre lazariste, qui, dubitatif, l’invite au calme et à l’oubli.

Au cours de la nuit du 18 au 19 juillet, Sœur Catherine est réveillée par un appel : «Ma Sœur ! Ma Sœur !» Un petit enfant de 4 à 5 ans, habillé de blanc, est là : «Levez-vous vite et venez à la chapelle, la Sainte Vierge vous attend!Mais on va m’entendre!Soyez tranquille, il est 11 heures et demie, tout le monde dort». Elle s’habille et suit l’enfant qui émet des rayons de lumière partout où il passe. Dans la chapelle, tous les cierges et flambeaux sont allumés. Au bout d’un moment, Sœur Catherine voit une grande Dame qui, après s’être prosternée devant le Tabernacle, vient s’asseoir dans un fauteuil. D’un bond elle est près d’elle, à genoux, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge : «Mon enfant, lui dit Marie, le Bon Dieu veut vous charger d’une mission qui vous causera bien de la peine… Il faudra tout dire à votre confesseur. Des malheurs vont fondre sur la France… Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. On croira tout perdu. Mais je serai là avec vous. Ayez confiance, vous connaîtrez ma visite et la protection de Dieu, et celle de saint Vincent sur vos communautés».

Quand Marie s’en va, vers 2 heures du matin, c’est comme une lumière qui s’éteint. Sœur Catherine retourne se coucher sous la conduite du petit enfant. Elle ne se rendort pas : cela prouve qu’elle n’a pas rêvé. M. Aladel, informé, ne voit en tout cela qu’«illusion» et «imagination». La prophétie d’une nouvelle révolution lui paraît invraisemblable : la France est prospère et en paix. Mais la révolution éclate soudain, les 27 et 28 juillet. Les émeutiers poursuivent prêtres et religieuses. Cependant, la violence s’arrête à la porte des Maisons fondées par saint Vincent de Paul.

Par votre intercession, Sainte Catherine, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

3. La Foi

 

Le 27 novembre suivant, pendant l’oraison du soir, Sœur Catherine voit apparaître un tableau représentant la Sainte Vierge : Marie tend les bras vers elle, et il sort de ses mains des rayons de lumière d’un éclat ravissant. Au même instant, une voix se fait entendre : «Ces rayons sont les symboles des grâces que Marie obtient aux hommes». Autour du tableau, Sœur Catherine lit, en caractères d’or, l’invocation suivante: «Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous». Puis le tableau se retourne et au verso, paraissent la lettre M, initiale de «Marie», surmontée d’une croix et, au bas, les saints Cœurs de Jésus et de Marie. La voix précise très distinctement : «Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle, et les personnes qui la porteront indulgenciée et qui feront avec piété cette courte invocation, jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu». Sœur Catherine rapporte tout à M. Aladel qui la reçoit fort mal : «Pure illusion! Si vous voulez honorer Notre-Dame, imitez ses vertus, et gardez-vous de l’imagination!». Maîtresse d’elle-même, la Sœur se retire, calme, et sans s’inquiéter davantage. Mais le choc a été rude.

En décembre 1830, Marie apparaît une troisième fois à Sœur Catherine et lui montre le tableau représentant la médaille. Aux doigts de la Très Sainte Vierge brillent des pierreries d’où partent vers la terre des rayons lumineux. Mais, de certaines pierreries il ne sort pas de rayons : «Ces pierreries d’où il ne sort rien, ce sont les grâces que l’on oublie de me demander», dit la Vierge Marie. Puis, elle ajoute: «Vous ne me verrez plus, mais vous entendrez ma voix pendant vos oraisons». Sœur Catherine se trouve prise entre la demande renouvelée de la Sainte Vierge et l’obéissance à son confesseur qui ne veut plus entendre parler de ces «imaginations». Notre-Dame n’ayant rien urgé, elle opte pour le silence.

Le 30 janvier 1831, elle prend l’habit et on l’affecte à l’hospice d’Enghien, dans un faubourg de Paris. Là, elle est à son affaire : le poulailler, le jardin, les pigeons, plus tard les vaches. Mais la voix intérieure la presse de faire frapper la médaille. M. Aladel, à nouveau pressenti, soumet le «cas» à un confrère. Ils s’en rapportent tous deux à Mgr de Quélen, archevêque de Paris.

L’apparition de Marie dans le mystère de son Immaculée Conception rencontre chez le prélat un attrait profond : «Nul inconvénient à frapper la Médaille, elle n’a rien que de conforme à la foi et à la piété. On n’a pas à préjuger de la nature de la vision, ni à en divulguer les circonstances. Qu’on diffuse cette médaille tout simplement. Et l’on jugera de l’arbre à ses fruits».

Par votre intercession, Sainte Catherine, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

4. La Fécondité

 

Rassuré, M. Aladel commande des médailles à un graveur parisien, et il ébruite le récit des Apparitions, sans nommer la Sœur qui en a été favorisée. Les 1500 premiers exemplaires de la médaille sont livrés le 30 juin 1832. Très rapidement les miracles se multiplient, au point que, dès février 1834, la Médaille est couramment qualifiée de « miraculeuse ». En 1839, plus de 10 millions d’exemplaires en ont déjà été répandus. Des récits de guérisons arrivent des États-Unis, de Pologne, de Chine, de Russie… Sœur Catherine est dans l’action de grâces ; la bonne nouvelle annoncée par Isaïe redevient actuelle : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les pauvres sont évangélisés.

La Médaille est une « Bible » des pauvres, le signe d’une présence, celle de Marie, dans la lumière du Christ, à l’ombre de la Croix. Les bienfaits de la protection mariale se font sentir d’une manière toute spéciale dans les familles religieuses fondées par saint Vincent de Paul, notamment par l’affluence des vocations.

Les succès incomparables de la Médaille Miraculeuse manifestent le plaisir que Notre-Seigneur prend à voir sa Mère ainsi honorée. Au jour de l’Annonciation, l’ange Gabriel l’a saluée comme pleine de grâce (Lc 1, 28). Dans l’expression pleine de grâce, qui a presque la valeur d’un nom, le nom que Dieu donne à Marie, l’Église a reconnu le privilège de l’Immaculée Conception, dogme proclamé solennellement, en 1854, par le Pape Pie IX : «Nous déclarons, nous prononçons et définissons que la doctrine qui affirme que la Bienheureuse Vierge Marie, dès le premier instant de sa conception, par grâce et par privilège spécial de Dieu tout-puissant, en considération des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, fut préservée de toute tache du péché originel, est une doctrine révélée par Dieu, et que, pour cette raison, elle doit être fermement et constamment crue par tous les fidèles» (Bulle Ineffabilis Deus, 8 décembre 1854).

Par votre intercession, Sainte Catherine, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

« Marie représente, pour les croyants, le signe lumineux de la miséricorde divine et un guide sûr vers les hauts sommets de la perfection évangélique et de la sainteté» (Jean-Paul II, 19 juin 1996).

L’ascension vers les «hauts sommets de la perfection» suppose la vertu d’humilité, si chère à la Vierge Marie. Devant le torrent des grâces obtenues par la Médaille Miraculeuse, Sœur Catherine se comporte elle aussi, en vraie fille de saint Vincent, avec une humilité déconcertante. Mgr de Quélen avait autorisé discrètement la diffusion de la Médaille. Mais bientôt, il décide d’ouvrir un procès officiel afin d’avaliser le mouvement de grâces qui s’est produit. Cependant, lorsqu’il demande à voir Sœur Catherine, fût-ce le visage couvert, il essuie un refus devant lequel il s’incline. «La répugnance de la Sœur à comparaître est le fait de sa seule humilité», dira M. Aladel. On se contentera donc du témoignage du confesseur, lui-même autorisé par la voyante à révéler les faits. Quant à Sœur Catherine, elle s’efforcera toute sa vie de garder l’incognito, déjouant de son mieux par sa finesse paysanne, les questions indiscrètes.

En attendant, elle poursuit son travail, transformant peu à peu le jardin de la maison d’Enghien en une petite ferme. Elle sert aussi à la cuisine, puis à la lingerie et à la porterie, recevant les pauvres avec une grande délicatesse, soignant leurs corps mais aussi leurs âmes, selon le conseil de Monsieur Vincent. Cependant, sa principale fonction est de s’occuper des vieillards-hommes.

La tâche n’est certes pas facile, car il lui faut tenir tête aux anciens gardes-chasse, valets de chambre, maîtres d’hôtel, portiers, nostalgiques de leurs livrées d’or. Elle s’applique surtout à aimer ses vieillards, laissant paraître une certaine préférence pour les plus désagréables, comme s’ils avaient droit à des attentions particulières.

Par votre intercession, Sainte Catherine, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

En 1860, une nouvelle et jeune supérieure, Sœur Dufès, est nommée à l’hospice d’Enghien. Elle nourrit de grands projets qu’elle met en œuvre avec vigueur pour secourir l’immense misère du quartier. Sa jeunesse entreprenante essouffle et bouscule la communauté, mais Sœur Catherine apaise les Sœurs mécontentes. Pourtant Sœur Dufès ne la ménage pas, lui faisant facilement des reproches. Cette attitude sévère fait tache d’huile, et plusieurs religieuses tiennent pour quantité négligeable cette Sœur fruste dont l’accent et le tablier « sentent l’étable ». Humblement, Sœur Catherine se tait, bien que la lutte intérieure soit parfois rude. Mais son humilité n’exclut pas le courage ni même l’audace. En 1871, après la défaite de la France contre la Prusse, la Commune de Paris se révolte contre l’ordre social. La Sainte Vierge avait dit à Sœur Catherine: «Le moment viendra où le danger sera grand. On croira tout perdu… mais ayez confiance». Un jour, les insurgés demandent aux Sœurs de leur livrer deux gendarmes blessés qu’elles ont recueillis et qu’ils veulent exécuter. Sœur Dufès, qui refuse, est menacée de prison. Elle quitte discrètement la maison et se réfugie à Versailles. Sœur Catherine, qui la supplée en son absence, se rend chez les Communards pour plaider la cause de sa Supérieure. L’entrevue est houleuse et le commandant du détachement va même jusqu’à brandir son sabre contre elle. Mais finalement, elle obtient gain de cause et rentre librement à l’hospice.

Par votre intercession, Sainte Catherine, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et sœurs dans le Christ

 

Après ces événements tragiques, Sœur Catherine reprend ses modestes emplois. Mais elle vieillit et ses infirmités l’obligent à ralentir ses activités. Toute sa vie elle a souffert d’arthrite et de rhumatismes, acceptant ces douleurs avec une grande foi: «Lorsque la Sainte Vierge envoie une souffrance, c’est une grâce qu’elle nous fait», disait-elle. Maintenant, usée par les travaux et par l’âge, elle est à bout de forces et son cœur faiblit. Il lui reste une peine profonde : la Sainte Vierge lui avait demandé de faire sculpter une statue la représentant tenant un globe entre ses mains. Ses confesseurs n’ont pas voulu tenir compte de cette demande, et M. Aladel l’a même traitée de «méchante guêpe» lorsqu’elle a insisté pour être exaucée. Sœur Catherine prie donc Marie pour savoir si elle doit dire «son secret» à sa Supérieure; elle perçoit un «oui» au fond de son cœur et raconte tout : elle s’exprime avec tant de clarté et de facilité que sa Supérieure est conquise, et bientôt la statue de la Vierge au globe est exécutée.

Sœur Catherine attend dès lors la mort avec sérénité. De nombreuses fois, elle a prévenu ses Sœurs qu’elle ne verrait pas l’année 1877. En effet, le 31 décembre 1876, vers sept heures du soir, après avoir récité les prières des agonisants avec sa communauté, elle paraît s’assoupir. Bientôt on se rend compte que doucement, sans bruit, comme elle a vécu, elle est morte : son âme est portée en paradis par les mains de la Sainte Vierge. […]

Comme en témoignait Alphonse Ratisbonne, «les paroles manquent pour rendre ce que renferment les mains de notre Mère, et pour redire les dons ineffables qui en découlent… C’est la bonté, la miséricorde, la tendresse, c’est la douceur et la richesse du Ciel qui se répandent par torrents pour inonder les âmes qu’elle protège».

Par votre intercession, saint Catherine, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

index-rosaire-de-marie_8327_image028Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils.

Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN

 

Bibliographie :

Lettre du 27 novembre 1999 de Dom Antoine Marie osb, abbé l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, Lien web