Janvier 2017 - 2ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Solennité de l’Epiphanie

Solennité du 6 janvier

Note:

La prière de cette semaine est établie à partir de l’oeuvre de Maria Valtorta
Maria Valtorta est une mystique catholique, italienne, ayant bénéficié de 1943 à 1947 de visions des scènes de l’Évangile réunies dans une oeuvre monumentale : « l’Évangile tel qu’il m’a été révélé ». En 1970, le Bienheureux Gabriele Allegra, récemment béatifié par Benoît XVI, écrivait : « Je retiens que l’oeuvre (de Maria Valtorta) révèle une origine supra naturelle. C’est le produit d’un ou plusieurs charismes qui devraient être étudiés à la lumière de cette doctrine… ».

 1. La Fécondité

 

Avec la splendeur d’un plus vif éclat, l’étoile s’arrête au-dessus de la petite maison qui se trouve sur le côté étroit de la petite place. Ni ses habitants, ni ceux de Bethléem ne la voient parce qu’ils dorment dans les maisons fermées. Cependant l’étoile accélère les palpitations de sa lumière, et sa queue vibre et se balance davantage en décrivant des demi-cercles dans le ciel qui s’éclaire tout entier par l’effet de ce filet d’astres qu’elle entraîne, de ce filet de pierres précieuses qui resplendissent de mille couleurs sur les autres étoiles comme pour leur communiquer une parole joyeuse. […]Mais la Vierge ne sait rien de cette féerie. Elle veille près du berceau du Fils et prie. En son âme elle possède des splendeurs qui surpassent celles dont l’étoile embellit les choses.

De la rue principale s’avance un défilé : chevaux harnachés et d’autres conduits à la main, dromadaires et chameaux, les uns montés, les autres chargés. Le son des sabots fait un bruit d’eau qui ruisselle, en les heurtant, sur les pierres d’un torrent. Arrivés sur la place, tous s’arrêtent. Le défilé, sous le rayonnement de l’étoile, est d’une splendeur fantastique. Les ornements des très riches montures, les habits des cavaliers, les visages, les bagages, tout resplendit ravivant et unissant le propre éclat des métaux, des cuirs, des soies, des gemmes, des pelages, à la clarté de l’étoile. Les yeux rayonnent et les bouches sourient parce que une autre splendeur s’est allumée en leur cœur : celle d’une joie surnaturelle.

Pendant que les serviteurs se dirigent vers le caravansérail avec les animaux, trois personnages de la caravane descendent de leurs montures respectives qu’un serviteur conduit ailleurs et se dirigent à pied vers la maison. Là, ils se prosternent, front contre terre, baisant la poussière. Ce sont trois personnages puissants comme l’indiquent leurs très riches habits. L’un, de peau très foncée, à peine descendu d’un chameau s’enveloppe tout entier dans un magnifique vêtement de soie blanche. Son front est ceint d’un cercle de métal précieux et il a à la taille une riche ceinture d’où pendent un poignard ou une épée dont la garde est ornée de gemmes.

Les deux autres, descendus de deux magnifiques chevaux, sont vêtus l’un d’une étoffe rayée très belle où domine la couleur jaune. Cet habit est fait comme un long domino garni d’un capuchon et d’un cordon qui semblent faits tout d’une pièce en filigrane d’or tant ils sont ornés de broderie d’or. Le troisième porte une chemise de soie bouffante qui sort d’un large et long pantalon serré aux pieds. Il est enveloppé dans un châle très fin, véritable jardin fleuri tant sont vives les couleurs dont il est orné tout entier. Sur la tête un turban retenu par une chaînette ornée de chatons de diamants.

Par votre intercession, Saints rois mages, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

2. La Foi

 

Après avoir vénéré la maison où réside le Sauveur, ils se relèvent et se rendent au caravansérail où les serviteurs ont frappé et fait ouvrir.

[…] L’un des serviteurs porte un coffre tout orné de marqueteries dont les garnitures métalliques sont en or buriné. Le second porte une coupe d’un travail très fin, couvert par un couvercle tout en or ciselé. Le troisième une sorte d’amphore large et basse, en or également, avec une fermeture en forme de pyramide qui à son sommet porte un brillant. Ces objets doivent être lourds, car les serviteurs ont peine à les porter, spécialement celui qui est chargé du coffre. Les trois montent l’escalier et entrent. […]

Marie est assise avec l’Enfant sur son sein et Joseph debout à côté. Mais elle se lève aussi et s’incline quand elle voit entrer les trois Mages. Elle est toute vêtue de blanc. Si belle dans son simple habit blanc qui la couvre de la base du cou aux pieds, des épaules aux poignets délicats, si belle avec la tête couronnée de tresses blondes, en son visage que l’émotion couvre d’un rose plus vif, en ses yeux qui sourient avec douceur, avec une bouche qui s’ouvre pour saluer : « Dieu soit avec vous. » Les trois Mages en restent un instant interdits. Puis ils s’avancent, se prosternent à ses pieds et la prient de s’asseoir.

Eux non, ils ne s’assoient pas malgré l’invitation de Marie. Ils restent à genoux appuyés sur leurs talons. En arrière et à genoux aussi, sont les trois serviteurs. Ils sont tout de suite derrière le seuil. Ils ont posé devant eux les trois objets qu’ils portaient et ils attendent. Les trois Sages contemplent le Bébé. […]

Le plus âgé des Sages parle au nom de tous. Il explique à Marie qu’ils ont vu, une nuit du mois de décembre précédent une nouvelle étoile qui s’est allumée dans le ciel avec une inhabituelle splendeur. Jamais les cartes célestes n’avaient porté cet astre ou ne l’avaient signalé. Son nom était inconnu. Elle n’avait pas de nom. Née du sein de Dieu, elle avait fleuri pour dire aux hommes une vérité bénie, un secret de Dieu. Mais les hommes n’en avaient pas fait cas, car leurs âmes étaient plongées dans la boue. Ils ne levaient pas leurs regards vers Dieu et ne savaient pas lire les paroles qu’Il trace – qu’Il en soit éternellement béni – avec les astres de feu sur la voûte des cieux.

Eux l’avaient vue et s’étaient efforcés de comprendre sa voix. Renonçant de bon cœur au peu de sommeil qu’ils accordaient à leurs membres, oubliant de manger, ils s’étaient plongés dans l’étude du Zodiaque. Et les conjonctions des astres, le temps, la saison, les calculs des anciens temps et des combinaisons astronomiques leur avaient dit le nom et le secret de l’étoile. Son nom : « Messie ». Son secret : « Être le Messie venu au monde ». Et ils étaient partis pour l’adorer chacun à l’insu des autres. Traversant monts et déserts, vallées et fleuves, voyageant de nuit, ils étaient venus vers la Palestine car l’étoile allait dans cette direction. Et chacun, des trois points différents de la terre, s’en allait vers cette direction, et ils s’étaient trouvés ensuite ensemble au-delà de la Mer Morte. La volonté de Dieu les avait réunis là, et ensemble ils étaient allés de l’avant se comprenant, bien que chacun parlât sa langue propre, comprenant et pouvant parler les langues des pays traversés par un miracle de l’Éternel.

Par votre intercession, Saints rois mages, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

3. La Famille

 

Ensemble ils étaient allés à Jérusalem parce que le Messie devait être le Roi de Jérusalem, le roi des Juifs. Mais l’étoile s’était cachée sur le ciel de cette ville. Ils avaient senti leurs cœurs se briser de douleur et s’étaient examinés pour savoir s’ils avaient démérité de Dieu, Mais s’étant rassurés la conscience, ils étaient allés trouver le roi Hérode pour lui demander dans quel palais était né le Roi des Juifs qu’ils étaient venus adorer. Le roi, ayant réuni les princes des prêtres et les scribes, leur avait demandé où pouvait naître le Messie et ils avaient répondu : « À Bethléem de Juda. »

Ils étaient venus vers Bethléem et l’étoile était réapparue à leurs yeux, avait quitté la Cité Sainte et le soir précédent avait augmenté de splendeurs. Le ciel était tout embrasé. Puis, l’étoile s’était arrêtée, rassemblant la lumière des autres étoiles en son rayonnement, au-dessus de cette maison. Ils avaient compris que c’était là que se trouvait le Divin Né. Maintenant ils l’adoraient, offrant leurs pauvres cadeaux et, par-dessus tout, leur cœur qui n’avait jamais cessé de bénir Dieu pour la grâce qu’Il leur avait accordée et d’aimer son Fils dont ils voyaient la sainte Humanité. Ensuite ils retourneraient rendre compte au roi Hérode parce que lui aussi désirait l’adorer.

« Voici à la fois, l’or qu’il convient à un roi de posséder, voici l’encens comme il convient à un Dieu, et voici, ô Mère, voici la myrrhe parce que ton Enfant Né, qui est Dieu, est aussi un Homme et dans sa chair et sa vie d’homme il connaîtra l’amertume et la loi inévitable de la mort. Notre amour voudrait ne pas les dire, ces paroles et penser que sa chair est éternelle comme son Esprit. Mais, ô Femme, si nos cartes et surtout nos âmes ne se trompent pas, Lui, ton Fils est le Sauveur, le Christ de Dieu et pour ce motif il devra, pour sauver la terre, prendre sur Lui le mal de la terre dont un des châtiments est la mort. Cette résine est pour cette heure, pour que ses chairs saintes ne connaissent pas la pourriture de la corruption et conservent leur intégrité jusqu’à la résurrection. Qu’à cause de ces dons, Lui se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur donnant son Royaume. » Pour l’instant, pour en être sanctifiés, qu’elle, sa Mère, offre son petit Enfant « à notre amour. Et en baisant ses pieds descende sur nous la bénédiction céleste. »

Marie […]offre le Bébé. Elle le met sur les bras du plus ancien qui l’embrasse et reçoit ses caresses, et puis le passe aux autres. […] Puis les trois rendent le Bébé à sa Mère et se lèvent. Marie aussi se lève[…] Des larmes d’émotion se voient dans tous les yeux. A la fin ils se dirigent vers la sortie, accompagnés de Marie et de Joseph. […] Arrivés au seuil, les trois personnages prennent congé en s’agenouillant une dernière fois et en baisant les pieds de Jésus. Marie, penchée sur le Bébé, prend sa petite main et la guide pour faire un geste de bénédiction sur la tête de chacun des Mages. C’est déjà un signe de croix tracé par les petits doigts de Jésus que guide Marie. […]

Par votre intercession, Saints rois mages, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

4. La Confiance en Dieu

 

Jésus dit : « Et maintenant ? Que vous dire, maintenant, ô âmes qui sentez mourir votre foi ? Ces Sages d’orient n’avaient rien qui les assurât de la vérité. Rien de surnaturel. Seulement leurs calculs astronomiques et leur travail de réflexion qu’une vie intègre rendait parfaite. Et pourtant, ils ont eu la foi. Foi en tout : foi dans la science, foi dans leur conscience, foi dans la bonté divine.

Par la science ils ont cru au signe de l’étoile nouvelle qui ne pouvait être que « celle » attendue depuis des siècles par l’humanité : le Messie. Par la conscience ils ont eu la foi dans la même voix qui, recevant les « voix » célestes, leur disait : « C’est cette étoile qui indique la venue du Messie ».

Par leur bonté, ils ont eu foi que Dieu ne les aurait pas trompés et, puisque leur intention était droite, Dieu les aurait aidés de toutes façons pour atteindre leur but. Et ils ont réussi. Eux seuls, parmi tant de gens qui étudient les signes, ils ont compris ce signe, parce qu’eux seuls avaient dans l’âme le désir anxieux de connaître les paroles de Dieu avec une intention droite dont la pensée profonde était de donner sans retard à Dieu louange et honneur.

Ils ne recherchaient pas un intérêt personnel. Bien plus, ils vont au devant des fatigues et des dépenses et ne demandent aucune compensation humaine. Ils demandent seulement que Dieu se souvienne d’eux et les sauve pour l’éternité. De même qu’ils ne pensent pour l’avenir à aucune récompense humaine, ainsi quand ils décident leur voyage, ils n’ont aucune préoccupation humaine. Vous, vous auriez formulé mille prétextes : « Comment ferai-je à faire un si long voyage, dans des pays et parmi des peuples de langues différentes ? Me croira-t-on ou m’emprisonnera-t-on comme espion ? Quelle aide me donnera-t-on pour franchir déserts et fleuves et montagnes ? Et la chaleur ? Et le vent des hauts plateaux ? Et les fièvres qui règnent dans les zones marécageuses ? Et les fleuves gonflés par les pluies ? Et la nourriture différente ? Et les langues diverses ? Et… et… et… ». C’est ainsi que vous raisonnez. Eux n’ont pas raisonné de cette façon. Ils disent avec une sincère et sainte audace : « Toi, ô Dieu, tu lis ce que nous avons dans le cœur et tu vois quelle fin nous poursuivons. Nous nous remettons entre tes mains. Accorde-nous la joie surhumaine d’adorer ta Seconde Personne faite Chair pour le salut du monde. »

Par votre intercession, Saints rois mages, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres

 

[…L’étoile les amène du nord, de l’orient et du midi, et par un miracle de Dieu elle s’avance pour eux trois vers un même point. De même, par un autre miracle, elle les rassemble après de si longs parcours en ce même point. Et par un autre miracle encore, leur fait, anticipation de la Sagesse de la Pentecôte, le don de comprendre et de se faire comprendre, comme au Paradis où on parle une seule langue : celle de Dieu.

Un seul moment d’effroi les assaille quand l’étoile disparaît. Alors, humbles parce que réellement grands, ils ne pensent pas que ce soit par la méchanceté des hommes que la chose arrive, que les gens corrompus de Jérusalem ne méritent pas de voir l’étoile. Ils pensent que c’est eux-mêmes qui ont démérité de Dieu et ils s’examinent, tremblants et contrits, déjà prêts à demander pardon.

Mais leur conscience les rassure. Âmes habituées à la méditation, leur conscience est très sensible. Elle s’est affinée par une attention constante, une introspection aiguë qui fait de leur intérieur un miroir où se reflètent les plus petites traces des événements journaliers.

[…] Eux, les trois Sages, étaient réellement grands. Par leur vertu surnaturelle, en premier lieu, par leur science ensuite, et enfin par leur richesse. Mais ils se considèrent comme un néant : poussière sur la poussière de la terre par rapport au Dieu Très-Haut qui crée les mondes par un sourire et les sème comme des graines pour rassasier le regard des anges avec des colliers d’étoiles. […] Mais ils se sentent néant, en leur sagesse, en présence du Dieu Très-Haut d’où leur vient la sagesse et qui leur a donné un regard plus pénétrant que celui de leurs yeux pourvoir les réalités : les yeux de l’âme qui savent lire dans les choses des paroles que n’a pas écrites une main humaine mais qui ont été gravées par la pensée de Dieu.

Par votre intercession, Saints rois mages, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société

 

[…]Arrivés devant une pauvre maison, dans la plus insignifiante des cités de Juda, ils ne hochent pas la tête en disant : « impossible ! »mais ils courbent l’échine, fléchissent les genoux, s’humilient surtout en leur cœur et adorent. Là, derrière ce pauvre mur, Dieu se trouve, ce Dieu qu’ils ont toujours invoqué n’osant jamais espérer d’avoir même de loin la possibilité de le voir, mais ils l’invoquent pour le bien du genre humain, pour « leur » bien éternel. Oh ! c’est seulement cela qu’ils souhaitaient, de pouvoir le voir, le connaître, le posséder dans la vie où il n’y a plus d’aubes ni de crépuscules.

Il est là, derrière ce pauvre mur. Sans doute son cœur de Bambin, qui est pourtant le cœur de Dieu, perçoit les battements du cœur de ces trois qui, prosternés sur la poussière du chemin, crient : « Saint, Saint, Saint. Béni le Seigneur notre Dieu. Gloire à Lui au plus haut des Cieux et paix à ses serviteurs. Gloire, gloire, gloire et bénédiction ». C’est cela qu’ils demandent avec un cœur tremblant d’amour. Pendant la nuit et la matinée qui suit, ils se préparent par la prière la plus vive à communier avec Dieu-Enfant. Ils ne vont pas vers cet autel qu’est un sein virginal qui porte l’Hostie Divine, comme vous y allez, l’âme remplie de préoccupations humaines.

Ils oublient sommeil et nourriture, et s’ils prennent les plus beaux habits, ce n’est pas par vanité humaine, mais pour faire honneur au Roi des rois. À la cour des souverains les dignitaires entrent avec les plus beaux habits. Et pourquoi n’iraient-ils pas voir ce Roi avec leurs habits de fête ? Et quelle fête y aurait-il pour eux, plus grande que celle-là ? […]

Ils sont humbles et généreux, obéissants aux « voix » du Très-Haut. Elles ordonnent de porter des cadeaux au Roi Nouveau-Né. Ils portent eux-mêmes ces dons. Ils ne disent pas : « Il est riche et n’en a pas besoin. Il est Dieu et ne connaîtra pas la mort ». Ils obéissent. Et ce sont eux qui les premiers secourent la pauvreté du Sauveur. Comme il sera utile cet or pour ceux qui demain seront des fugitifs ! Comme elle sera expressive cette myrrhe pour celui qui bientôt sera mis à mort! Comme il sera pieux cet encens pour qui devra respirer la puanteur de la luxure des hommes qui bouillonne autour de sa pureté infinie !

Ils sont humbles, généreux, obéissants et respectueux l’un de l’autre. Les vertus enfantent toujours d’autres vertus. Après celles qui s’adressent à Dieu, voilà celles qui s’adressent au prochain. C’est le respect qui devient charité. […] Mais, il y a deux autres enseignements qui ressortent de cette vision.

Par votre intercession, saints rois mages, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, euthanasie, GPA, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et soeurs dans le Christ

 

L’attitude de Joseph qui sait se tenir à « sa » place. Présent, comme gardien et protecteur de la Pureté et de la Sainteté, mais il n’en usurpe pas les droits. C’est Marie, avec son Jésus, qui reçoit les hommages et à qui est adressée la parole. Joseph s’en réjouit pour Elle et ne se fait pas de souci d’être un personnage secondaire. Joseph est un juste : il est le Juste. Et il est juste toujours, même à cette heure. Les vapeurs de la fête ne lui montent pas au cerveau. Il reste humble et juste.

Il est heureux des cadeaux. Pas pour lui. Mais il pense qu’avec ces présents il pourra procurer une vie plus facile à son Épouse et à l’Enfant. Il n’y a pas en Joseph de désir de richesses. C’est un travailleur, et il continuera de travailler. Mais que « Eux », ses deux amours aient un peu d’aise et de confort. Ni lui, ni les Mages ne savent que ces dons serviront pour une fuite et une vie d’exil où ces richesses se dispersent comme des nuages chassés par le vent, et encore à un retour dans leur patrie. Ils auront alors tout perdu, clients et mobilier, ils ne trouveront que les murs de leur maison protégés par Dieu car c’était là qu’Il s’était uni à la Vierge et s’était fait Chair.

Joseph est humble, lui gardien de Dieu et de Celle qui était la Mère de Dieu et l’Épouse du Très-Haut, jusqu’à présenter l’étrier à ces vassaux de Dieu. C’est un pauvre charpentier parce que la violence des hommes a dépouillé les héritiers de David de leurs possessions royales. Mais il est toujours de race royale et a les manières d’un roi. C’est pour lui aussi qu’a été dit : « il était humble parce que vraiment grand ».

Dernier, doux, expressif enseignement. C’est Marie qui prend la main de Jésus, qui ne sait pas encore bénir, et la guide dans le geste saint.

[…]Elle est ma Reine, avant d’être la vôtre, et son amour pour vous a des indulgences que le mien même ne connaît pas. Et Elle, sans parole, avec les perles de ses larmes et l’évocation de ma Croix dont Elle me fait tracer le signe en l’air, plaide votre cause et me persuade : « Tu es le Sauveur. Sauve ! ».

Par votre intercession, saints rois mages, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un coeur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un coeur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un coeur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un coeur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un coeur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Coeur, devant votre divin Fils.

Un coeur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.

AMEN

 

Bibliographie :

Maria Valtorta, l’Evangile tel qu’il me l’a été révélé, Tome I, chap 56, Lien web