Mai 2017 - 3ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Bienheureux Urbain V (1310-1370)

200ème Pape, Ordre de saint benoît

Commémoré le 19 décembre

Seigneur Notre Dieu, Nous vous rendons grâce pour le serviteur que vous avez placé autrefois à la tête de l’Eglise, le bienheureux Urbain V, qui a vécu sous la motion de Votre Esprit Saint.
Vous l’avez suscité pour qu’il soit le sage réformateur du clergé, qu’il défende les droits et la liberté de l’Eglise et propage l’évangile parmi les nations infidèles.
Faites que sa mission porte du fruit encore aujourd’hui ; nous vous en supplions, accordez-nous la grâce que nous demandons par son intercession,
et si telle est votre volonté, daignez glorifier Votre serviteur par Jésus le Christ Notre Seigneur.
Ainsi soit-il[1].

 1. La Famille


Guillaume de Grimoard, qui deviendra le Pape Urbain V, béatifié en 1870, est né vers 1310 dans le Gévaudan (aujourd’hui la Lozère) au château familial de Grizac. Sa famille est connue pour ses vertus chrétiennes. Son père, homme doux et humble, chevalier courageux, montre de la compassion envers les pauvres; sa mère a une réputation de grande charité. Tous deux se réjouiront de la vocation de leur fils. À douze ans, Guillaume part étudier à Montpellier; puis il se rend à Toulouse pour apprendre, durant quatre ans, le droit civil. Ses maîtres, éblouis par son intelligence et ses capacités, lui laissent espérer une chaire de droit. Mais brusquement, sans rien dire à personne, il embrasse la vie monastique dans un couvent bénédictin de douze moines, dont un de ses oncles est le Prieur, à Chirac, dans le pays de sa mère, en Lozère.

Bientôt, Guillaume est envoyé à l’Abbaye Saint-Victor, à Marseille, pour achever sa formation monastique. Il y prononce ses voeux et montre de belles qualités: humilité, obéissance, amour de la prière et de la mortification. Revenu à son premier monastère, il reçoit le sacerdoce et ne tarde pas à repartir, sur les conseils de ses supérieurs, pour enseigner comme professeur d’université, à Toulouse, Montpellier, Paris, Avignon. Il a vingt-cinq ans.

À la Toussaint de l’an 1342, il obtient, à Montpellier, le titre de Docteur en droit canon. Professeur aimant son travail et apprécié de ses élèves, il connaît un grand succès; des milliers d’auditeurs se pressent au pied de sa chaire. Beaucoup viennent le consulter: les riches le recherchent pour arbitrer leurs différends, et les pauvres lui demandent conseil pour leurs petites affaires de famille. Après ses cours, il ne manque pas d’aller dans les églises faire aux fidèles de pieuses exhortations. Sa parole chaude et persuasive, affectueuse et condescendante, lui conquiert le coeur des pauvres. Ses qualités attirent sur lui l’attention de la hiérarchie ecclésiastique. Il est nommé vicaire général à Clermont (1349); plus tard, il le sera à Uzès (1357). De plus, il gouverne comme Prieur un monastère du diocèse d’Auxerre, et, en 1352, le Pape Clément VI le met à la tête de l’Abbaye Saint-Germain d’Auxerre.

Par votre intercession, Bienheureux Urbain V, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

2. La Fécondité


La papauté s’était installée en Avignon depuis 1309 pour échapper aux révolutions qui se succédaient à Rome. Clément VI a officialisé cette situation, en 1348, par l’achat d’Avignon à la comtesse de Provence, Jeanne Ière, reine de Sicile. En 1352, le Pape confie à Guillaume de Grimoard une mission difficile auprès de l’archevêque de Milan, enclin à empiéter sur le pouvoir temporel du Saint-Siège en Italie. Innocent VI, successeur de Clément VI, lui confie, à son tour, plusieurs missions diplomatiques qui seront couronnées de succès. En 1361, le Pape le nomme abbé de Saint-Victor de Marseille. Guillaume entreprend la rénovation de l’abbaye dont les bâtiments sont fort délabrés. Mais bientôt, Innocent VI l’envoie en mission à Naples, où la reine Jeanne, veuve depuis peu, a besoin, face à des populations remuantes, d’un conseil et d’un soutien. En septembre 1362, le Pape meurt. Au terme d’un conclave difficile, Guillaume de Grimoard est élu pour lui succéder. Fait exceptionnel, un simple moine, abbé, pas même évêque, est élu pape. Il a alors 52 ans.

Le couronnement du nouveau Pontife a lieu en Avignon, le 6 novembre 1362. Guillaume choisit le nom d’Urbain parce que, explique-t-il, «les quatre autres Urbain ont tous été de saints hommes». Sa seule ambition est, en effet, de devenir un saint. Dès ce jour, il engage son pontificat dans la voie de l’austérité. Tout est prêt, selon l’usage, pour qu’il traverse la ville tout enrubannée, sur un cheval harnaché d’or, entouré d’une multitude de princes et d’évêques à cheval; mais il refuse cette cavalcade, garde son habit de bénédictin et ne quitte pas le château. Il écrit lui-même aux souverains catholiques d’Europe. Le roi de France, Jean II le Bon, qui vient d’arriver à Villeneuve-lez-Avignon, ne peut que s’agenouiller devant le Pape, sans cérémonie. Venu pour le cortège qui n’aura pas lieu, il veut obtenir d’Urbain la création de quatre cardinaux de son choix, mais le Pape refuse.

Le contexte historique du pontificat d’Urbain V est,  pour la France et l’Angleterre, celui de la guerre de Cent Ans; pour l’Europe, c’est la menace de l’invasion musulmane; pour l’Italie, ce sont les luttes perpétuelles entre les cités. Le XIVe siècle connaît aussi la terrible épidémie de Peste noire de 1348 qui, en un an, fait un ravage considérable et désorganise toute la vie sociale. La mortalité effrayante (on évalue à un tiers le pourcentage des victimes sur l’ensemble de la population européenne) marque rudement cette génération, et les mentalités se transforment. Les habitants des villes se réfugient à la campagne où, comme pour conjurer la mort, ils s’adonnent à tous les vices. Les monastères eux-mêmes se vident, par crainte de la contagion. Le clergé abandonne les villes, sauf les meilleurs de ses membres qui se sacrifient pour donner les derniers sacrements aux mourants. Après l’épidémie, les survivants rentrent chez eux, les moines et moniales regagnent leurs couvents et les évêques leur siège épiscopal; mais les uns et les autres ont pris goût à l’indépendance et à la vie mondaine. Toutefois, en ce même siècle, la réforme de plusieurs ordres monastiques est stimulée par le rayonnement de nombreux saints comme Vincent Ferrier, Brigitte de Suède et Catherine, sa fille, Catherine de Sienne, etc.

Dans ces circonstances, Urbain V donne, dès son avènement, l’exemple d’une vie de prière et de simplicité; profondément moine, il conserve un mode de vie monastique. Très généreux pour les autres, il ne se nourrit, lui, que de mets ordinaires et couche sur un lit très dur; il jeûne deux ou trois fois par semaine et se confesse avec humilité, chaque jour avant de dire sa Messe. Il multiplie les aumônes et s’emploie à subvenir aux besoins des plus pauvres. Son goût pour la beauté s’exprime dans le culte divin à travers les objets liturgiques et la magnificence des constructions.

Par votre intercession, Bienheureux Urbain V, gardez nos coeurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

3. La Foi


Par petites touches et non sans une pointe d’humour, plus que par grands décrets, le Pape commence la réforme de l’Église par les cardinaux: il abolit le droit d’asile qui faisait des maisons cardinalices de véritables repaires de brigands, réglemente l’usage du vin, et rappelle aux princes de l’Église leurs devoirs. Aux évêques, il signifie leur devoir de résidence dans leur évêché parce qu’une «barque sans pilote ne peut éviter les écueils et périt misérablement».

Il réprime sévèrement la simonie, par laquelle on achète ou vend un bien spirituel, et interdit la pluralité des bénéfices; le bénéfice ecclésiastique était un patrimoine attaché à une fonction ou une dignité de l’Église. Jaloux de l’indépendance de la papauté vis-à-vis des puissances temporelles, il refuse tout cadeau de leur part. Pour ses nominations, il n’écoute ni les prières des rois, ni les supplications de ses amis ou de sa famille, mais choisit les personnes les plus aptes. Il réforme un certain nombre de monastères, ce qui suscite parfois des remous. Il projette d’imposer aux Chartreux la Règle de saint Benoît, mais, éclairé sur la nature de cet Ordre érémitique, il les laisse suivre leurs usages propres hérités de leur fondateur, saint Bruno. Les Frères prêcheurs (Dominicains) et les Frères mineurs (Franciscains) visitent, à sa demande, les monastères et les hôpitaux, et se font notamment rendre compte de l’emploi des revenus.

Urbain V remet également de l’ordre dans les moeurs  et la pratique religieuse des fidèles, rétablit la justice, bannit les usuriers et châtie les voleurs. Pendant son court séjour de trois ans à Rome, plus de vingt mille personnes reçoivent pour la première fois les sacrements de l’Église. Il s’oppose par décret dans le Comtat Venaissin (région autour d’Avignon) au luxe et aux modes indécentes ou ridicules. La réforme vise aussi, plus profondément, à sauvegarder la doctrine chrétienne, car la corruption des moeurs suit le désordre des idées. Le Pape lutte contre plusieurs hérésies (doctrines qui portent atteinte aux dogmes révélés par Dieu et enseignés par l’Église): certaines de ces hérésies nient la nécessité du baptême, le péché originel, l’éternité des peines de l’enfer et la grâce divine. Urbain V nomme des cardinaux, des évêques, des professeurs compétents pour défendre la foi catholique là où elle est attaquée.

Par votre intercession,Bienheureux Urbain V, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

4. La confiance en Dieu


Tout au long de son pontificat, Urbain V promeut la vie intellectuelle; il souhaite par là améliorer aussi les conditions sociales. Il veut donner la possibilité à tous d’accéder à l’instruction.

Ainsi, pour les Polonais qui ne peuvent venir en France ou en Italie, il fonde, en 1364, une université à Cracovie où il envoie les meilleurs professeurs. Il fait de même à Pecz en Hongrie, à Vienne en Autriche et à Genève en Suisse. Il fonde les universités d’Orange et d’Angers et institue en de nombreux lieux des facultés de droit civil et ecclésiastique, de théologie et de lettres. Il crée des «studiums», fonctionnant comme de petites facultés pluridisciplinaires, qui sont des maisons pour tous, riches ou pauvres. Les pauvres y reçoivent un enseignement gratuit; Urbain V finance, de plus, par un système de bourses prises sur la cassette papale, leurs autres dépenses. Il s’applique également à bannir les habitudes luxueuses des étudiants en leur imposant de porter des habits simples; ainsi les riches n’humilieront pas les pauvres et ne les forceront pas à s’éloigner de l’école. Lorsqu’on lui reproche de dépenser son avoir pour des gens qui ne seront pas clercs, il répond que «quel que soit leur état et ce qu’ils feront dans la vie, il leur sera toujours utile d’avoir appris»; il est en effet persuadé que chacun, selon son état – père de famille, clerc ou artisan – assume mieux ses responsabilités s’il est instruit à la mesure de ses capacités. Il estime d’ailleurs que la science aide l’homme à pratiquer la vertu.

À côté des études et des belles-lettres, Urbain V encourage aussi les autres arts: grâce à lui, de nombreux artistes, miniaturistes, enlumineurs, graveurs, tapissiers, viennent enrichir le Palais des Papes en Avignon. Un peu partout, il fait travailler des artisans pour confectionner reliquaires et autres objets de culte, vitraux, ornements, etc. Toute la vie artistique et intellectuelle connaît ainsi sous son pontificat un essor exceptionnel. Urbain V tient aussi à donner aux populations qui dépendent de lui la protection de murs puissants face à la menace des bandes armées qui ensanglantent son siècle. Pour assurer le développement universitaire, il lui faut également construire des bâtiments neufs. Les villes de Montpellier, Mende, Avignon, Marseille, Rome portent encore les traces de son génie bâtisseur.

Par votre intercession, Bienheureux Urbain V, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

5. L’ouverture aux autres


Homme de paix, Urbain travaille à la réconciliation des Églises d’Orient et d’Occident. Il écrit, avec autorité et affection, à l’Empereur de Constantinople, Jean Paléologue et lui envoie des légats. Impressionné par le renom d’Urbain V et par ses arguments, l’empereur, dont les États subissent de graves menaces internes et externes, notamment de la part des Turcs, vient à Rome au début de 1369, accompagné de son épouse, l’impératrice Hélène Cantacuzène, et d’une foule d’évêques, de seigneurs et de moines. Le Pape, comme nous le verrons, était revenu à Rome en 1367. L’empereur passe six mois à Rome, s’entretenant fréquemment des choses de Dieu avec le Pape, qui le reçoit à toute heure et sans rendez-vous.

Quand il arrive à l’improviste aux heures des repas, on lui prépare aussitôt un couvert; Jean Paléologue préfère ces repas simples aux somptueux festins qu’on lui sert au milieu des pompes mondaines. Les cardinaux ont, eux aussi, de longs entretiens avec lui, s’assurant de sa sincérité et répondant à ses objections. Le 8 octobre 1369, l’empereur proclame solennellement son adhésion à la foi de l’Église catholique, en présence de plusieurs cardinaux. Dans sa profession de foi, il confesse tous les articles du Credo catholique, notamment que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, ainsi que la primauté de l’Église romaine et l’autorité du Pape sur les évêques et les patriarches eux-mêmes.

L’empereur et l’impératrice retournent à Constantinople forts satisfaits des attentions dont ils ont été l’objet. Beaucoup de Grecs, touchés de la bienveillance du Pontife, se réunissent à l’Église de Rome. Cette réconciliation est une des plus grandes joies d’Urbain V. Souhaitant qu’elle s’étende à tous les Orientaux, il écrit, dans une encyclique du 8 mars 1370, l’année même de sa mort: «Oh! si Dieu nous accordait cette grâce que, sous notre pontificat, l’Église latine et l’Église d’Orient puissent se réunir, après avoir été si longtemps séparées, nous fermerions volontiers nos yeux à la lumière et entonnerions le cantique du vieillard Siméon Nunc dimittis, Domine (Maintenant, Seigneur, tu peux laisser ton serviteur s’en aller)». […]

Le zèle apostolique d’Urbain V se manifeste encore par les missions qu’il envoie dans le monde: en Bulgarie, en Lituanie, en Géorgie, en Bosnie, en Dalmatie, en Serbie et jusqu’en Mongolie et en Chine où le premier évêché est créé à Pékin en 1370.

Par votre intercession, Bienheureux Urbain V, nous confions nos amis, frères et soeurs et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

6. L’engagement dans la société


Préoccupé par les guerres et actes de violence de son siècle, Urbain V étudie à jeter les bases d’une paix durable et à étendre la civilisation partout en Europe. Son objectif premier est de retourner s’installer à Rome. Grâce au travail politique, militaire et juridique accompli par le cardinal Albornoz, ce retour est devenu possible en 1367. Arrivé dans la Ville au mois d’octobre, le Pape s’efforce d’améliorer les moeurs du peuple romain désorienté; il crée de grands jardins sur la colline du Vatican pour employer des ouvriers au chômage; il fait restaurer de nombreux monuments et entreprend des fouilles pour retrouver les chefs des Apôtres saint Pierre et saint Paul, qu’on découvre sous l’autel de la basilique du Latran.

Pour maintenir l’intégrité de l’État de l’Église, assurer la liberté des souverains Pontifes et celle de l’Italie, qui en est inséparable, le Pape conçoit le projet de grouper autour de lui tous les États d’Italie en une sorte de ligue dont il serait le chef. L’empereur, Charles IV de Bohême, et le roi de Hongrie sont les premiers à adhérer à ce plan. Les États d’Italie suivent, sauf Florence. Tous les princes de la chrétienté, du roi de Danemark jusqu’au roi de Bulgarie entretiennent d’abondantes correspondances avec Urbain V ou viennent chercher conseil auprès de lui.

D’un autre côté, si la guerre de Cent Ans connaît quelque répit après le traité franco-anglais de Brétigny, en 1360, les mercenaires désoeuvrés, répandus sur les routes (d’où leur nom de « routiers »), dévastent tout. Urbain V, alliant diplomatie et fermeté, excommunie ces bandes et les exhorte à partir en croisade, autant pour les éloigner des contrées européennes que pour tenter d’enrayer la poussée des Musulmans qui menacent l’Empire d’Orient. Mais, quelques années après la paix de Brétigny, une nouvelle flambée de violence entre Français et Anglais convainc le Pape de quitter Rome pour Avignon afin de préparer une rencontre entre les deux rois et leur imposer sa médiation. À ses yeux, le vide laissé par l’affaiblissement du Saint Empire romain germanique ne peut être comblé que par la reconnaissance mutuelle des États issus de cet Empire (France, États allemands et italiens), afin de constituer une Europe pacifiée et unie, enracinée dans la foi chrétienne.

Par votre intercession, Bienheureux Urbain V, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, euthanasie, GPA, etc.).

Je vous salue Marie ×3

7. Frères et soeurs dans le Christ


Le retour d’Urbain V en Avignon était probablement aussi motivé par le désir d’assurer la sérénité et l’indépendance des cardinaux lors du conclave qui s’ouvrirait à sa mort qu’il pressentait prochaine; l’Italie était, en effet, de nouveau le théâtre d’agitations dangereuses. De fait, Urbain V meurt, après plusieurs semaines de grandes souffrances le 19 décembre 1370. Il était revenu depuis deux mois en Avignon.

La force du bienheureux Urbain V lui venait de son union à Dieu. Un chroniqueur, témoin très proche de ce Pape, a écrit: «En Dieu seul il épanchait son coeur, en Dieu seul il jetait ses pensées et il se consacrait totalement à Son service».

Par votre intercession,Bienheureux Urbain V, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un coeur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un coeur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un coeur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un coeur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un coeur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Coeur, devant votre divin Fils.

Un coeur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen

Bibliographie :

Lettre de Dom Antoine Marie osb, abbé l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, 27 mai 2009, Lien web

Association des Amis du Bienheureux Urbain V – château de Grizac – 48220 Le Pont de Montvert. Cf. Urbain V, un homme, une vie, par Paul Amargier. Société des médiévistes provençaux, basilique Saint-Victor, Marseille, 1987.