Septembre 2017 - 4ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Vénérable Matt Talbot (1856-1925)

Ouvrier irlandais

Commémoré le 7 juin

La Famille


Dans une rue de Dublin (Irlande), le dimanche de la Trinité, 7 juin 1925, au matin, un homme qui se rend vers une église voisine, s’effondre subitement, mort. Son corps, transporté à l’hôpital, est lavé par une religieuse infirmière; la stupéfaction de celle-ci est grande lorsqu’elle découvre, en enlevant les vêtements du défunt, une chaîne, d’où pendent des médailles pieuses, enroulée deux fois autour de la taille. D’autres chaînes ou cordes entourent les jambes et les bras. Bien que ces chaînes rouillées se soient enfoncées dans la peau, le corps est d’une impeccable propreté. Qui était donc cet homme? S’agit-il d’un fou ou d’un saint?

Matt Talbot est né à Dublin en mai 1856, sixième enfant d’une famille qui en comptera douze. Jeune garçon, on le met à l’école des Frères de la Doctrine Chrétienne, où il ne réussit guère dans ses études. À l’âge de douze ans, il s’embauche dans une firme de mise en bouteilles de bière. Travaillant dans une atmosphère chargée d’alcool, il suit bientôt les mauvais exemples des autres employés et se met à vider les fonds de bouteilles. Le voyant rentrer tous les soirs anormalement gai, son père intervient et lui trouve un autre travail, sous sa propre surveillance, au comité du port et des docks. Mais la situation de Matt s’aggrave: il prend l’habitude de jurer et d’employer le langage brutal des dockers; pour comble, ses nouveaux compagnons de travail l’initient au whisky! Son père tente la persuasion, en vient au bâton, rien n’y fait. Au désespoir de ses parents, Matt se soustrait à l’autorité paternelle et sombre dans l’ivrognerie. Pourtant, le jeune homme a bon coeur. Comprenant le déshonneur qu’il inflige à son père, il quitte les docks et s’engage comme maçon. Il passe alors toutes ses soirées au cabaret et rentre régulièrement ivre; tout son salaire est dépensé en boisson. Il sombre à tel point dans le vice que parfois il recourt au vol pour se procurer de l’alcool.

Par votre intercession, Vénérable Matt, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

 

La Foi


Son corps se détruit lentement. Mais, plus grave encore est le péché qui donne la mort à l’âme: l’usage intempérant de la boisson offense le Créateur. Par l’alcoolisme, de même que par la drogue, l’homme se prive volontairement de l’usage de la raison, l’attribut le plus noble de la nature humaine. Ce désordre, lorsqu’il est accompli en connaissance de cause et volontairement, constitue une faute grave contre Dieu et aussi contre le prochain que l’on s’expose, dans l’état d’ivresse, à offenser gravement. Comme tout péché grave, un tel abus entraîne la perte de l’état de grâce, le plus grand malheur qui puisse arriver à l’homme. En effet, l’homme n’a pas de bien plus précieux que l’amitié de Dieu; or, cette amitié se perd par le péché grave. […]

Le renoncement au péché et la conversion à Dieu sont nécessaires pour quiconque désire la vie éternelle. À la question du jeune homme qui demande: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle? Jésus répond: Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements (Mt 19, 16-17). Saint Benoît ne tient pas un autre langage au disciple qui se présente pour entrer dans la vie monastique: «Le Seigneur attend de nous que nous répondions chaque jour par nos oeuvres à ses saintes leçons. S’il prolonge comme une trêve les jours de notre vie, c’est pour l’amendement de nos péchés, selon cette parole de l’Apôtre: Ignores-tu que la patience de Dieu te convie à la pénitence? Car ce doux Seigneur affirme: Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive… Il faut donc préparer nos coeurs et nos corps aux combats de la sainte obéissance à ses commandements. Quant à ce qui manque en nous aux forces de la nature, prions le Seigneur d’ordonner à sa grâce de nous prêter son aide.

Par votre intercession, Vénérable Matt, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

 

La Fécondité


Malgré son état d’avilissement, Matt conserve quelque honnêteté. Il n’a pas de liaison coupable; chaque matin, quelles qu’aient été les libations de la veille, il est sur pied à six heures pour se rendre au travail; enfin, il reste fidèle à la Messe dominicale, même s’il ne reçoit pas les sacrements. Un samedi de 1884, la grâce divine vient frapper à sa porte. Après avoir été au chômage pendant une semaine, Matt, âgé de 28 ans, se trouve sans argent et dans l’impossibilité de s’acheter de la boisson. Et pourtant, l’envie le tenaille. Vers midi, il va se poster avec son jeune frère, Philippe, à un coin de rue où passent les ouvriers après avoir touché leur paye: sûrement l’un ou l’autre va-t-il l’inviter à prendre un verre. Les ouvriers passent, le saluent, mais aucun ne l’invite. Matt est piqué au vif; être frustré d’alcool lui coûte beaucoup, mais il est surtout blessé par la dureté de ses compagnons à qui il a fréquemment offert une tournée au cabaret.

Brusquement, il rentre à la maison. Sa mère est toute surprise de le voir arriver si tôt, et sans avoir bu. Sa mère! Matt est saisi de la pensée qu’il a été si ingrat envers elle. Il n’a presque rien donné à ses parents en guise de pension (tout son argent servait à acheter de la boisson!) et maintenant, il a le coeur déchiré de les avoir laissés peiner seuls, alors que lui allait boire de façon égoïste. À cette époque en Irlande, il n’est pas rare, pour un homme qui veut se défaire de la boisson, de faire un voeu. Après le repas, resté seul avec sa mère, Matt dit tout à coup: «Je m’en vais faire le voeu de tempérance. – Pour Dieu! Va le faire, mais ne le prononce pas si tu ne veux pas l’observer! – Je le prononcerai, au nom de Dieu». Après s’être habillé avec soin, il se rend au Collège Sainte-Croix, demande un prêtre et se confesse; sur le conseil prudent de celui-ci, Matt prononce son voeu pour une durée de trois mois.

Le lendemain, il va entendre la Messe de cinq heures à l’église Saint-François-Xavier, y communie et en revient renouvelé. Mais pour rester fidèle à ce voeu, la lutte sera terrible; aussi, Matt décide-t-il de puiser dans la communion quotidienne la force spirituelle dont il a besoin pour tenir sa résolution. Le moment le plus difficile est le soir, après le travail. Pour éviter la tentation, le nouveau converti se met à faire des promenades en ville. Un jour toutefois, il entre dans un cabaret en même temps que de nombreux clients. Affairé, le barman semble ignorer Matt qui, offusqué de cette inattention, sort en toute hâte de la salle, bien décidé à ne plus jamais remettre les pieds dans un cabaret.

Par votre intercession, Vénérable Matt, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

 

La confiance en Dieu


Lors de ses promenades, Matt rencontre une autre difficulté: l’alcool a usé sa santé, et il se fatigue vite. Alors, entrant dans une église, à genoux devant le Tabernacle, il se met en prière, suppliant Dieu de le fortifier. Il prend ainsi l’habitude de fréquenter la maison de Dieu. Néanmoins, les trois mois sont longs; les conséquences du sevrage d’alcool: hallucinations, dépression, nausées, font de ce temps un véritable Calvaire. Par moment, la vieille passion se réveille: il lui faut lutter désespérément et prolonger ses prières. Un jour, rentrant à la maison, il s’affale sur une chaise et dit tristement à sa mère: «Tout cela est inutile, Maman, les trois mois terminés, je boirai encore...» Mais celle-ci le réconforte et l’encourage à prier. Suivant ce conseil à la lettre, Matt prend goût à la prière, et y trouve son salut.

En effet, la prière fait sortir de situations humainement désespérées. Pour Dieu tout est possible (Mt 19, 26). Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Église, affirme: «La grâce de prier est donnée à tout le monde, en sorte que si quelqu’un vient à se perdre, il est sans excuse… Priez, priez, priez, et n’abandonnez jamais la prière: celui qui prie, se sauve certainement; celui qui ne prie pas, se damne certainement» (cf. CEC, 2744). Les trois mois achevés, étonné d’avoir «tenu le coup», Matt renouvelle son voeu pour six mois, au terme desquels il s’engagera pour toujours à ne plus boire d’alcool.

Matt a commencé une vie nouvelle, une vie d’intimité avec Dieu. Le pilier en est la Messe quotidienne. Mais, en 1892, la Messe de cinq heures à laquelle Matt a l’habitude de communier, est supprimée; la première Messe est désormais à six heures et quart. Malgré la véritable maîtrise qu’il a acquise dans son travail, il n’hésite pas à en changer et s’engage comme simple manoeuvre chez un marchand de bois où le travail ne commence qu’à huit heures. Sa nouvelle besogne consiste à charger les camions. Le soir, dès la fin du travail, il se lave soigneusement, met sa tenue de sortie – car il ne veut pas entrer dans la maison de Dieu avec ses habits de travail – et se rend à l’église pour une visite au Saint-Sacrement.

Par votre intercession, Vénérable Matt, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

 

L’ouverture aux autres


Un jour, il avoue à son confesseur: «J’ai beaucoup désiré le don de la prière, et j’ai été pleinement exaucé». Son existence est désormais totalement orientée vers Dieu, et plus spécialement vers la présence réelle du Seigneur au Tabernacle. «Tant que l’Eucharistie est gardée dans les églises et les oratoires, le Christ est vraiment l’Emmanuel, Dieu avec nous, écrivait le Pape Paul VI. Car jour et nuit, Il est au milieu de nous et habite avec nous, plein de grâce et de vérité; Il restaure les moeurs, nourrit les vertus, console les affligés, fortifie les faibles et invite instamment à l’imiter tous ceux qui s’approchent de Lui, afin qu’à son exemple ils apprennent à être doux et humbles de coeur, à chercher non leurs propres intérêts, mais ceux de Dieu. […]» (Encyclique Mysterium fidei, 3 septembre 1965).

Matt Talbot nourrit une tendre dévotion envers la Mère de Jésus. Tous les jours, il récite le Rosaire et l’office de la Sainte Vierge. Vers 1912, il fait la lecture du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Il y apprend à pratiquer le «saint Esclavage» par la consécration de toute sa personne et de tous ses biens au service de Marie. Comme moyen pratique de vivre dans l’esprit de cet attachement filial à Marie, saint Grignion avait recommandé le port d’une petite chaîne. Telle est la signification des chaînes trouvées sur le corps de Matt Talbot après sa mort.

D’un naturel emporté, Matt en vient à supporter difficilement les jurons et le langage grossier de ses compagnons. Quand ils blasphèment le saint Nom de Dieu, il soulève respectueusement son chapeau. Voyant le geste, les camarades redoublent leurs mauvaises paroles. Au début, Matt les reprend durement, mais par la suite, il se borne à leur dire avec douceur: «Jésus-Christ vous entend». Un jour, il fait de vifs reproches à son contremaître trop peu généreux pour une souscription charitable. Son patron le rappelle à la déférence et, le lendemain, Matt se présente à son chef: «Notre-Seigneur, déclare-t-il, m’a dit que je devais vous demander pardon: je viens le faire». Sa vie exemplaire finit par inspirer le respect. Lui, d’ailleurs, se montre un aimable compagnon, toujours le premier à rire d’une bonne plaisanterie, pourvu qu’elle se tienne dans les limites de la décence.

Par votre intercession, Vénérable Matt, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

 

 L’engagement dans la société


À l’imitation des anciens moines irlandais suivant la tradition de saint Colomban, Matt Talbot s’impose un régime alimentaire ascétique, tant en expiation de ses péchés que pour se mortifier et favoriser en lui la vie de l’esprit. Cependant, lorsque des amis l’invitent, il mange comme tout le monde. Entré dans le Tiers-Ordre de saint François, il s’applique à imiter la pauvreté du Christ, réduisant ses besoins au strict minimum, et donnant le reste aux pauvres. Au début de sa conversion, il avait conservé l’habitude de fumer. Un jour, un de ses camarades lui demande du tabac. Il vient tout juste d’acheter une pipe et un sachet de tabac: dans un geste héroïque, il donne l’un et l’autre, et désormais ne fumera plus jamais. Il porte ordinairement des vêtements pauvres et usés, et voilà qu’on lui donne un costume neuf; il veut refuser, mais son confesseur intervient: «Talbot, vous avez de bien méchants habits. On vous offre un costume neuf… – Mon Père, j’ai promis au Bon Dieu de n’en jamais porter de neufs. – Eh bien! reprend le Père, c’est précisément le Bon Dieu qui vous envoie celui-là! – Alors, si c’est le Bon Dieu qui me l’envoie, je le prendrai».

S’il est un luxe que Matt se permet, ce sont les livres: il aime passer du temps à lire, ses lectures préférées étant la Sainte Écriture et les écrits des Saints. En feuilletant la Bible trouvée chez lui après sa mort, on constate qu’il avait une prédilection pour les Psaumes, particulièrement les psaumes de la pénitence dans lesquels le pécheur exprime à Dieu le regret de ses péchés, mais aussi sa confiance inébranlable en la miséricorde divine: Pitié pour moi, Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché, lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi… Rends-moi la joie de ton salut… (Psaume 50 [51] «Miserere»).

Il prend aussi quelques notes qui révèlent une élévation de pensée étonnante chez un homme d’une instruction très rudimentaire. On y trouve ces réflexions: «Le temps de la vie n’est qu’une course vers la mort, dans laquelle il n’est permis à aucun homme de s’arrêter… La liberté de l’esprit s’acquiert en se libérant de l’amour-propre, ce qui rend l’âme disposée à faire la volonté de Dieu dans les plus petites choses… L’usage de la volonté consiste à faire le bien, son abus consiste à faire le mal… Dans la méditation, nous cherchons Dieu par le raisonnement et les actes méritoires, mais dans la contemplation, nous l’apercevons sans effort…» Cette vie de prière et de pénitence est confortée par des grâces hors du commun. Un jour, il confie à sa soeur: «Qu’il est malheureux de constater le peu d’amour des hommes pour Dieu!… O Suzanne! Si tu savais la joie profonde que j’ai eue la nuit dernière à m’entretenir avec Dieu et avec sa sainte Mère!» puis, s’apercevant qu’il parle de lui-même, il détourne l’entretien.

La période de 1911 à 1921 est profondément troublée en Irlande: conflits du travail marqués par le chômage et les grèves, lutte pour l’autonomie politique, première guerre mondiale, enfin guerre entre l’Irlande et l’Angleterre. Au milieu de ces troubles, Matt maintient son âme dans la paix. Néanmoins, la cause des ouvriers lui tient à coeur. Il condamne avec franchise l’insuffisance des salaires pour les ouvriers mariés, qu’il aide financièrement autant qu’il le peut. Mais il ne réclame jamais rien pour lui. Quand les camarades abandonnent le travail ou se voient congédiés, il se rend solidaire de leur cause.

Par votre intercession, Vénérable Matt, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

 

 Frères et sœurs dans le Christ


À l’âge de soixante-sept ans, Matt Talbot est physiquement usé: l’essoufflement et des palpitations du coeur le forcent à ralentir son activité. Après deux séjours à l’hôpital en 1923 et 1925, il se remet tant bien que mal et reprend son travail. Lors de ces séjours, dès qu’il le peut, il se rend à la chapelle. À une religieuse qui lui reproche la frayeur qu’il lui a causée en disparaissant de sa chambre, il répond en souriant: «J’ai remercié les religieuses et les médecins, n’était-il pas juste de remercier le Grand Guérisseur?» Le dimanche 7 juin 1925, il s’achemine vers l’église du Saint-Sauveur. Épuisé, il s’affaisse sur le trottoir. Une dame lui présente un verre d’eau. Matt ouvre les yeux, sourit et laisse retomber la tête: c’est la grande rencontre si désirée avec le Christ qui est venu appeler non pas les justes mais les pécheurs (Mt 9, 13). En 1975, Matt Talbot a reçu le titre de «Vénérable». Aujourd’hui, de nombreuses oeuvres destinées à secourir les victimes de l’alcool et de la drogue se placent sous son patronage.

Matt Talbot est un modèle pour tous les hommes. Aux victimes de l’alcoolisme ou de la drogue, il démontre par son exemple qu’avec la grâce de Dieu il est possible d’en sortir. […] À ceux qui sont esclaves d’autres péchés (idolâtrie, blasphème, avortement, euthanasie, contraception, adultère, débauche, homosexualité, masturbation, vol, faux témoignage, diffamation, etc.), il rappelle qu’il ne faut «jamais désespérer de la miséricorde de Dieu», selon la recommandation de saint Benoît (Règle, ch. 4). Notre-Seigneur a promis à sainte Marguerite-Marie que les pécheurs trouveraient dans son Coeur la source et l’océan infini de la miséricorde. De même que le propre d’un navire est de voguer sur l’eau, de même le propre de Dieu est de pardonner et de faire miséricorde, comme l’affirme l’Église dans l’une de ses prières. Aussi sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église, a-t-elle pu écrire à la fin de ses manuscrits: «Quand même j’aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le coeur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui». Elle ajoutait de vive voix: «Si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurais toujours la même confiance, je sentirais que cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent». La vie de Matt Talbot prouve de façon éloquente qu’en se tournant loyalement vers le Seigneur pour demander pardon, on peut, à travers le sacrement de Pénitence, voie ordinaire de la réconciliation avec Dieu, commencer une vie nouvelle sous le regard maternel de Marie.

Vénérable Matt Talbot, obtenez-nous la grâce de nous tourner avec confiance vers la miséricorde divine et d’aller jusqu’au bout des exigences d’un amour passionné pour Jésus et Marie!

Par votre intercession, Vénérable Matt, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)


Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un coeur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un coeur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un coeur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un coeur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un coeur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Coeur, devant votre divin Fils.

Un coeur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen

Bibliographie :

Lettre de Dom Antoine Marie osb, abbé l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval, 25 mars 2004, Lien web