Octobre 2017 - 1ère semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »  (devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)

Carmélite à Lisieux, Docteur de l’Eglise

Commémorée le 1er octobre

 Prions.

Chère Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, grande Sainte du pur amour de Dieu, je viens aujourd’hui te confier mon ardent désir.
Oui, très humblement, je viens solliciter ta puissante intercession pour la grâce d’accueillir des enfants dans notre famille.
Peu de temps avant de mourir, tu as demandé à Dieu la faveur de passer ton Ciel à faire du bien sur la terre.
Tu as même prophétisé que tu répandrais sur nous autres, les petits, une pluie de roses.
Le Seigneur a exaucé ta prière : des milliers de pèlerins en témoignent à Lisieux et dans le monde entier.
Fort de cette certitude que tu ne rejettes pas les petits et les affligés, je viens avec confiance solliciter ton secours. Intercède pour moi après de ton Epoux crucifié et glorieux. Dis-Lui mon désir. Toi, Il t’écoutera.
Comme la Vierge Marie, Il t’exaucera, car tu ne Lui as jamais rien refusé sur terre.
Ô Sainte Thérèse, Victime d’amour du Seigneur, Patronne des Missions, modèle des âmes simples et confiantes, je m’adresse à toi comme à une grande sœur très puissante et très aimante.
Obtiens-moi la grâce que je sollicite, si telle est la volonté de Dieu.
Ô sois bénie, Sainte Thérèse, pour tout le bien que tu nous as fait et que tu souhaites encore nous prodiguer jusqu’à la fin du monde.
Oui, sois mille fois bénie et remerciée de nous faire ainsi, en quelque sorte, toucher la bonté et la miséricorde de notre Dieu ! Amen[1]

La Fécondité


Ecoutons Benoît XVI : Je voudrais vous parler aujourd’hui de sainte Thérèse de Lisieux, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face, qui ne vécut que 24 ans dans ce monde, à la fin du XIXe siècle, conduisant une vie très simple et cachée mais qui, après sa mort et la publication de ses écrits, est devenue l’une des saintes les plus connues et aimées. La « petite Thérèse » n’a jamais cessé d’aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient, mais elle a également illuminé toute l’Eglise par sa profonde doctrine spirituelle, au point que le vénérable Pape Jean-Paul II, en 1997, a voulu lui conférer le titre de Docteur de l’Eglise, s’ajoutant à celui de patronne des missions, qui lui avait été attribué par Pie XI en 1939. Mon bien-aimé prédécesseur la définit « experte en scientia amoris » (Novo Millennio ineunte, n. 42). Cette science, qui voit resplendir dans l’amour toute la vérité de la foi, Thérèse l’exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre Histoire d’une âme. C’est un livre qui eut immédiatement un immense succès, et qui fut traduit dans de nombreuses langues et diffusé partout dans le monde. Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l’Evangile pleinement vécu !

L’Histoire d’une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d’Amour, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu’en être fasciné ! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort ? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c’est Jésus ! La sainte parle continuellement de Jésus. Reparcourons alors les grandes étapes de sa vie, pour entrer au cœur de sa doctrine.

Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, une ville de Normandie, en France. C’est la dernière fille de Louis et Zélie Martin, époux et parents exemplaires, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008. Ils eurent neuf enfants ; quatre d’entre eux moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses.[1].

Par votre intercession, Sainte Thérèse, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

 

La Foi


Thérèse a compris très jeune que la souffrance faisait partie de sa vie. Elle ne l’a pas choisie, mais elle l’accepte dans la foi comme une réalité. Cette foi lui fait comprendre qu’elle peut la vivre comme un chemin de communion avec Dieu dans le Christ. La souffrance ouvre alors à une joie possible, car elle devient un lieu privilégié de la communion avec le Christ d’abord, avec ceux qui souffrent ensuite.

« J’ai beaucoup souffert depuis que je suis sur la terre, mais si dans mon enfance j’ai souffert avec tristesse, ce n’est plus ainsi que je souffre maintenant, c’est dans la joie et dans la paix, je suis véritablement heureuse de souffrir. »

Thérèse a rencontré la souffrance dès ses premiers pas dans l’existence. Neuvième enfant d’un couple déjà âgé (Zélie a 42 ans et Louis a 50 ans), elle arrive dans une famille qui a connu la mort de quatre enfants en bas âge. Thérèse porte d’ailleurs le prénom d’une sœur morte deux ans plutôt à l’âge de sept semaines, la petite Mélanie-Thérèse. Zélie est déjà une femme atteinte dans son dynamisme profond malgré l’énergie dont elle fait preuve pour assumer la marche de sa maison.

Dès les premières semaines de sa vie, Thérèse souffre d’entérite et d’anorexie. Menacée de mort elle aussi, ses parents la confie à une nourrice de la campagne, Rose Taillé, dont la santé vigoureuse va redonner goût à la vie à la petite Thérèse. Elle passe ainsi près d’un an chez cette nourrice, ne voyant ses parents qu’à l’occasion de visites passagères. La souffrance de cette séparation précoce explique peut-être l’attachement très fort de Thérèse à sa mère par la suite ainsi que son tempérament extrêmement nerveux.

Lorsque Zélie meurt d’un cancer, Thérèse a quatre ans et demie. Elle vit dans le silence cette séparation brutale sans pouvoir verser une larme. Il faudra attendre l’âge de dix ans pour qu’elle pleure sur la mort de sa mère dans un nouveau contexte de séparation : elle est en pension chez son oncle Guérin et celui-ci évoque avec elle le souvenir de sa Maman. Thérèse pleure, mais son oncle l’interrompt : « il dit que j’avais trop de cœur, qu’il me fallait beaucoup de distraction et résolut avec ma tante de nous procurer du plaisir pendant les vacances de Pâques. ». Cela ne se fera pas car Thérèse sombre dans une étrange maladie qui va mettre à nouveau sa vie en danger.

Jésus ravit Pauline à Thérèse lorsque sa seconde maman la quitte pour entrer au Carmel de Lisieux. La brutalité du choc rappelle celui de la mort de Mme Martin. Dans les deux cas, personne n’a pensé à donner des explications à Thérèse et à la préparer à assumer ces événements douloureux. La souffrance que Thérèse vit lors des visites à sa sœur devenue carmélite traduit son impuissance à accepter cette séparation. Pourtant Thérèse attribue à cette souffrance un rôle dans sa croissance :

« Il est surprenant de voir combien mon esprit se développa au sein de la souffrance ; il se développa à tel point que je ne tardai pas à tomber malade. »

Le déclenchement de la maladie est lié à l’évocation par l’oncle Guérin du souvenir de la mère de Thérèse alors que celle-ci se trouve séparée de ses proches partis en voyage. Thérèse va connaître alors plusieurs semaines de délire dont elle ne sortira que moyennant un acte de foi en l’amour de la Vierge Marie pour elle ; tournée vers la statue de Marie, elle crie « Mama ». Cette statue par laquelle la Vierge avait parlé deux fois à Madame Martin, avait été mise au pied du lit de Thérèse. Toute la famille prie la Vierge d’intervenir et Mr Martin fait dire des messes à Notre-Dame des Victoires.

Thérèse transfère alors sur la Vierge Marie son besoin vital d’affection maternelle. La Vierge Marie représente la sécurité qu’offre une mère toute puissante et porteuse de vie que ni la mort ni le Carmel ne pourront ravir à Thérèse. La foi en Marie rend alors possible une nouvelle naissance à travers la perception du sourire de la Vierge, signe de son amour et de sa protection[2].

Par votre intercession, Sainte Thérèse, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

 

La Famille


La « Grâce de Noël  » de 1886 marque un tournant important, qu’elle appelle sa « conversion complète ». En effet, elle guérit totalement de son hypersensibilité infantile et commence une « course de géant ». A l’âge de 14 ans, Thérèse s’approche toujours plus, avec une grande foi, de Jésus Crucifié, et prend à cœur le cas, apparemment désespéré, d’un criminel condamné à mort et impénitent. « Je voulais à tout prix l’empêcher de tomber dans l’enfer » écrit la sainte, dans la certitude que sa prière le mettrait en contact avec le Sang rédempteur de Jésus. C’est sa première expérience fondamentale de maternité spirituelle : « J’avais tant confiance dans la Miséricorde infinie de Jésus », écrit-elle. Avec la très Sainte Vierge Marie, la jeune Thérèse aime, croit et espère avec « un cœur de mère ».

En novembre 1887, Thérèse se rend en pèlerinage à Rome avec son père et sa sœur Céline. Pour elle, le moment culminant est l’audience du Pape Léon XIII, auquel elle demande le permis d’entrer, à peine âgée de quinze ans, au carmel de Lisieux. Un an plus tard, son désir se réalise : elle devient carmélite « pour sauver les âmes et prier pour les prêtres ». Dans le même temps, commence également la douloureuse et humiliante maladie mentale de son père. C’est une grande souffrance qui conduit Thérèse à la contemplation du Visage de Jésus dans sa passion. Ainsi, son nom de religieuse – sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face – exprime le programme de toute sa vie, dans la communion aux mystères centraux de l’Incarnation et de la Rédemption. Sa profession religieuse, en la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre 1890, est pour elle un véritable mariage spirituel dans la « petitesse » évangélique, caractérisée par le symbole de la fleur : « Quelle belle fête que la Nativité de Marie pour devenir l’épouse de Jésus ! – écrit-elle – C’était la petite Vierge Sainte d’un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus ». Pour Thérèse être religieuse signifie être l’épouse de Jésus et mère des âmes. Le même jour, la sainte écrit une prière qui indique toute l’orientation de sa vie : elle demande à Jésus le don de l’Amour infini, d’être la plus petite, et surtout elle demande le salut de tous les hommes : « Qu’aucune âme ne soit damnée aujourd’hui ». Son Offrande à l’Amour miséricordieux, faite en la fête de la Très Sainte Trinité de 1895, est d’une grande importance : une offrande que Thérèse partagea immédiatement avec ses consœurs, étant déjà vice-maîtresse des novices[3].

Par votre intercession, Sainte Thérèse, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

 

La confiance en Dieu


A peine entrée au Carmel, Thérèse est confrontée à l’une des plus douloureuses épreuves de sa vie : la démence de son propre père. Elle est âgée de 16 ans lorsqu’elle doit assumer tout à la fois la séparation du monde par la clôture du Carmel, la séparation de son père par le biais de la maladie de celui-ci et une relative séparation de Dieu du fait de l’aridité et de l’absence de consolation qu’elle éprouve dans la prière. Cette solitude intérieure est encore augmentée du fait que certains pensent que Thérèse est responsable de la maladie de son père du fait de son entrée précoce au Carmel.

Loin d’abattre Thérèse, ces séparations fortifient Thérèse et la font grandir dans son amour pour le Christ. Mr Martin est identifié par Thérèse au Christ souffrant, ce qui lui permet de comprendre plus intimement le mystère de la souffrance innocente du Christ et de reporter sur le Christ tout l’amour qu’elle avait pour son père. L’union qu’elle vit avec le Christ est dès lors si profonde que c’est la symbolique nuptiale du Cantique des cantiques qu’elle emploie pour l’exprimer. C’est en fait sa propre identification au Christ souffrant qu’elle accomplit ainsi. Cette épreuve est accueillie comme un don de Jésus. C’est lui qui a choisi cette croix la meilleure, la plus adaptée pour se saisir totalement du cœur de Thérèse.

Grâce à la relecture courageuse qu’elle fait de son épreuve à la lumière de la Parole de Dieu (la figure du Serviteur souffrant d’Isaïe et la Passion de Jésus) Thérèse passe ainsi de la souffrance désespérante qui isole, à la souffrance de communion et d’amour que nous ouvre le Christ : ayant vécu une rencontre personnelle avec le Christ souffrant en la personne de son père amoindri et humilié, elle accède à une joie intime en reconnaissant ainsi dans sa vie l’amour inouï de Dieu manifesté à la Croix.

Thérèse nous montre ainsi le chemin libérateur qui consiste à souffrir avec le Christ nos souffrances les plus profondes. Au pied de la Croix, nous pouvons naître par la foi à la joie de vivre avec et pour Dieu dans le Christ. La conversion chrétienne conduit à la découverte de la Bonne Nouvelle de l’Amour de Dieu au sein même de la souffrance[4].

Par votre intercession, Sainte Thérèse, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

 

L’ouverture aux autres


A travers les situations toujours nouvelles de l’existence, Thérèse se sent appelée à vivre de manière nouvelle la grâce de la confiance. C’est ce qui se produit d’une manière particulièrement radicale avec l’épreuve de la foi : l’héroïcité de la confiance consiste ici à se tenir debout dans la foi malgré la perte de toute évidence.

Il est question de la fondation du Carmel de Saïgon. Jésus a mis dans le cœur de Thérèse le désir d’un exil complet. Elle sent le besoin d’aller plus loin dans le don de soi en partant en mission. Elle souhaite vivre ainsi une séparation plus profonde d’avec sa famille aussi douloureux que cela puisse être. Cette pensée la fait planer au dessus de tout le créé. Elle va être exaucée d’une toute autre manière. Si elle n’est pas séparée de sa famille de la terre, elle va l’être d’une certaine manière de sa famille du Ciel.

Thérèse était malade depuis plusieurs mois, mais le Vendredi Saint 1896, elle a un signe indubitable de ce qu’elle est atteinte de la tuberculose : elle expectore du sang. Elle éprouve sur le moment une grande joie à l’idée d’aller bientôt au Ciel, mais après la fête de Pâques, elle se sent envahie par des doutes sur l’existence du Ciel. Ces doutes ne cesseront pas de l’assaillir jusqu’à sa mort qui surviendra un an et demi plus tard.

Thérèse comprend cette épreuve comme une purification de son désir du Ciel : le Ciel était trop lié à l’imagerie familiale. Elle accepte avec confiance la nuit de l’inconnu qui se présente autrement ici qu’à travers une mission lointaine. Elle met en œuvre sa voie d’enfance spirituelle : elle accueille cette épreuve comme un don de Dieu, comme une preuve d’amour imméritée, n’ayant pas d’autre ambition que de correspondre à sa volonté.

Mais cette épreuve a un autre sens : Thérèse se sent maintenant en communion avec les plus grands pécheurs, les incroyants qui nient l’existence du Ciel. Elle veut manger à la table des pécheurs aussi longtemps que Dieu le voudra. Elle communie ainsi à la souffrance des incroyants bien au-delà de ce que ceux-ci éprouvent, car en niant le Ciel, ils ne savent pas ce qu’ils nient, ce qu’ils refusent.

Elle est parvenue à sa maturité spirituelle en vivant un amour et une foi sans retour sur elle-même. Elle voit dans cette épreuve le don ineffable de l’amour de Jésus et offre ce qu’elle vit pour les autres. Elle souhaite grandir ainsi dans l’amour de Dieu et du prochain. Cette épreuve la conduit à une parfaite identification à Jésus à travers une vie offerte pour les pécheurs et vécue en solidarité avec eux : Thérèse est un autre Christ. « Vous voyez, ma Mère chérie, que je suis loin d’être conduite par la voie de la crainte, je sais toujours trouver le moyen d’être heureuse et de profiter de mes misères… »

Cette affirmation de Thérèse écrite un an plutôt à l’adresse de Mère Agnès trouve ici sa vérification ultime. Jusque dans les plus épaisses ténèbres intérieures et au sein de grandes souffrances physiques, Thérèse trouve le moyen de se « jeter dans les bras de Jésus » et de s’élever à Dieu « par la confiance et l’amour »[5].

Par votre intercession, Sainte Thérèse, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

 

L’engagement dans la société


Ecoutons Benoît XVI : Dix ans après la « Grâce de Noël », en 1896, arrive la « Grâce de Pâques  », qui ouvre la dernière période de la vie de Thérèse, avec le début de sa passion en union profonde avec la Passion de Jésus. Il s’agit de la passion du corps, avec la maladie qui la conduira à la mort à travers de grandes souffrances, mais il s’agit surtout de la passion de l’âme, avec une très douloureuse épreuve de foi. Avec Marie à côté de la Croix de Jésus, Thérèse vit alors la foi la plus héroïque, comme une lumière dans les ténèbres qui envahissent son âme. La carmélite a conscience de vivre cette grande épreuve pour le salut de tous les athées du monde moderne, qu’elle appelle « frères ». Elle vit alors encore plus intensément l’amour fraternel : envers les sœurs de sa communauté, envers ses deux frères spirituels missionnaires, envers les prêtres et tous les hommes, en particulier les plus lointains. Elle devient véritablement une « sœur universelle » ! Sa charité aimable et souriante est l’expression de la joie profonde dont elle nous révèle le secret : « Jésus, ma joie est de T’aimer ». Dans ce contexte de souffrance, en vivant le plus grand amour dans les petites choses de la vie quotidienne, la sainte conduit à son accomplissement sa vocation d’être l’Amour au cœur de l’Eglise.

Thérèse meurt le soir du 30 septembre 1897, en prononçant les simples paroles « Mon Dieu, je vous aime ! », en regardant le Crucifix qu’elle serrait entre ses mains. Ces dernières paroles de la sainte sont la clé de toute sa doctrine, de son interprétation de l’Evangile. L’acte d’amour, exprimé dans son dernier souffle, était comme la respiration continuelle de son âme, comme le battement de son cœur. Les simples paroles « Jésus je T’aime » sont au centre de tous ses écrits. L’acte d’amour à Jésus la plonge dans la Très Sainte Trinité. Elle écrit :
« Ah tu sais, Divin Jésus je T’aime,
L’Esprit d’amour m’enflamme de son feu,
C’est en T’aimant que j’attire le Père » [6]

Par votre intercession, Sainte Thérèse, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

 

Frères et sœurs dans le Christ


Chers amis, nous aussi avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus nous devrions pouvoir répéter chaque jour au Seigneur que nous voulons vivre d’amour pour Lui et pour les autres, apprendre à l’école des saints à aimer de manière authentique et totale. Thérèse est l’un des « petits » de l’Evangile qui se laissent conduire par Dieu dans les profondeurs de son Mystère. Un guide pour tous, surtout pour ceux qui, dans le Peuple de Dieu, accomplissent le ministère de théologiens. Avec l’humilité et la charité, la foi et l’espérance, Thérèse entre continuellement dans le cœur de la Sainte Ecriture qui renferme le Mystère du Christ. Et cette lecture de la Bible, nourrie par la science de l’amour, ne s’oppose pas à la science académique. La science des saints, en effet, dont elle parle elle-même dans la dernière page de l’Histoire d’une âme, est la science la plus élevée. « Tous les saints l’ont compris et plus particulièrement peut-être ceux qui remplirent l’univers de l’illumination de la doctrine évangélique. N’est-ce point dans l’oraison que les saints Paul, Augustin, Jean de la Croix, Thomas d’Aquin, François, Dominique et tant d’autres illustres Amis de Dieu ont puisé cette science divine qui ravit les plus grands génies ? ». Inséparable de l’Evangile, l’Eucharistie est pour Thérèse le Sacrement de l’amour divin qui s’abaisse à l’extrême pour s’élever jusqu’à Lui. Dans sa dernière Lettre, sur une image qui représente l’Enfant Jésus dans l’Hostie consacrée, la sainte écrit ces simples mots : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit ! (…) Je l’aime car Il n’est qu’Amour et Miséricorde ! »[7].

Par votre intercession, sainte Thérèse, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Final :

Prière à Notre Dame

(Prière du Père Léonce de Grandmaison)


Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un coeur d’enfant, pur et transparent comme une source ;

Obtenez-moi un coeur simple, qui ne savoure pas les tristesses,

Un coeur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un coeur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un coeur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Coeur, devant votre divin Fils.

Un coeur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,

Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen