Juin 2018 - 3ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »
(devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Saint Dominique Savio (1842-1857)

Saint patron de la jeunesse, des petits chanteurs

Commémoré le 9 mars.

Prions.

Saint Dominique Savio, qui avez atteint un si haut degré de sainteté malgré la brièveté de votre passage ici-bas, aidez-moi à travailler avec ardeur au salut de mon âme.

Votre devise était : « Plutôt la mort que le péché ». Que ce soit aussi la mienne.

Qu’à votre exemple, j’aime à nourrir mon âme de l’Eucharistie et que j’honore d’une manière spéciale la Vierge immaculée, source de toute pureté.

Votre jeunesse doit vous rendre particulièrement cher au cœur de Dieu, daignez m’obtenir la grâce d’accueillir des enfants dans notre famille, ou celle que la Divine Providence jugera plus conforme à ses desseins. Ainsi soit-il.

La Famille


Charles Savio, forgeron, et son épouse Brigitte, couturière, vinrent s’établir à Riva di Chieri, à une vingtaine de kilomètres de Turin, en 1841. C’est là que, le 2 avril 1842, naquit Dominique, un enfant de grâce qui devint leur consolation […] L’unique désir de ces vertueux parents fut d’élever leurs enfants comme de vrais enfants de Dieu. Dominique avait reçu du ciel une heureuse nature et un cœur incliné à la piété. A 4 ans, il récitait tout seul ses prières du matin et du soir, les prières avant et après les repas, l’Angélus. Il aimait déjà alors se retirer dans un coin pour y « parler avec Dieu ».

C’est lui qui veillait à ce qu’on n’oublie pas de prier. Un jour, ses parents, distraits, s’étaient mis à table sans prier. « Papa, s’exclama Dominique, nous n’avons pas encore prié Dieu de bénir notre repas », et il fit aussitôt le signe de la croix et récita la prière accoutumée. […] Il aimait rester près de sa mère, à qui il obéissait ponctuellement en tous points, cherchant même à prévenir ses moindres désirs. « Rien de plus beau, écrivit Don Bosco, que l’accueil qu’il faisait à son père, quand après ses travaux ce dernier revenait à la maison. Dominique courait à sa rencontre, le prenait par la main et parfois lui sautait au cou : « Mon cher papa, lui disait-il, vous êtes bien fatigué, n’est-il pas vrai ? Vous travaillez tant pour moi, et jusqu’ici je n’ai fait que vous causer de l’ennui ; je prierai Dieu qu’il vous donne la santé et qu’il me rende sage. » En disant ces mots, il l’accompagnait à la maison, lui présentait une chaise pour s’asseoir et lui faisait mille caresses. « C’était pour moi, disait le père, un doux soulagement dans mes fatigues ; j’étais impatient de rentrer à la maison, pour donner un tendre baiser à mon petit Dominique, qui possédait toutes les affections de mon cœur.» »

Par votre intercession, Saint Dominique Savio, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

 

La Foi


« Des choses à peine croyables, écrit Don Bosco. Mais le chapelain de Murialdo, qui les rapporte, est absolument digne de foi : « Je remarquai un jeune enfant d’environ cinq ans, qui venait fréquemment à l’église avec sa mère. La sérénité de son visage, la grâce de sa personne, son maintien religieux attirèrent souvent mes regards. […] Sa piété extraordinaire ne diminua pas avec les années. A cinq ans, il savait servir la messe, et il la servait avec une vraie piété. Il y venait tous les jours : si d’autres la servaient, il l’entendait, sinon il la servait lui-même pieusement. Comme il était de petite taille, il ne pouvait transporter le missel, et c’était une chose curieuse que de le voir s’approcher anxieux de l’autel, s’élever sur la pointe des pieds et étendre ses petits bras pour saisir le pupitre. Si le célébrant voulait lui faire un sensible plaisir, il ne devait pas transporter lui-même le missel, mais le rapprocher du bord de l’autel, afin que l’enfant pût le saisir ; joyeux, il le portait alors de l’autre côté. II se confessait fréquemment et, dès qu’on le crut capable de distinguer le pain eucharistique du pain ordinaire, il fut admis à la première communion, qu’il reçut avec une piété au-dessus de tout éloge. […] ». Rien ne manquait à Dominique Savio pour être admis à la première communion. Il savait par cœur son petit catéchisme, il avait une notion claire de l’auguste sacrement de nos autels et brûlait du désir de le recevoir. […] Au matin de ce grand jour, Dominique se leva de bonne heure : il mit ses plus beaux habits et se rendit à l’église qu’il trouva fermée. Selon son habitude, il s’agenouilla sur le seuil jusqu’à ce que, les autres enfants étant arrivés, on ouvrit la porte. Avec les confessions, la préparation et l’action de grâce, la cérémonie dura cinq heures. Dominique, qui était arrivé le premier, partit le dernier. Durant tout ce temps, il ne savait s’il était sur la terre ou dans le ciel.

Le jour de la première communion fut pour Dominique un grand jour, le principe ou plutôt la continuation d’une vie surnaturelle qui peut servir d’exemple à tout vrai chrétien. Il écrivit certaines résolutions qu’il conservait dans un livre de piété et qu’il relisait souvent. « Ces résolutions, écrit Don Bosco, j’ai pu me les procurer et je les ai transcrites fidèlement dans toute leur simplicité :

« Résolutions prises par moi, Dominique Savio, l’an 1849, quand j’ai fait ma première communion à l’âge de sept ans.

  1. Je me confesserai souvent, et je communierai toutes les fois que mon confesseur me le permettra.
  2. Je veux sanctifier les jours de fête.
  3. Mes amis seront Jésus et Marie.
  4. La mort, mais pas de péchés.
  5. Volonté de bannir tout péché par amour pour Jésus et Marie.

Quel programme de vie ! Quel engagement à l’héroïsme ! Ces résolutions, poursuit Don Bosco, furent jusqu’à la fin de sa vie comme la règle de ses actions » ».

Par votre intercession, Saint Dominique Savio, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3

 

La confiance en Dieu


Son vif désir d’étudier lui fit surmonter tous les obstacles, et il résolut d’aller à l’école municipale de Châteauneuf, éloignée d’environ 4 km. Voilà donc un enfant de dix ans qui devra faire chaque jour vers les 16 km de chemin pour aller à l’école et en revenir. Tantôt le vent fait rage, ou le soleil brûle ; tantôt il faut marcher dans la boue ou sous la pluie. Qu’importe à Dominique, il est disposé à supporter toutes les intempéries et à surmonter toutes les difficultés.

Un jour, un brave homme, voyant Dominique se rendre seul à l’école vers deux heures de l’après-midi sous un soleil de feu, s’approcha de lui et lui dit d’un ton affectueux :

« Mon cher enfant, n’as-tu pas peur de voyager ainsi tout seul ?

– Je ne suis pas seul. Monsieur, car j’ai avec moi mon ange gardien qui ne me quitte pas. – Mais tu dois trouver pénible de faire ce trajet quatre fois le jour par cette chaleur.

– Rien n’est pénible, quand on travaille pour un maître qui paie bien.

– Quel est donc le maître qui te paie ?

– Ce maître, c’est Dieu qui récompense même un verre d’eau donné par amour pour Lui.»

[…]Dominique Savio entra à l’Oratoire Saint-François de Sales (la maison de Don Bosco à Turin) le 29 octobre 1854. L’œuvre de Don Bosco grandissait rapidement. Si souple et si généreux, Dominique s’y épanouit merveilleusement sous la direction du guide prestigieux que fut Don Bosco et prit de là son envol vers la plus haute sainteté. Don Bosco écrit : « Dans la vie de Dominique, toutes les vertus allèrent toujours se développant. A peine entré à l’Oratoire, il vint me trouver dans ma chambre pour se mettre entièrement, disait-il, entre les mains de ses supérieurs. Son regard tomba sur une inscription : « Da mihi animas, coetera tolle ». Je lui dis : « Voici, ce que ces paroles signifient : O mon Dieu, donnez-moi des âmes et prenez le reste. » Dominique réfléchit un instant et me dit : « J’ai compris. On ne fait pas ici un commerce d’argent mais un commerce d’âmes. Aussi j’espère que la mienne sera une de celles que vous voulez gagner. »

La conduite de Dominique fut d’abord tout ordinaire. Il ne se distinguait que par l’observance exacte du règlement de la maison. Il se mit à étudier avec ardeur et s’appliqua à bien remplir tous ses devoirs. Il écoutait avec bonheur les prédications. Il avait au cœur cette conviction que la parole de Dieu est la lumière qui éclaire nos pas dans le chemin du ciel. Aussi toute sentence morale entendue dans un sermon était une règle de vie qu’il n’oubliait plus… Il demandait à ses supérieurs conseil et lumière, les suppliant de vouloir bien l’avertir chaque fois qu’ils le verraient faire quelque manquement. Sa conduite avec ses condisciples n’était pas moins sage. Remarquait-il un élève dissipé, négligent, peu fervent dans la prière, il l’évitait soigneusement. Au contraire, celui qu’il voyait exemplaire, studieux, zélé, loué de ses maîtres, comptait aussitôt parmi ses amis.

Maman Marguerite, la sainte mère de Don Bosco, était émerveillée par le comportement de Dominique Elle dit un jour à son fils : « Tu as beaucoup de bons enfants dans la maison. Mais le meilleur de tous, c’est Dominique Savio ». A l’approche de la fête de l’Immaculée Conception, le Directeur s’efforçait de préparer les élèves avec la plus grande ferveur pour honorer la Mère de Dieu et pour assurer aux jeunes gens des grâces de choix. En cette année 1854, on préparait à Rome la définition du dogme de l’Immaculée Conception. Dominique brûlait du désir de célébrer saintement cette fête. Il avait écrit sur neuf petits billets le nom d’une vertu, à pratiquer chaque jour de la neuvaine, et il en tirait un au sort tous les soirs. Après s’être bien préparé, il fit avec un saint zèle une confession générale et s’approcha de la table sainte avec le plus grand recueillement.

Le soir de ce jour, 8 décembre, les offices terminés, sur le conseil de son confesseur, Dominique se rendit à l’autel de la Sainte Vierge, et là, à genoux, il renouvela les promesses de sa première communion et répéta ces paroles textuelles à plusieurs reprises : « O Marie, je vous donne mon cœur, faites qu’il soit toujours vôtre. O Jésus, ô Marie, ne cessez jamais d’être mes amis. De grâce que je meure plutôt que d’avoir le malheur de commettre un seul péché. » Après que Dominique se fut placé ainsi sous la protection de la Sainte Vierge, sa conduite fut si parfaite, sa vie si pleine de traits édifiants que j’en pris note pour ne pas les oublier ».

Par votre intercession, Saint Dominique Savio, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

 

La Fécondité


Don Bosco raconte : « Jésus déclare dans l’évangile : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Saint Paul rappelle que Dieu nous veut saints (1 Th. 4,3 – Ep. 1,4). Ebloui par la grandeur et la bonté du Seigneur, Dominique éprouvait un besoin irrésistible et croissant de sainteté. Dominique était depuis six mois à l’Oratoire lorsqu’on fît un sermon sur la manière de se sanctifier : c’est la volonté de Dieu que nous soyons des saints ; il est très facile de se sanctifier ; une grande récompense est réservée à ceux qui auront été des saints. Cette prédication fut pour Dominique comme une étincelle qui enflamma son cœur d’amour pour Dieu. Pendant quelques jours il n’en dit rien ; il était moins gai que de coutume. Je lui demandai de quel mal il souffrait :

« Je ne souffre d’aucun mal, mais plutôt d’un bien.

– Que veux-tu dire ?

– Je veux dire que j’éprouve le désir et le besoin d’être un saint. Je ne croyais pas que ce fût si facile, mais maintenant je sais que la sainteté n’empêche pas la gaieté. Je veux être saint : c’est pour moi un besoin impérieux, une nécessité. Dites-moi donc ce qu’il faut faire pour cela. »

Je lui dis que son désir était louable, mais qu’il ne devait pas se troubler, parce que le trouble de l’âme empêche de connaître la volonté de Dieu. Je lui dis qu’avant tout, il fallait qu’il se maintînt dans une joie modérée et constante, qu’il accomplît bien ses devoirs de piété et d’étude et qu’il ne manquât jamais de prendre part à la récréation avec ses camarades. Un jour je lui déclarai que je voulais lui faire un cadeau de son goût, mais qu’il devait le choisir lui-même.

– Le cadeau que je vous demande, dit-il, c’est que vous fassiez de moi un saint. Je veux me donner à Dieu tout entier et pour toujours : j’éprouve un vrai besoin de me sanctifier, et si je ne me sanctifie pas, je ne fais rien. Dieu me veut saint, et je dois le devenir.

Un jour, le Directeur (Don Bosco), voulant donner une marque spéciale d’affection à ses élèves de l’Oratoire leur recommanda d’écrire sur un billet, la chose que chacun désirait. Dominique écrivit: « Je vous demande de sauver mon âme et de faire de moi un saint. »

[…] Au départ, Dominique pensait que, pour être saint, il fallait s’imposer de grandes pénitences, passer de longues heures en prière… Don Bosco lui fit comprendre qu’il devait plutôt suivre la voie commune sans chercher des choses extraordinaires ; l’accomplissement parfait de la volonté de Dieu (devoir d’état…) dans la joie, le zèle mis à gagner les âmes à l’amour de Dieu.

Par votre intercession, Saint Dominique Savio, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

 

L’ouverture aux autres


Pie XI : « Petit de taille, mais géant par l’épanouissement de la grâce dans son âme. Comme nous avons besoin de montrer bien haut à la jeunesse d’aujourd’hui un tel modèle de pureté, de piété, d’apostolat. »

« Je voudrais faire quelque chose en l’honneur de Marie ; mais je voudrais faire vite, car je crains de n’en avoir pas le temps»

Bientôt son projet était fixé : Dominique invita ses plus intimes amis à établir entre eux une Compagnie de l’Immaculée Conception. Les compagnons viseraient à obtenir la protection de Marie pendant leur vie et surtout au moment de leur mort. A cette fin, Dominique proposa certains exercices de piété en l’honneur de Marie Immaculée et la communion fréquente. D’accord avec ses amis, il composa un règlement. On y apporta beaucoup de soin et il en fit la lecture devant l’autel de la Sainte Vierge, le 8 juin 1856.

En voici la teneur : « Nous, Dominique Savio et… (Suivent les noms des autres compagnons), pour obtenir la protection de la Sainte Vierge durant notre vie et à l’heure de notre mort et pour nous consacrer entièrement à son service, après avoir reçu les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie, avons, en ce 8 juin 1856, résolu de professer envers Marie une filiale et persévérante dévotion. En conséquence, nous prenons l’engagement :

D’observer ponctuellement le règlement de la maison.

D’édifier nos condisciples par nos paroles et plus encore par nos exemples.

De toujours bien employer notre temps.

Pour réaliser ces engagements et y persévérer, nous soumettons à notre directeur le règlement qui suit :

  1. Nous voulons avant tout être parfaitement obéissants à nos supérieurs, nous abandonnant à leur direction, en toute confiance ;
  2. L’accomplissement de nos devoirs sera le premier et principal but de nos efforts ;
  3. Une charité réciproque unira nos âmes et nous fera aimer indistinctement tous nos frères, que nous avertirons avec douceur, quand nous le croirons utile, nous éviterons de nous causer mutuellement le moindre déplaisir. Nous pratiquerons la patience entre nous et avec les autres ;
  4. Il y aura chaque semaine une conférence d’une demi-heure ;
  5. La Compagnie n’impose aucune prière spéciale, mais elle recommande à tous la fréquentation assidue des sacrements ;
  6. Tous les jours, et surtout en récitant le chapelet, nous recommanderons notre société à l’auguste Vierge, afin qu’elle nous obtienne la grâce de la persévérance ;
  7. Chaque samedi sera consacré à la Sainte Vierge et nous ferons un acte de piété chrétienne en 1’honneur de son Immaculée Conception ;
  8. Nous aurons une tenue édifiante durant la prière, les lectures pieuses, aux saints offices, à l’étude et en classe ;
  9. Nous écouterons avec respect la parole de Dieu, et nous la retiendrons avec un soin jaloux pour la méditer assidûment ;
  10. Nous éviterons toute perte de temps pour nous prémunir contre les tentations, qui assaillent ordinairement dans l’oisiveté ; nous occuperons nos moments libres à des lectures pieuses et instructives, ou encore à la prière ;
  11. Nous aurons soin de signaler à nos supérieurs tout ce que nous croirons devoir être utile à notre progrès spirituel ; nous ne leur demanderons que les permissions strictement nécessaires ;
  12. Nous accepterons, sans jamais nous plaindre, la nourriture préparée ;
  13. Celui qui demandera à entrer dans l’Association, devra d’abord purifier sa conscience par une bonne confession et recevoir la Communion. Il sera ensuite mis à l’épreuve pendant une semaine. Le jour de l’admission, les Compagnons feront la sainte Communion et demanderont pour leur nouveau frère la grâce de la persévérance, de l’obéissance et le véritable amour de Dieu ;
  14. La Compagnie est placée sous le patronage de l’Immaculée Conception dont nous porterons le nom et la médaille. Une confiance sincère, filiale et illimitée en Marie, un tendre amour et une dévotion constante envers elle, nous ferons surmonter tous les obstacles, nous rendront fermes dans nos résolutions, sévères pour nous, aimables envers le prochain et ponctuels en tout. Il est recommandé aux compagnons d’écrire les saints noms de Jésus et de Marie, d’abord dans leur esprit et dans leur cœur, et ensuite sur les livres et autres objets qu’ils auront sous les yeux.

Notre Directeur est prié d’examiner ce règlement, car nous voulons dépendre entièrement de sa volonté. Nous demandons à Marie de bénir nos efforts, puisque l’idée de cette Compagnie vient toute d’Elle. Qu’Elle sourit à nos espérances, bénisse nos désirs, nous couvre de son manteau et, forts de sa protection, nous défierons les tempêtes de cette mer orageuse, nous résisterons aux assauts de l’ennemi infernal.

Avec son assistance, nous avons l’espoir de faire l’édification de nos condisciples, la consolation de nos supérieurs, et de devenir ses enfants bien-aimés. De plus, si Dieu nous fait la grâce de nous consacrer totalement à son service, nous promettons d’y employer toutes nos forces, tout notre zèle ; enfin, avec la défiance de nous-mêmes et une confiance sans bornes dans le secours divin, nous espérons qu’après l’exil de cette vie, consolés par la présence de Marie, à notre dernière heure, nous obtiendrons la récompense de ceux qui auront servi Dieu sincèrement en esprit et en vérité. »

Par votre intercession, Saint Dominique Savio, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

 

L’engagement dans la société


« Si vous ne faites pénitence, nous dit Jésus, vous périrez tous ». Et encore : « Si quelqu’un veut me suivre, il doit porter sa croix chaque jour ». L’esprit de sacrifice et de pénitence est indispensable à toute vie chrétienne authentique. La voie des souffrances, écrit Don Bosco, paraissait à Dominique toute couverte de roses. La patience à supporter les outrages, les contradictions, la mortification continuelle des sens, durant la prière, en classe, pendant l’étude et la récréation : cette mortification était habituelle chez Dominique. Mais il voulait aussi mortifier son corps. Dans sa ferveur, il avait résolu de jeûner au pain et à l’eau tous les samedis en l’honneur de la Très Sainte Vierge ; mais son confesseur le lui défendit. Il voulait aussi jeûner durant le Carême, mais au bout d’une semaine son directeur le sut et la chose lui fut interdite. Il voulait au moins supprimer le déjeuner ; on l’en empêcha encore à cause de sa mauvaise santé. Ne pouvant donc se mortifier par l’abstinence et le jeûne, il voulut affliger son corps d’une autre manière. Il commença par mettre des petits morceaux de bois et de briques dans son lit pour souffrir même en dormant ; il voulait porter un cilice ; mais toutes ces choses lui furent défendues. Il décida alors de ne se couvrir que d’une mince couverture la nuit pendant l’hiver. Un jour, le directeur le constata et lui dit :

– « Tu veux donc te faire mourir de froid ? »

– « Jésus dans la crèche et sur la croix, répondit-il, était moins couvert que moi. »

Par votre intercession, Saint Dominique Savio, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

 

Frères et sœurs dans le Christ


Pie XII : « L’Église met Dominique Savio sur les autels pour qu’il devienne le Patron et le modèle des jeunes dans l’Église… A un âge aussi tendre, on découvre avec stupeur les voies merveilleuses de la grâce divine. »

L’épuisement des forces de Dominique n’allait pas jusqu’à le retenir au lit continuellement. Il paraissait en classe, en étude, ou rendait çà et là de menus services. Son occupation favorite était le soin des malades, quand il y en avait à l’infirmerie. En soignant les corps, il n’oubliait pas de soigner les âmes par quelques paroles d’édification.

Un jour, il dit à l’un de ses camarades qui se plaignait : « Que veux-tu, mon cher, notre pauvre carcasse ne peut pas durer toujours, tu le sais bien II faut qu’elle tombe. Mais alors notre âme, délivrée des liens du corps, s’envolera glorieuse au ciel où elle jouira d’une santé parfaite dans un bonheur éternel.

Un autre jour, un malade refusait de prendre une potion, quelque peu amère. « Mon cher ami, lui dit Dominique, il faut prendre toute espèce de remède, car Dieu le veut ainsi. C’est lui qui a fait les remèdes. Si c’est amer, nous en aurons plus de mérite devant Dieu. D’ailleurs crois-tu que cette potion soit aussi amère que le vinaigre dont Jésus fut abreuvé sur la Croix ? » II triomphait ainsi de toutes les résistances. La santé de Dominique déclinait de plus en plus mais il désirait ardemment rester à l’Oratoire. « Je dois l’avouer, écrit Don Bosco, le regret de nous séparer était réciproque. J’aurais voulu à tout prix le garder auprès de moi, car j’avais pour lui l’affection d’un père pour le meilleur de ses fils. Cependant, je dus me résigner à le voir partir, d’autant plus que depuis quelques jours une toux opiniâtre s’était déclarée. Je prévins donc son père et le départ fut fixé au 1er mars 1857. »

Par votre intercession, Saint Dominique Savio, je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Prière à Notre Dame

Prière du Père Léonce de Grandmaison


Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un coeur d’enfant,
pur et transparent comme une source ;
Obtenez-moi un coeur simple, qui ne savoure pas les tristesses,
Un coeur magnifique à se donner, tendre à la compassion,
un coeur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un coeur doux et humble, aimant sans demander de retour,
joyeux de s’effacer dans un autre Coeur, devant votre divin Fils.
Un coeur grand et indomptable,
qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,
Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.
Amen

Bibliographie :

Toutes les méditations sont issues de l’excellent site internet Les Amis de Dominique Savio, Toujours Joyeux ! http://www.lads.be/biographie-de-saint-dominique-savio/