Novembre 2018 - 3ème semaine

Pour tous les couples qui espèrent accueillir un enfant ou qui ont accepté l’idée de ne pas en avoir, pour tous les couples en démarche d’adoption…

« Courage, Calme, Confiance »
(devise empruntée au sanctuaire de Pellevoisin)

Au nom du Père et du Fils et Saint-Esprit. Amen.

Prions en ce jour avec :

Sainte Elisabeth de Hongrie

Patronne du Tiers-Ordre Franciscain,

Commémorée le 17 novembre

Prions.

« Sainte Elisabeth de Hongrie, Mère des pauvres et des petits, Épouse fidèle, Lumière du Christ, nous vous prions.

Reine, vous avez déposé votre couronne aux pieds du Seigneur livré pour nos péchés, renonçant ainsi à l’orgueil du monde pour être toute à Dieu et au service de toute misère. De Celui qui s’est fait notre Bon Samaritain, vous avez reçu cette recommandation : « Va, et toi aussi fais de même » (Luc 10,37), et vous avez su faire les gestes du lavement des pieds (Jn. 13,15).

Par votre intercession, que notre Seigneur renouvelle en nous ses dons précieux de présence et d’attention aux autres.

Apprenez, à nous, époux, à nous recevoir comme un don de Dieu l’un pour l’autre, comme vous avez su en témoigner avec votre mari. Donnez-nous de vivre une fidélité conjugale au-delà de toute espérance vous qui avez porté l’épreuve d’un couple brisé par la mort. Amen » 

La Famille


« Ecoutons Benoît XVI : « Aujourd’hui, je voudrais vous parler de l’une des femmes du Moyen Age ayant suscité le plus d’admiration ; il s’agit de sainte Elisabeth de Hongrie, appelée également Elisabeth de Thuringe.

Elle naquit en 1207; les historiens débattent sur son lieu de naissance. Son père était André II, riche et puissant roi de Hongrie qui, pour renforcer les liens politiques, avait épousé la comtesse allemande Gertrude d’Andechs-Merania, sœur de sainte Edwige, elle-même épouse du duc de Silésie. Elisabeth vécut à la cour de Hongrie les quatre premières années de son enfance uniquement, avec sa sœur et ses trois frères. Elle aimait le jeu, la musique et la danse ; elle récitait fidèlement ses prières, et manifestait déjà une attention particulière pour les pauvres, qu’elle aidait au moyen d’une bonne parole ou d’un geste affectueux.

Son enfance heureuse fut brusquement interrompue lorsque, de la lointaine Thuringe, arrivèrent des chevaliers pour la conduire à son nouveau domicile, en Allemagne centrale. Selon la coutume de l’époque, en effet, son père avait établi qu’Elisabeth devienne princesse de Thuringe. Le Landgrave ou comte de cette région était l’un des souverains les plus riches et influents d’Europe au début du XIIIème siècle, et son château était un centre de splendeur et de culture. Mais derrière les fêtes et la gloire apparente se cachaient les ambitions des princes féodaux, souvent en guerre entre eux, et en conflit avec les autorités royales et impériales. Dans ce contexte, le Landgrave Herman accueillit bien volontiers les fiançailles entre son fils Ludovic et la princesse hongroise. Elisabeth quitta sa patrie pourvue d’une riche dot et d’une importante suite, composée notamment de ses demoiselles de compagnie personnelles, dont deux demeureront ses amies fidèles jusqu’à la fin. Ce sont elles qui nous ont laissé de précieuses informations sur l’enfance et la vie de la sainte. Après un long voyage, ils arrivèrent à Eisenach, pour monter ensuite vers la forteresse de Wartburg, l’imposant château dominant la ville. C’est là que furent célébrées les fiançailles de Ludovic et Elisabeth. Au cours des années qui suivirent, tandis que Ludovic apprenait le métier de chevalier, Elisabeth et ses compagnes étudiaient l’allemand, le français, le latin, la musique, la littérature et la broderie »[1]Benoît XVI, audience générale, Place saint Pierre, 20 octobre 2010.

Par votre intercession, Sainte Elisabeth de Hongrie, que le Bon Dieu garde notre couple solidement uni grâce à la prière et à l’espérance.

Je vous salue Marie ×3

 

La Fécondité


« Bien que les fiançailles aient été décidées pour des raisons politiques, entre les deux jeunes gens naquit un amour sincère, animé par la foi et le désir d’accomplir la volonté de Dieu. A l’âge de 18 ans, Ludovic, après la mort de son père, commença à régner sur la Thuringe. Mais Elisabeth devint l’objet de critiques voilées, car sa façon de se comporter ne correspondait pas à la vie de la cour. Ainsi, la célébration du mariage se déroula elle aussi sans faste, et les dépenses pour le banquet furent en partie dévolues aux pauvres. […]

Son mariage fut profondément heureux : Elisabeth aidait son mari à élever ses qualités humaines à un niveau surnaturel, et lui, en échange, protégeait sa femme dans sa générosité envers les pauvres et dans ses pratiques religieuses. Toujours plus admiratif en raison de la foi profonde de son épouse, Ludovic, se référant à son attention envers les pauvres, lui dit: « Chère Elisabeth, c’est le Christ que tu as lavé, nourri et dont tu as pris soin ». Un témoignage clair de la façon dont la foi et l’amour envers Dieu et envers le prochain renforcent la vie familiale et rendent l’union matrimoniale encore plus profonde.

Le jeune couple trouva un soutien spirituel chez les frères mineurs, qui, à partir de 1222, se diffusèrent en Thuringe. Parmi eux, Elisabeth choisit le frère Roger (Rüdiger) comme directeur spirituel. Lorsqu’il lui raconta l’épisode de la conversion du jeune et riche marchand François d’Assise, Elisabeth s’enthousiasma encore plus sur son chemin de vie chrétienne. A partir de ce moment-là, elle fut encore davantage décidée à suivre le Christ pauvre et crucifié, présent chez les pauvres. Même lorsque son premier fils naquit, suivi de deux autres, notre sainte ne négligea jamais ses œuvres de charité. En outre, elle aida les frères mineurs à construire à Halberstadt un couvent, dont frère Roger devint le supérieur. La direction spirituelle d’Elisabeth passa, ainsi, à Conrad de Marbourg.

Une dure épreuve fut l’adieu à son mari, à la fin de juin 1227, lorsque Ludovic IV s’associa à la croisade de l’empereur Frédéric II, rappelant à sa femme qu’il s’agissait d’une tradition pour les souverains de Thuringe. Elisabeth répondit: « Je ne te retiendrai pas. Je me suis entièrement donnée à Dieu et à présent je dois aussi te donner ». Mais la fièvre décima les troupes et Ludovic tomba malade et mourut à Otrante, avant même d’embarquer, en septembre 1227, à l’âge de vingt-sept ans »[1]Benoît XVI, audience générale, Place saint Pierre, 20 octobre 2010.

Par votre intercession, Sainte Elisabeth de Hongrie, gardez nos cœurs brûlants d’amour pour le Christ afin que notre mariage porte du fruit et augmente en nous la capacité d’aimer.

Je vous salue Marie ×3

 

La confiance en Dieu


« Elisabeth, ayant appris la nouvelle (de la mort de son mari), ressentit une telle souffrance qu’elle se retira dans la solitude, mais ensuite, fortifiée par la prière et réconfortée par l’espérance de le revoir au Ciel, elle recommença à s’intéresser aux affaires du royaume. Mais une autre épreuve l’attendait: son beau-frère usurpa le gouvernement de la Thuringe, se déclarant le véritable héritier de Ludovic et accusant Elisabeth d’être une femme pieuse incompétente pour gouverner.

La jeune veuve, avec ses trois enfants, fut chassée du château de Wartburg et se mit à la recherche d’un lieu où trouver refuge. Seules deux de ses servantes demeurèrent à ses côtés, l’accompagnèrent et confièrent les trois enfants aux soins des amis de Ludovic. En voyageant de village en village, Elisabeth travaillait là où elle était accueillie, elle assistait les malades, elle filait et elle cousait. Au cours de ce calvaire supporté avec beaucoup de foi, avec patience et dévouement à Dieu, certains parents qui lui étaient restés fidèles et considéraient comme illégitimes le gouvernement de son beau-frère, réhabilitèrent son nom. Ainsi Elisabeth, au début de l’année 1228, put recevoir un revenu approprié pour se retirer dans le château de famille à Marbourg, où habitait aussi son directeur spirituel Conrad. C’est lui qui rapporta au Pape Grégoire IX le fait suivant :

« Le Vendredi saint de 1228, les mains posées sur l’autel dans la chapelle de sa ville de Eisenach, où elle avait accueilli les frères mineurs, en présence de plusieurs frères et de parents, Elisabeth renonça à sa propre volonté et à toutes les vanités du monde. Elle voulait renoncer aussi à toutes ses possessions, mais je l’en dissuadais par amour des pauvres. Peu après, elle construisit un hôpital, elle recueillit les malades et les invalides et elle servit à sa table les plus misérables et les plus abandonnés. L’ayant moi-même réprimandée à ce propos, Elisabeth répondit qu’elle recevait des pauvres une grâce spéciale et l’humilité » (Epistula magistri Conradi, 14-17).

Nous pouvons percevoir dans cette affirmation une certaine expérience mystique semblable à celle vécue par saint François : le Poverello d’Assise déclara en effet dans son testament, qu’en servant les lépreux, ce qui auparavant lui était amer fut transmué en douceur de l’âme et du corps (Testamentum, 1-3) »[1]Benoît XVI, audience générale, Place saint Pierre, 20 octobre 2010.

Par votre intercession, Sainte Elisabeth de Hongrie, que nos craintes soient balayées afin de nous abandonner totalement au Christ Jésus.

Je vous salue Marie ×3

 

La Foi


« Elisabeth passa les trois dernières années de sa vie dans l’hôpital qu’elle avait fondé, servant les malades, veillant avec les mourants. Elle essayait toujours d’accomplir les services les plus humbles et les travaux répugnants. Elle devint ce que nous pourrions appeler aujourd’hui une femme consacrée dans le monde (soror in saeculo) et forma, avec d’autres amies, vêtues de gris, une communauté religieuse. Ce n’est pas par hasard qu’elle est la patronne du Tiers Ordre régulier de saint François et de l’Ordre franciscain séculier.

En novembre 1231, elle fut frappée par de fortes fièvres. Lorsque la nouvelle de sa maladie se propagea, une foule de gens accourut lui rendre visite. Après une dizaine de jours, elle demanda que les portes fussent fermées, pour demeurer seule avec Dieu. Dans la nuit du 17 novembre, elle s’endormit doucement dans le Seigneur. Les témoignages sur sa sainteté furent si nombreux qu’à peine quatre ans plus tard, le Pape Grégoire IX la proclama sainte et, la même année, fut consacrée la belle église construite en son honneur à Marbourg »[1]Benoît XVI, audience générale, Place saint Pierre, 20 octobre 2010.

« Sainte Élisabeth a supporté, réunis en elle, tous les genres de douleurs. Jeune fille, elle a vu sa piété tournée en dérision par ceux qui auraient dû l’encourager et s’en réjouir. Plus tard, après de bien courtes années de bonheur terrestre, où elle ne laissa point son cœur s’amollir, elle dut subir les plus grandes douleurs qu’il soit donné à une femme de supporter. Elle est dépouillée de tout ce qu’elle possède, chassée ignominieusement de sa maison, elle est condamnée à entendre les cris de ses enfants souffrant de la faim. Tendant la main pour demander l’aumône, elle éprouve la honte du refus de la part de ceux-là même qu’elle avait comblés de ses bienfaits. Les injures les plus grossières lui sont prodiguées, et pour qu’elle ressemblât davantage à Jésus-Christ, l’époux divin auquel elle avait voué son veuvage, ses proches publient à l’envi qu’elle est tombée dans la démence et la folie. En toutes ces douloureuses épreuves, Élisabeth garde son âme dans la patience. Pensant à celui qui voulut subir la contradiction des pécheurs, elle ne laissa point défaillir son esprit. Au contraire, elle accepta tout avec j oie quelle que fût la source de la douleur, qu’elle qu’en fût la grandeur ou l’ignominie, jamais elle ne l’accueillit autrement que venant de la main de Dieu, et toujours elle se montra heureuse d’avoir été jugée digne de souffrir quelque chose pour son Dieu »[2]Neuvaine à sainte Elisabeth.

Par votre intercession, Sainte Elisabeth de Hongrie, que nous maintenions fermement en nous un grand désir de sainteté malgré nos imperfections et nos faiblesses.

Je vous salue Marie ×3 

 

L’ouverture aux autres


«  Elisabeth pratiquait assidûment les œuvres de miséricorde : elle donnait à boire et à manger à ceux qui frappaient à sa porte, elle procurait des vêtements, elle payait les dettes, elle prenait soin des malades et enterrait les morts. En descendant de son château, elle se rendait souvent avec ses servantes dans les maisons des pauvres, apportant du pain, de la viande, de la farine et d’autres aliments. Elle remettait la nourriture personnellement et contrôlait avec attention les vêtements et les lits des pauvres. Ce comportement fut rapporté à son mari, qui non seulement n’en fut pas ennuyé, mais qui répondit aux accusateurs : « Tant qu’elle ne vend pas le château, j’en suis content! ». C’est dans ce contexte que se situe le miracle du pain transformé en roses: alors qu’Elisabeth marchait sur la route avec son tablier rempli de pain pour les pauvres, elle rencontra son mari qui lui demanda ce qu’elle portait. Elle ouvrit son tablier et, au lieu du pain, apparurent des roses magnifiques. Ce symbole de charité est présent de nombreuses fois dans les représentations de sainte Elisabeth »[1]Benoît XVI, audience générale, Place saint Pierre, 20 octobre 2010.

Par votre intercession, Sainte Elisabeth de Hongrie, nous confions nos amis, famille et connaissances qui attendent la vie. Que l’Esprit-Saint anime en nous douceur et bonté, écoute et présence dans notre amitié pour chacun d’eux.

Je vous salue Marie ×3

 

L’engagement dans la société


« Dans sa profonde sensibilité, Elisabeth voyait les contradictions entre la foi professée et la pratique chrétienne. Elle ne supportait pas les compromis. Un jour, en entrant dans l’église en la fête de l’Assomption, elle enleva sa couronne, la déposa devant la croix et demeura prostrée au sol, le visage couvert. Lorsque sa belle-mère lui reprocha son geste, elle répondit: « Comment moi, misérable créature, puis-je continuer de porter une couronne de dignité terrestre, lorsque je vois mon Roi Jésus Christ couronné d’épines? ». Elle se comportait devant Dieu comme envers ses sujets. Dans les Dépositions des quatre demoiselles de compagnie, nous trouvons ce témoignage: « Elle ne consommait aucune nourriture sans s’assurer auparavant qu’elle provenait des propriétés et des biens légitimes de son époux. Tout en s’abstenant des biens procurés de façon illicite, elle se prodiguait pour dédommager ceux qui avaient subi une violence » (nn. 25 et 37). Un véritable exemple pour tous ceux qui occupent des rôles de guide : l’exercice de l’autorité, à tous les niveaux, doit être vécu comme un service à la justice et à la charité, dans la recherche constante du bien commun »[1]Benoît XVI, audience générale, Place saint Pierre, 20 octobre 2010.

Par votre intercession, Sainte Elisabeth de Hongrie, nous vous confions toutes les lois et les idées du monde qui blessent la dignité que Dieu nous a donnée (Avortement, GPA, euthanasie, etc.).

Je vous salue Marie ×3

 

Frères et sœurs dans le Christ


« Chers frères et sœurs, dans la figure de sainte Elisabeth, nous voyons que la foi et l’amitié avec le Christ créent le sens de la justice, de l’égalité entre tous, des droits des autres et créent l’amour, la charité. Et de cette charité naît aussi l’espérance, la certitude que nous sommes aimés par le Christ et que l’amour du Christ nous attend et ainsi nous rend capables d’imiter le Christ et de voir le Christ dans les autres. Sainte Elisabeth nous invite à redécouvrir le Christ, à l’aimer, à avoir la foi et trouver ainsi la vraie justice et l’amour, ainsi que la joie d’être un jour plongés dans l’amour divin, dans la joie de l’éternité avec Dieu, Merci »[1]Benoît XVI, audience générale, Place saint Pierre, 20 octobre 2010

Par votre intercession, Sainte Elisabeth de Hongrie , je confie au Seigneur les intentions de chacun des membres de notre groupe de prière.

Je vous salue Marie ×3

Prière à Notre Dame

Prière du Père Léonce de Grandmaison


Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un coeur d’enfant,
pur et transparent comme une source ;
Obtenez-moi un coeur simple, qui ne savoure pas les tristesses,
Un coeur magnifique à se donner, tendre à la compassion,
un coeur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un coeur doux et humble, aimant sans demander de retour,
joyeux de s’effacer dans un autre Coeur, devant votre divin Fils.
Un coeur grand et indomptable,
qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse,
Un coeur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ,
blessé de son Amour, et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel.
Amen