Saint André (1er siècle)

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Apôtre, l’un des douze,
Commémoré le 30 novembre

 

« En l’an 62 ap. J.-C., l’apôtre Saint André quitte cette terre, crucifié, comme Jésus-Christ son Seigneur et maître. Nous connaissons bien le symbole de sa mort: la “croix de Saint André”, en X. Le drapeau écossais rappelle que le pays a choisi ce martyr comme saint patron. Nous rencontrons ce symbole, même très naturellement dans notre quotidien – aux passages à niveau. Qui est donc cet homme dont la croix nous rappelle le martyr ?

André est né à Bethsaide, en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Il est pêcheur, comme son frère Simon. Ils vivaient- sûrement une vie paisible, en harmonie avec Dieu et heureux de leur travail. C´est Jean le Baptiste qui bouleverse en premier le calme de la Galilée de l´an 30. Il appelle au baptême de pénitence. André, assoiffé de Dieu, avait entendu la prédication de Jean. Sans doute avait-il reçu le baptême et était-il devenu l´un de ses disciples. Entendant la voix désigner Jésus: “Voici l´agneau de Dieu”, André suivit son Seigneur, pour ne plus le quitter.

Selon les Évangiles, Saint André est le premier disciple appelé par Jésus sur les rives du Jourdain. Il revêt également un rôle important d’intermédiaire: il conduit son frère Simon à Jésus qui le nommera Pierre, la pierre sur laquelle Jésus fondera son Église. André amène aussi le jeune garçon qui porte les cinq pains et les deux poissons et dont Jésus se sert pour nourrir la foule. Apôtre, il répandra la Bonne Nouvelle parmi les païens et jusqu’en Grèce – grâce à lui une foule innombrable se convertira à Jésus-Christ.

Saint André se distingue par la grande solidité de sa foi et par sa confiance. Lorsqu’il travaille avec Simon au bord du lac de Tibériade, Jésus les appelle à quitter leurs filets: “Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes.” La réponse des deux frères est spontanée et totale : ils choisissent le Seigneur Jésus comme leur maître et abandonnent tous leurs biens pour le suivre. Ils renoncent au désir de posséder. Ils sont les premiers à suivre Jésus avec une confiance absolue, sans même l´avoir vu accomplir un miracle ni avoir entendu aucune promesse.

A l’occasion de la fête de Saint André, le 30 Novembre 2009, Benoît XVI a adressé un message au Patriarche œcuménique de Constantinople. Le Saint-Père a rappelé que la commémoration de Saint André, patron de ce patriarcat, “doit encourager tous les chrétiens à répondre aux grands enjeux du moment, aux problèmes de plus en plus complexes qui se posent à la chrétienté”
Chrétien de la première heure, la personne de Saint André représente un fort symbole de l’Eglise-mère en Terre Sainte et un modèle pour les chrétiens d’orient dont la foi et la pratique religieuse sont aujourd’hui soumises à de multiples défis. Mais le saint apôtre donne également à chacun de nous l’exemple d’une vie donnée par amour du Christ.

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et d’autres peuples jusqu’à Patras en Grèce. Fervent prédicateur de la Bonne Nouvelle de la résurrection de son Seigneur, il convertit une multitude de païens à la foi chrétienne, par sa parole et par ses miracles.

Poursuivi par le proconsul Egee et menacé du supplice de la croix il s’exclama: “si je craignais ce supplice, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix”. Une foule de chrétiens vint à sa défense mais André se montre calme et les encouragea à la résignation. D’aussi loin qu’il aperçut la croix il s’écria d’une voix forte: “Je vous salue ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur. O bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que pour vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m’a sauvé”.

Lié à une croix en X, appelée depuis croix de Saint André, il exhortait les fidèles et prêchait aux païens, attendrit eux-mêmes. Selon la tradition, il rendit son âme inondé d’une lumière céleste »[i]Site des Légionnaires du Christ.